Est-ce que vous êtes hétérosexuel ou homosexuel ? C’est inscrit sur votre visage.

Un logiciel de reconnaissance faciale serait capable d'analyser votre orientation sexuelle
Un logiciel de reconnaissance faciale serait capable d'analyser votre orientation sexuelle © Getty / John Lamb

C’est en tous cas ce que des chercheurs de Stanford en Californie prétendent démontrer.

C’est raconté sur le site internet Usbek et Rica - Usbek et Rica sont les deux héros des lettres persanes de Montesquieu - un journal et un site qui explorent l’étrangeté de notre nouveau monde.

Ce gaydar, comprenez radar à personnes gay est né de l’intelligence artificielle. Des chercheurs qui ont scanné plus de 35000 portraits d’hommes et de femmes choisis sur un site de rencontres et qui ont analysé ces visage avec des logiciels neuronaux. Dans 80% des cas –environ- l’algorithme a eu juste.

Et les savants en tirent des conclusions :

Les homosexuel(les) présentent des « traits et expressions atypiques par rapport à leur genre ». Les hommes homosexuels « ont des mâchoires plus étroites, des nez plus longs et des fronts plus larges » que les hétérosexuels...

Cela contribuerait à prouver que l’orientation sexuelle découle de l’exposition à certaines hormones avant la naissance.

On pose cela avec un vertige. C’est à lire sur/dans Usbek et Rica, également dans Slate, et si vous lisez l’anglais, sur les sites de The Economist et du Guardian.

Il n’y a pas que cela dans l’intelligence artificielle. Le Figaro raconte dans ses pages santé que l’on pourra dépister un cancer du pancréas simplement par un selfie en se prenant en photo. Une application saura décrypter le jaune de votre pupille, ce sont d’autres chercheurs américains qui y travaillent. On reste saisi.

Dans les journaux, les suites du cyclone Irma

La Croix nous donne en consolation le père Freddy Hessou. Un prêtre béninois qui exerce au Quebec et qui a pris un avion pour Saint-Marin la veille du cyclone : « Je ne voulais pas laisser le peuple de Dieu tout seul », dit-il à La Croix et le drame a éprouvé sa foi en l’homme.

« Irma m’a terrorisé mais l’ouragan m’a moins touché que ce qu’on fait les hommes ensuite ». Il parle également des pillages « mais il a vu aussi des pillards distribuer ce qui restait dans les magasins à leurs voisins. »

Le Figaro est moins amène. Il titre ses pages intérieures sur les forces d’élite du général Decoux : GIGN Légion Parachutistes qui affrontent les pillards dans une île qui était une zone de non-droits avant « une plaque tournante du trafic de drogue » infestées par des gangs dit le journal.

Cela donne une ambiance de sauvagerie qui se greffe sur la polémique et la compassion.

Libération interroge un garagiste, Nicolas Dubern :

Il n’y a pas eu de pillages dans mon quartier. De toute façon, on a fait une réunion entre voisins pour se préparer au cas où. Ceux qui voudraient cambrioler seraient bien reçus : on est tous armés jusqu’aux dents.

C’est vers cet abandon que doit voler le président Macron.

Les journaux anticipent les manifestations de demain contre les ordonnances

Et les opposants se chauffent autour d’un mot « fainéant », prononcé vendredi par Emmanuel Macron en Grèce. Macron, c’est « un sommet de morgue de mépris de classe et de provocation, les cimes d’une très haute vulgarité » dit L’humanité qui espère l’explosion de colère.

Libération se veut concret et caustique, « vis ma vie de fainéant » titre le journal. Et il conte l’histoire d’un salarié après l’adoption du nouveau code du travail :

« Dominique est chanceux. A 28 ans, il vient de décrocher un CDD dans la PME située à deux pas de chez lui. Un CDD… de cinq ans »

Et au fil du papier, Dominique se fera sucrer son 13e mois, raboter son salaire, « c’est Philippe, le délégué du personnel, proche du patron c’est vrai, qui a négocié l’accord de productivité » avant d’être viré sans motif en touchant simplement trois mois d’indemnités. Elles sont plafonnées.

En face, chez ceux qui espèrent que la réforme ira au bout :

On conjure. Les échos titrent sur « la désunion syndicale », mais redoutent l’effet du petit mot, fainéants. Pas un mot sur les ordonnances en une du figaro, et un tout petit article inquiet en pages économiques sur la CGT qui mobilise. Aussi une tribune d’un journaliste suisse de La Tribune de Genève. Nos voisins veulent que nous réformions !

On retient son souffle. Et cela va au-delà des ordonnances.

Il y a une atmosphère d’orages annoncés dans les journaux. Un bon rappel de la crise de l’agriculture dans le Figaro. Les éleveurs qui travaillent à perte.

Les échos annoncent un conflit majeur au printemps à la SNCF. Quand viendra la loi d’orientation mobilité. Et Le Parisien en rajoute : la SNCF veut raboter les avantages des cheminots : les billets gratuits dont les employés de la SNCF ne pourraient plus faire bénéficier leurs parents ou leurs grand parents.

Et toujours dans le Parisien, une double page sur la rentrée universitaire. Où l’on parle de dénuement et de colère dans des amphis bondés, où il faut s’accrocher, « ne parlez pas à votre voisin, il ne sera plus là dans une semaine » dit un prof. Pauline, étudiante en droit, témoigne :

Tout est fait pour nous dégoûter et ça marche.

Le Parisien nous dit que les jeunes macroniens vont tracter dans les universités pour parler à la jeunesse. Il faudra au moins ça.

Enfin, la Catalogne est dans la presse

C’est aujourd’hui la Diada, la fête nationale catalane, qui commémore une défaite. Rappel de la Croix : la chute de Barcelone le 11 septembre 1714 qui mit fin à l’indépendance catalane.

Le gouvernement catalan veut organiser un référendum sur l’indépendance, le 1er octobre. Le gouvernement espagnol considère qu’il est illégal. Ce conflit est bien raconté dans le Figaro, la Croix, le NY Times.

Et il est très bien raconté, en voisin, dans L’indépendant, le journal de Perpignan. On y découvre le conflit d’allégeance des mossos d’esquadra, les policiers catalans... On raconte notamment l’engagement pour l’indépendance catalane du prix nobel de la paix 2015, le militant des droits de l’homme tunisien Ahmed Galai. Comme le dit un vers tunisien : "Lorsque le peuple un jour veut la vie, force est au destin de répondre".

Et si on parle d’Espagne, lisez dans l’Equipe le portrait d’un homme qui veut la guerre dans le football : Javier Tebas, président de la ligue espagnole : c’est lui qui veut poursuivre le Paris St Germain jusque devant les tribunaux pour non-respect des règles financières. Tebas, voilà l’ennemi du destin parisien ?

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