C'est un coup de pied donné par le Premier ministre dans la porte entr'ouverte par sa collègue de la Santé sur les salles pour s'injecter de la drogue... "Polémique", titre Le Parisien-Aujourd'hui en France, avec une majorité divisée et un débat pas encore enterré. Les salles de shoot sont des centres de consommation supervisés de drogue. France-Soir explique que ça n'est pas un endroit où l'on trouve de la drogue, mais il est possible de se faire une injection avec un contrôle médical et social. Ca existe déjà dans huit pays européens. Paris, Marseille, Bordeaux et Lille ont fait savoir qu'elles étaient intéressées. Le débat a été amorcé le mois dernier. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot propose une mise en place expérimentale. C'était au moment du Sommet mondial sur le SIDA, après la publication d'une étude de l'INSERM, qui s'inquiétait de la propagation de l'hépatite C chez les toxicomanes. Mais, depuis, le climat s'est rafraîchi. Le président de la Mission interministérielle de lutte contre la toxicomanie a senti tourner le vent sécuritaire... "Il a donné le premier coup", estime Mathieu Ecoiffier dans Libération, pour dézinguer l'expérimentation sanitaire de Bachelot. Les salles pour toxicos shootées hors du débat, en quelque sorte victimes collatérales de l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy". Pour Xavier Bertrand, cité par Le Figaro, ce serait un très mauvais signal envoyé à la population. "L'objectif du gouvernement est de casser la dépendance, et non de l'accompagner"... ce que regrette en creux le président de l'Association nationale des intervenants en toxicomanie, interrogé par Le Parisien. Jean-Pierre Couteron estime que "c'est une réponse pragmatique à un problème qui existe déjà". (Mickaël Thébault : « La fin d'un ultimatum aujourd'hui, mais pas forcément la fin du bras-de-fer, Etienne »)... C'est la guerre du lait... Les producteurs espèrent ramener les industriels à la table des négociations, mais personne n'ose prédire le résultat. Le Parisien-Aujourd'hui en France écrit que le mouvement coopératif est prêt à discuter avec les producteurs de lait, mais pas les entreprises privées, qui renvoient le rendez-vous au mois de septembre. C'est devenu un marronnier pour Julia Pascual, qui signe un article très complet dans Libération. La France resterait le pays le plus cher d'Europe pour la brique de lait, d'après la Fédération nationale des industriels. Mais les agriculteurs produisent à perte et réclament donc un meilleur prix. D'où la question de la taille des exploitations, posée par les transformateurs qui parlent "compétitivité". Illustration dans le journal Le Monde, avec la ferme de Christophe Lefranc, à Equilly, dans la Manche... 1.000 € par mois pour 170 heures de travail par semaine. Un mot pour résumer sa situation : "désolation". "Si le prix du lait ne remonte pas, dit l'agriculteur, il faudra travailler sans rémunération ou vendre du bétail". "Si aucun accord n'est trouvé, l'Etat fixera lui-même les modalités des contrats" : promesse faite par le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire dans les pages de Ouest-France. Les contrats, ce sont des accords pluri-annuels, qui devraient être imposés l'an prochain. "Il faut sortir de cette situation ubuesque", dit Bruno Le Maire, qui promet à la rentrée un plan de développement, avec plusieurs dizaines de millions d'euros. (MT : « Direction Lomé, au Togo, maintenant »)... Avec un accrochage entre un journaliste et un militaire qui fleure bon la Françafrique... Le journaliste s'appelle Didier Ledoux. Il est reporter au journal Liberté. Et mardi, il était en train de couvrir une manifestation près du congrès du principal parti de l'opposition. Le militaire est un officier français qui n'a pas apprécié d'être pris en photo à cette occasion. Et la scène est filmée... (extrait sonore) La vidéo est visible sur le site Internet Rue89, mais aussi sur le site du Nouvel Obs et de 20 Minutes. Le militaire est donc conseiller du chef