Ce matin, la presse s'intéresse à la popularité d'Emmanuel Macron, au "Venezuela-bashing", à la passion des politiques pour la boxe et au dernier tour de piste d'Usain Bolt...

Revue de presse du 12 août 2017 - Photo par Olivier Bénis
Revue de presse du 12 août 2017 - Photo par Olivier Bénis

Emmanuel Macron, les raisons de la chute (dans les sondages )

Cent jours après le second tour de la présidentielle, Le Figaro s'inquiète du désamour pour Emmanuel Macron : oui, les Français "désaiment" ce président qu'ils devaient pourtant tant aimer. Seuls 36 % des personnes interrogées par Ifop se disent "satisfaits", soit 10 points de moins que François Hollande à la même période, ce qui fait dire à Yves Thréard dans son éditorial que "la saison des illusions est finie". Christophe Castaner, lui, préfère parler de la fin de la "saison 1 de la série Macron, celle de la conquête, de la recompositions politique, du dépassement de la vieille politique. Arrive bientôt la saison 2, avec le vote d'un budget qui va décoiffer", nous promet-il...

Photo de la une du Figaro du 12 août 2017 - photo par Olivier Bénis
Photo de la une du Figaro du 12 août 2017 - photo par Olivier Bénis © Aucun(e)

Sauf que cette saison 1 de 100 jours n'était pas non plus très convaincante, rappelle Marcelo Wesfreid. "La nouvelle majorité, composée en large partie de néophytes, a péché par inexpérience et manque de discipline collective", explique-t-il toujours dans le Figaro. L'un d'eux raconte même : "Comme il y a beaucoup de chefs d'entreprise parmi les nouveaux députés, au début, personne ne voulait accepter de recevoir des consignes". Pire, "même l'annonce des JO à Paris ne semble pas avoir d'effet positif", assure le directeur du pôle opinion de l'Ifop.

Bref l'été est difficile pour Emmanuel Macron, dont on a souvent dit qu'il était un prodige de la politique... L'occasion de se souvenir de ce que disait Pierre Desproges à propos d'un autre prodige, Wolfgang Amadeus Mozart : "il était tellement précoce, qu'à 34 ans et demi il était déjà mort." Étonnant, non ?

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Les ministres dont on ne sait pas trop à quoi ils servent

Selon le Parisien, ils sont sept à n'avoir aucune attribution précise, un record : une ministre et six secrétaires d'État avec un titre vierge, simplement "secrétaire d'État auprès d'un ministre"... "Certains y ont vu la volonté du président de placer des hommes et des femmes de confiance", mais "pas du tout", jurent les intéressés. Selon Jean-Baptiste Lemoyne, il faut y voir "une philosophie d'avoir des secrétaires d'État généralistes". Le Parisien avance aussi une autre explication : "qui dit moins de ministères, dit périmètre d'action potentiellement plus large".

Extrait de l'article sur les ministres dans Le Parisien - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur les ministres dans Le Parisien - photo par Olivier Bénis © Aucun(e)

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, estime que le ministère "est tellement grand qu'on n'est pas trop de deux." Elle a d'ailleurs très vite été "amenée à s'occuper du dossier particulier des migrants". Idem au ministère de la Transition écologique, où Nicolas Hulot est assisté de deux secrétaires d'État, Sébastien Lecornu et Brune Poirson, qui assurent avoir des profils complémentaires : elle spécialisée sur les questions internationales, et lui sur les questions territoriales... En attendant de voir si les deux seront toujours compatibles.

Le regard complexe de la gauche française sur le Venezuela

Libération en fait l'analyse et décrypte surtout l'embarras dans lequel les opposants de La France Insoumise tentent de plonger le mouvement, en pleine crise vénézuélienne. Lilian Alemagna explique en quoi le régime de Nicolas Maduro mais surtout, avant lui, celui d'Hugo Chavez est une "source d'inspiration complexe" pour les partisans de Jean-Luc Mélenchon, et une "source de rudes débats au sein de la gauche anticapitaliste française". Le problème, c'est que c'est un excellent outil de "bashing" comme le dit le leader de la France Insoumise lui-même.

Extrait de l'article sur la gauche et le Venezuela dans Libération - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur la gauche et le Venezuela dans Libération - photo par Olivier Bénis © Aucun(e)

Pour l'altermondialiste Christophe Aguiton, "le Venezuela est, pour les adversaires de Jean-Luc Mélenchon, un bon moyen de lui accrocher quelques casseroles. Il faut faire les deux à la fois : critiquer l'interventionnisme américain, mais dire aussi que ce que fait Maduro n'est pas acceptable". Une idée reprise par le chercheur Christophe Ventura : "La question du chavisme n'est jamais neutre lorsqu'elle est traitée dans les médias. C'est fait pour disqualifier ce que vous êtes, pour mettre en échec toute autre idée de progrès social et démocratique". Bref, résume la députée Clémentine Autain, "On attend de nous une délégitimation totale de Maduro, de Chavez, et derrière cela, de toutes les expériences sociales en Amérique du Sud". Avec derrière une seule crainte, résumée ainsi par Libé : "émettre aujourd'hui un doute public sur Maduro, ce serait concéder aux adversaires une part de terrain idéologique, et favoriser ensuite l'offensive pour tailler en pièces le programme entier de la France insoumise".

