Libération, le Monde, le New Yorker, le New York Times, le Figaro, internet racontent Peter Handke et Olga Tokarczuk. En Pologne, les nationalistes ont séduit le peuple par des bus dans les campagnes dit la Croix. Mmes Vestager et Malmstrom, scandinaves, femmes de pouvoir en Europe, libérales, la Vie, la Croix l'hebdo.

On parle d'une femme qui frissonne…

Et qui a même la chair de poule quand elle écoute un poète mis en musique, "ca me fait la même chose a chaque fois" dit Olga Tokarczuk en frottant son bras tandis que sur scène à Varsovie, on récite "les steppes d'Akerman" de Adam Mickiewicz; elle est Olga Tokarczuk nouvelle prix Nobel de littérature, il fut Mickiewicz le grand poète national polonais, la scène a été racontée dans le New Yorker en juillet dernier mais d'un clic sur le site, vous lirez en anglais ce trésor de portrait sur une femme qui reconstitue des passés dévastés,  si elle frissonne Olga, ce n'est pas de nationalisme mais de l'immensité de ses cultures car les steppes d'Ackerman parlent des paysages de Crimée,  en Ukraine et sur scène la langue polonaise et la langue ukrainienne s'entremêlent, "on ne peut pas nous séparer" dit Olga, gardienne de toutes les vérités. Elle a passé sept ans à se documenter afin que tout soit juste dans son dernier roman, elle apprit aussi l'hébreu pour ce livre, Le Monde était allé la voir  quand elle mémorisait les caractères hébraïques sur des post-it collés sur son réfrigérateur...  "Les livres de Jakob"  la vie d'un homme juif qui voulut être le messie dans la Pologne du XVIIIe siècle; la narratrice en est une vieille femme transfigurée de vision, «Dorénavant, il en sera ainsi : Ienta verra tout.» Ienta vieille «sauvage», «avec ses robes étranges et ses poils au menton» rappelle Libération ce matin... Ienta comme un double de l'écrivaine qui porte des dreadlocks et aime à raconter que des tribus païennes portaient les mêmes tresses dans la Pologne d'avant le christianisme, elles étaient ces tresses signe d'une folie créatrice dit Libération. « Le roman a le pouvoir d’amener le lecteur à une sorte de transe" a dit  au Monde Olga Tokarczuk, dont un autre ouvrage, le Figaro s'en souvient, "les Pérégrins" rappelait d'une secte ancienne qui professait que, pour échapper à l’Antéchrist, il fallait laisser tout ce qu’on possède, et ne jamais s’arrêter, sous peine d’être pétrifié: «Bouge, allez, bouge! Béni soit celui qui marche.»

Et bénis soient nos journaux qui ne remplacent pas la lecture des romans de la dame mais par leur richesse en donnent le gout, lisez les journaux et osez vous servir d'internet pour ce qu'il offre de meilleur, la profondeur, les écrits qui nous reviennent.

Cela vaut  aussi pour l'autre prix Nobel couronné hier, qui marche dans les bois de Ville d'Avray Peter Handke, qui disait à l'Obs en 2014, qu'il est bon de se perdre une heure par jour et qui s'est perdu en politique en aimant les sSerbes... Oui mais il ya plus de 40 ans, le new york times le comparait à Kafka et au prix Nobel Heinrich Böll, il a le Nobel, et c'est pure évidence.

Vous lirez aussi dans l'Obs comment Handke injuriait son Autriche natale quand elle se donnait à l'extrême droite, et dans le New Yorker comment Olga Tokarczuk, incarne une identité ouverte, et s'oppose aux nationalistes qui la menacèrent un moment pour avoir médit des mythes de son pays...

Et l'on parle beaucoup de la Pologne...

Et  les Echos magazine décrivent un pays schizophrénie, à la fois dopé par l'europe et animé de start-ups joyeuses mais en même temps minée de débats rétrogrades et gouvernée par une droite nationaliste qui vitupère Bruxelles qui voudrait lui imposer une justice libre et les droits de femmes... Oui mais la Croix est allée dans les campagnes polonaises qui s'apprêtent à revoter pour les nationalistes au pouvoir, et savez vous pourquoi: on installe des bus à la campagne, qui permettent aux villageois jadis isolés d'aller à Lodz ou Cracovie, qui s'intéresse aux libertés et aux juges? L'europe justement et une femme d'Etat qui dit ceci, dans l'hebdomadaire la Vie.  "En Pologne et en Hongrie, l'état de droit n'est pas considéré comme une valeur universelle. Si ces pays demandaient à entrer dans l'Union aujourd'hui, ils ne seraient pas acceptés." Ainsi parle Cecilia Malmstrom, commissaire européen sortante chargée de la concurrence, qui montre que les libéraux culturels ne sont pas mous, elle défend l'immigration au nom  de la démographie et revendique le libre échange, "Sans le libéralisme, nous ne pourrons jamais sauver la planète !". Dans "la Croix l'hebdo" parle d'une autre grande femme de la Commission européenne, dont elle devient vice présidente, Marghrete Vestager, chargée de la concurrence, qui a mis à l'amende, pour des milliards, les géants des Gafa, pourquoi aurait-elle peur, cette femme qui croit en Dieu, qui représente 500 millions d'européens, qui n'est jamais allée au forum de Davos pour be pas croiser les puissants sur lesquels ses services enquêtent...

Elles tranchent, ces deux scandinaves sures d'elles-même, du libéralisme et de l'europe, avec les affres françaises où nous plongent le camouflet infligé à Madame Goulard, "Crise ouverte au coeur de l'europe" titrent les Echos. Mme Vestager sur son bureau a gardé le moulage d'une main faisant le doigt d'honneur, pour se souvenir qu'il y aura toujours des gens qui ne sont pas d'accord, la crise dit-elle fait partie de la vie et aussi le compromis, et pour se détendre, elle fait, sans se fâcher du tricot.

Et on parle de tricot ce matin!

Mis à l'honneur dans un bel hebdomadaire d'Ardèche, le réveil du Vivarais, qui célèbre le retour de la couture et donc du tricotage, et qui est allé, dans les clubs du troisième âge, interroger nos grand mères sur leurs truc, précieux, pratiques conseils de vie. Exemple.

Pour que l’eau bouillante ne déborde pas de partout, en cours de cuisson, poser une cuillère en bois au-dessus de la casserole. Pour éviter les odeurs de chou fleur, faites le cuire avec au fond de la casserole un peu de pain rassis. Si vos, enfants ont des poux, écrasez une  dizaine de gousses d’ail, s puis mélanger les avec trois cuillères à café de jus de citron. Appliquez sur les cheveux et laissez agir pendant 30 minutes.

Sagesse et force de vie. Dans la Charente libre voici Anne Galais qui élève des bovins et qui dut abattre tout son troupeau, 357 animaux atteints de tuberculose bovine, pour faire le deuil elle a écrit un roman, «Les Vaches aiment le yaourt».  Car oui les vaches aiment le yaourt, cela soigne leur flore intestinale, on la voit nourrissant une vache rousse à la cuillère... Elle ne cède rien, elle marche.  Grégoire Deniau dont nous parle Ouest-France, élève des vaches Salers dans le Loir-et-Cher où il se ressource, entre deux grands reportage dans une guerre ou un trafic de cocaïne... Viticulteur aussi, il se remet du monde en buvant un verre de son vin à l'abri d’u vieux chêne de 450 ans. A la santé du confrère!

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