A quoi pense le président, quand tout paraît glisser, tomber, se dérober ? Quand rien de ce qu'on fait semble marcher ? Selon Solenn de Royer du LE FIGARO, François Hollande aurait sans doute préféré souffler ses bougies aujourd'hui, dans un contexte plus riant. Mais force est de constater qu'il va fêter ses 60 ans dans la grisaille politique.Oh... Il y a sûrement des cadeaux qu'il aurait aimé recevoir : "Une croissance durable, une courbe du chômage inversée, un pacte de responsabilité finalisé, une réforme territoriale réussie." LA DéPÊCHE DU MIDI dresse la liste.LES ECHOS a la sienne. Les radars routiers rapportent moins. On réclame plus souvent des délais pour payer l'impôt. Les faillites d'entreprises marquent certes le pas,mais elles ne baissent pas encore. Près de 63.000 sur un an.Dès lors... On imagine mal poursuit Christophe Bonnefoy dans LE JOURNAL DE LA HAUTE MARNE, le chef de l'Etat faire sauter les bouchons de champagne.Alain Dusart de L'EST RéPUBLICAIN voit d'ici la scène. Happy Birthday Mister Président. François se retourne. Ni Ségolène, ni Valérie, ni même Julie à l'horizon. Pas plus de cousin un peu ironique et pompette pour dire : "Dis François, 60 ans, c'est un acquis socialiste... l'âge de la retraite." Ou un tonton pour lui confirmer : "Te voici sexagénaire, pépère." Non. Hollande est aujourd'hui, un vrai sénior de Waterloo qui trinque tous les jours !Il faut dire qu'à mi-mandat, la solitude du pouvoir est extrême assure le politologue Stéphane Rozès au FIGARO.

Et pour s'en convaincre, il n'y a qu'à lire les commentaires des Français. LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE a posé la question à ses lecteurs. Que souhaitez-vous au chef de l'Etat ? Qu'il résiste aux critiques, qu'il prenne des vacances, qu'on arrête de le juger sur son apparence.Le site du POINT a proposé à ses lecteurs d'écrire un message au président. Nous publierons toutes vos contributions à condition qu'elles ne soient ni insultantes, ni dégradantes pour la personne à qui elles sont destinées peut-on lire. Heureusement que c'est dit, sinon on aurait eu des doutes. Jugez plutôt. Dégage, ce sera le Printemps français. Casse toi ! 60 ans, c'est l'âge de la retraite pour les fonctionnaires. Alors qu'il la prenne et qu'il profite de sa vie au lieu de passer son temps à nous pourrir la nôtre ! Voyez comme vous êtes gâtés, conclue l'un d'eux. Les internautes vous habillent pour plusieurs hivers.

D'autant que l'été est déjà rude. Pour s'en convaincre si ce n'est déjà fait.La Une de LIBéRATION avec ces minorités Irakiennes qui fuient pour échapper à la violence des djihadistes de l'Etat islamique. A Najaf, on découvre, l'un des plus grands cimetières du monde, où l'on enterre les victimes à la va-vite. C'est la faillite d'un Etat. Mais aussi de la communauté internationale qui par aveuglement, lâcheté ou bêtise, accumule les erreurs depuis des années au Moyen Orient écrit Alexandra Schwartzenbrod dans son édito.Dans les pages Rebonds de LIBé, le député UMP Bruno Le Maire enfonce le clou. Direction Hollande. La France a perdu sa voix. Quand comprendrons-nous que les frappes américaines visent avant tout à redorer le blason terni de Barack Obama et à protéger leurs ressortissants sur place ?Avec François Hollande, notre diplomatie est en train de perdre ce qui faisait sa force : le respect. Ne prenons pas cet été 2014, pour le dernier soubresaut de crises lointaines. Il préfigure au contraire, les dangers qui nous menacent et les défis qui nous attendent.

Car le risque qu'on oublie cette actualité "brûlante" est là. Lauren Wolfe a analysé sur SLATE le phénomène. Comment peut-on s'enflammer pour un sujet et le laisser tomber la minute d'après ? Prenons le cas de ces lycéennes nigérianes aux mains de la secte Boko Haram. On s'est indigné. On a tweeté. La communauté internationale a réagi. Et puis trois mois après ? Plus rien ou presque. Certes les médias ont leurs responsabilités. Mais ce n'est pas parce qu'il y a trop de causes et qu'elles sont trop lointaines que l'on passe de l'une à l'autre. Il y a autre chose. Pour reprendre le cas de ces lycéennes nigérianes. Phase 1 : Il y a l'évènement, traumatique. Phase 2 : On identifie les victimes, leur histoire. Pour se préoccuper d'un sujet, il faut pouvoir s'identifier dit un psychiatre. Phase 3 : On réalise qu'il n'y aura pas de fin heureuse. Alors, pour se préserver émotionnellement, les humains détournent leur attention. On est dans la phase 3 pour les lycéennes.Où en est-on pour l'Irak, Gaza et l'Ukraine ?

Il y aussi peut-être, une autre dimension à prendre en compte .Elle est décrite dans les pages Sciences du FIGARO. La fatigue favorise les faux souvenirs. On peut donc inciter les gens à se souvenir de n'importe quoi. Des chercheurs américains en psychologies ont réuni 193 personnes. 28 avaient dormi moins de 5 heures, la nuit précédente. On leur a fait remplir un questionnaire simple mais avec un élément trompeur. Il leur était demandé si après les attentats de 2001, ils avaient vu la vidéo largement diffusée du crash en Pennsylvanie. La majorité a dit oui. Or, il y a bien des vidéos de l'avion écrasé. Mais aucune du crash vu du sol. Cette expérience a un prolongement et pose la question aujourd'hui, par exemple, de la garde à vue dit une psychologue américaine. Les policiers ont tendance à jouer sur l'état de fatigue des suspect pour les faire avouer.__

Pour Robin Williams, il restera le souvenir de ses films. L'acteur américain est mort la nuit dernière en Californie. Trop tard pour la presse écrite pour l'annoncer. Les sites internet ont pris le relais. Rapport de police à l'appui, LE HUFFINGTON POST entre dans les détails de l'annonce du probable suicide de Robin Williams. Son agent assure sur Twitter qu'il luttait contre une dépression. Il met aussi en ligne la déclaration de sa femme au NEW YORK TIMES : "J'ai perdu et mon meilleur ami. Le monde perd l'un de ses artistes préférés et une magnifique personne."Le site de L'EXPRESS retrace une carrière en trois décennies par des extraits. Good Morning Vietnam, Le cercle des poètes disparus, Mrs Doubtfire et Will Hunting pour lequel il fut couronné à Hollywood.

C'était en 1998. L'émotion visible de Robin Williams quand il reçu son Oscar. Sur le site du LOS ANGELES TIMES, Kenneth Turan raconte l'ascension de Robin Williams. Ce ne fut pas une surprise. Il le lui avait dit lors de leur première rencontre en 1978 à l'issue d'un spectacle. Williams était alors inconnu. Comment allez-vous gérer votre future célébrité ? Oh non, cela n'arrivera jamais lui avait répondu Robin Williams. Mais il est devenu la coqueluche de sa ville. Il a fait des films. Je l'ai revu plus tard. Il était connu. Alors comment vous gérez ? Robin Williams avait alors pris une petite voix : Aidez-moi Ken. Robin Williams a toujours eu ce comportement de déprimés, suicidaire, qui en compagnie d'autres personnes apparaissent drôle et divertissants. Je n'ai jamais pu enlever ce moment de ma tête ce : aidez-moi Ken.
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