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La passion récente des politiques pour la boxe

On parle bien du sport, pas du débat politique en général... Depuis quelques années, nous explique Laure Bretton, "les hautes sphères du pouvoir s'y convertissent" :Edouard Philippe boxe, tout comme Valérie Pécresse, Manuel Valls, Laurence Parisot, et une tripotée de conseillers de l'exécutif, nous dit-on. Alors certes, on est "plus proche d'un Gentleman Jim que de Rocky Balboa, mais les messages sont limpides : bien dans sa peau, bien dans sa tête, prêt au combat"...

Extrait de l'article sur les politiques boxeurs dans Libération - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur les politiques boxeurs dans Libération - photo par Olivier Bénis © Aucun(e)

André Zeitoun, coach en boxe thai depuis plus de trente ans, y voit une volonté de "revenir à la réalité. On se frotte aux autres."Mais aussi une recherche d'un côté "dominant/dominé" qu'offre la boxe."Sans oublier un fort coefficient d'encanaillement", taquine la journaliste. "La boxe a un parfum de voyous, très enivrant pour des politiques corsetés toute la journée". Mais promis, tout ça sans animosité... Même si, quand on lui parle du sac de frappe installé dans la salle de sport de Matignon par Manuel Valls, et repris aujourd'hui par Edouard Philippe, son conseiller Gilles Boyer se marre : "on ne vous dira pas quelle photo il a collé dessus".

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Un document relance le drame shakespearien de la FIFA

Le Monde reprend une information du Spiegel, l'hebdomadaire allemand, qui révèle un document assez croustillant autour du FIFAgate. En 2015, plusieurs hauts responsables signaient une proposition de contrat du cabinet d'avocats californiens Quienn Emanuel, prévoyant la défense des intérêts de la FIFA contre le département d'État de la justice américaine. Sauf que la Fédération n'a pas eu affaire à cette juridiction avant le 27 mai 2015 et le gros coup de filet contre plusieurs dignitaires à Zurich, entraînant la chute de Sepp Blatter. Autrement dit, plusieurs dirigeants aurait eu vent de ce coup de filet 142 jours avant qu'il ait lieu, à la grande surprise du patron de l'époque, qui dénonce aujourd'hui "un complot interne" contre lui. Sepp Blatter ne compte pas se laisser faire, il l'explique au Monde : "Je me rappelle d'une belle histoire française qui s'appelait "Le Dîner de cons". Moi, on m'a considéré comme un con, mais dans l'histoire c'est le con qui a finalement gagné".

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La Foudre s'arrête un instant dans L'Équipe

C'est évidemment l'un des surnoms d'Usain Bolt, futur retraité de l'athlé après une dernière course aujourd'hui... "J'ai la chance de pouvoir dire que c'est moi l'humain le plus rapide sur Terre", raconte le plus célèbre des Jamaïcains derrière Bob Marley, celui qui déteste plus la défaite qu'il n'aime la victoire. Et qui assure que ce qu'il gardera en héritage, ce ne sont pas les records, puisqu'il y a "toujours quelqu'un pour faire mieux que ce qui se faisait", mais les médailles : "Les records viennent derrière, ils ne sont qu'une conséquence pour aller chercher les médailles". Usain Bolt raconte aussi comment l'ambiance a changé dans les couloirs, en partie sous son influence. "Quand je suis arrivé dans l'athlétisme, l'ambiance du sprint était tendue. Aujourd'hui, les gens apprécient de voir des gars relax, qui s'éclatent sur la piste, des rires, une énergie positive". Rien à voir avec ses premières années, quand Justin Gatlin crachait dans son couloir avant le début de la course, au grand désarroi de Bolt qui répondait en haussant les épaules.

Extrait de l'interview d'Usain Bolt dans L'Équipe - phtoo par Olivier Bénis
Extrait de l'interview d'Usain Bolt dans L'Équipe - phtoo par Olivier Bénis © Aucun(e)

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L'étrange maladie collective des diplomates américains

L'histoire ressemble à un scénario d'album de Tintin : des diplomates américains et canadiens en poste à Cuba tombent mystérieusement malades, au point de justifier leur rapatriement en toute discrétion. Le département d'État américain ne l'a révélé que cette semaine mais cela fait des mois que ça dure... On ne sait rien sur le mal qui les touche, la porte-parole se contentant de parler d'une "série de troubles physiques". Certains évoquent une arme acoustique utilisant des ultrasons... Le gouvernement canadien parle même d'une perte d'audition d'un des diplomates concernés... Pendant que le pouvoir cubain se couvre en assurant que "Cuba ne tolérera jamais que son territoire soit utilisé pour toute action visant des diplomates". Bref le mystère reste entier, mais c'est à se demander si Rascar Capac n'aurait pas emménagé à La Havane...

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