d'état-major de l'Armée de terre. Et sa menace est donc d'appeler le régiment des commandos de la garde présidentielle. Sur son site Internet, le journal togolais Liberté s'indigne du comportement et de l'autoritarisme du militaire, qui agit comme en territoire conquis. Sur le site de 20 Minutes, le porte-parole du ministère français de la Défense dénonce ce comportement. Il précise que ce militaire est détaché auprès de l'armée togolaise, que sa voiture avait reçu des projectiles au passage de la manifestation. Mais le comportement est inexcusable et il ferait bien de présenter des excuses au journaliste local... qui a quand même dû, devant les menaces, enlever les photos du militaire de son appareil. (MT : « Questions autour de Michel Germaneau, l'otage français exécuté par Al Qaïda »)... Elles sont posées par Libération, dans une double page. Le quotidien dresse le portrait de cet ancien ingénieur électronicien de 78 ans, reconverti dans l'humanitaire à dimension familiale... Thomas Hofnung s'interroge aussi sur l'évaluation des risques par Michel Germaneau. Son projet humanitaire au Niger est localisé dans le couloir de passage des trafiquants de drogue, d'après un responsable associatif. "Il s'est jeté dans la gueule du loup", dit un dirigeant rebelle en exil à Paris. Il était dans une zone considérée comme l'une des plus dangereuses du Sahel. On ne sait toujours pas quand et comment il est mort. Mais le journaliste pense que la libération de l'autre otage Pierre Camatte avait fermé les portes d'une négociation avec échange de prisonniers. Conclusion de Thomas Hofnung : Paris n'avait sans doute pas d'autre choix que de tenter une opération pour tenter de libérer un otage peut-être mort depuis plusieurs semaines. On savait que ce n'était pas la gestion la plus rigoureuse, mais c'est mieux en le disant… (MT : « Il s'agit des scellés du monde judiciaire saisis dans les petites ou les grandes affaires »)... Le Point révèle aujourd'hui le contenu d'un rapport de l'Inspection générale des services judiciaires... "Les scellés sont gérés comme on met au rebut un bric-à-brac dont on ne veut ni se préoccuper ni se séparer", estiment les enquêteurs de la justice. "Les juridictions ne sont pas en mesure de connaître leurs stocks. Certaines d'entre elles les gèrent au moyen de liasses en papier. Sur dix juridictions visitées, une seule gère ses scellés de façon satisfaisante". Il y a pourtant près de 4 millions de scellés en France. Ca va de la drogue en passant par les armes, les voitures, les bateaux, les bouts d'avion. Et dans leur article, Denis Demonpion et Alix Ratouis citent une série de disparitions mystérieuses. C'est plutôt la drogue et l'argent qui disparaissent dans ces cas-là. (MT : « Et puis les vrais-faux amis sur Internet »)... Le Figaro s'intéresse aux avis qui sont donnés sur les hôtels ou les lieux de vacances... D'après le quotidien, 91% des Français ont utilisé la Toile l'an passé comme source d'information avant de se rendre dans une agence de voyages. "Les avis sur Internet, écrit Raphaël Roux, dépassent les campagnes publicitaires traditionnelles. Les internautes font plus confiance à un avis pioché sur ordinateur". Et certains se seraient donc spécialisés. Ils avanceraient masqués pour promouvoir un produit touristique ou démolir celui du concurrent. En Angleterre, des agences se sont même montées pour diffuser ces faux avis. Ca s'appelle le "fake review firm". Mais ça n'inquiète pas tout le monde... Le Figaro cite un chargé de communication d'une agence financée par le Conseil régional Midi-Pyrénées. Pour lui, le Web s'auto-régule et repère ce genre de faussaires. C'est d'ailleurs pris en compte maintenant par le Code de la consommation, qui sanctionne le fait de ne pas afficher ses intentions commerciales dans un commentaire sur Internet. Mais le gendarme de la consommation n'a pas encore enclenché de procédure, contrairement à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

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