Des tours d'observation, un système de détection d'explosifs et de caméras de surveillance, huit entrées principales, 300 kilomètres de long, bienvenue à Bagdad ! Dossier à lire ce matin dans Ouest France sur le lent retour à la vie dans les villes d'Irak, un an et demi après la victoire sur le groupe Etat islamique

Coupée des faubourgs où Daesh a encore des ramifications, Bagdad revit.  Après trois années de travaux, le mur est opérationnel. Le résultat, écrit Anne-Sophie Le Mauff, correspondante de Ouest France, c'est un net recul de l'émigration, une ville qui construit à tour de bras... et un boom des restaurants. Anas Al-Sarraf, "le" critique gastronomique de Bagdad, explique : "ici, chaque famille dépense plus de 20% de ses revenus dans les restaurants. C'est parce que les gens manquent d'espaces verts, de maisons suffisamment grandes et d'électricité pour se relaxer, et ainsi, briser la routine..."   En moyenne, un nouveau restaurant ouvre ses portes chaque jour à Bagdad. 

A la une de la presse également ce matin : la fièvre complotiste qui s'empare de l'Amérique  

Samedi matin, dans sa cellule du centre correctionnel de Manhattan, Jeffrey Epstein est retrouvé mort.  Le milliardaire new-yorkais, inculpé pour exploitation sexuelle de mineurs, venait tout juste d'apprendre que le tribunal publiait un dossier à charge : des centaines de pages dévoilant ses pratiques prédatrices, à l'encontre de jeunes filles âgées parfois de 12 à 14 ans...   Jeffrey Epstein ne sera donc jamais jugé. Et cela pose, disent en chœur les quotidiens ce matin, des tas de questions.   La première, posée par le Figaro : pourquoi, après une première tentative de suicide du milliardaire,  la surveillance renforcée dont il faisait l'objet a-t-elle été levée ?  Autre question : à qui profite cette mort ? Posée par Libération, qui titre : l'Amérique face à son démon. "Le financier américain, écrit Alexandra Schwartzbrod, était devenu un bâton de dynamite pour de nombreux puissants à travers la planète. Il ne faudrait pas que les dossiers contenant les noms des clients soient égarés ou malencontreusement brûlé dans un incendie." Entre ses liens avec Donald Trump, Bill Clinton ou le prince Andrew, l'affaire est sulfureuse, reconnaît l'Union. Mais de là à l'assassiner dans sa cellule, le scénario est tentant, mais un peu simpliste.

A la une des Echos, ce matin, une silhouette : celle de Jeff Bezos, le patron d'Amazon  

Premier volet aujourd'hui d'une série du quotidien consacrée au fondateur de ce qui est devenu un empire, fondé il y a 25 ans, "qui défie les Etats, écrit Nicolas Barré, et bien, au-delà, transforme la société"...   Où l'on peut lire les leçons de leadership du fondateur d'Amazon pour lutter contre la bureaucratie. En interne, on les appelle les "Jeffismes" et autant vous dire que ces principes sont appliqués à la lettre. D'abord, l'obsession du client : il est roi -et d'ailleurs, en réunion, une chaise vide est là pour ne pas l'oublier. Une devise, ensuite : c'est toujours le premier jour : les têtes chercheuses doivent constamment savoir se renouveler. Et puis, il y a cette savoureuse formule, celle de la two pizzas team : un des jeffismes les plus célèbres. Si deux pizzas ne suffisent pas à nourrir une équipe, c'est que cette équipe est trop grosse. Pour fluidifier les rapports, mieux communiquer, il ne faut pas dépasser 6 à 10 personnes. Un mode de fonctionnement parfois troublant, résume une salariée : "Amazon est un mélange étrange de start-up qui essaie de devenir un grand groupe, et d'entreprise qui essaie de rester une star-up."  Et puis, il y a cette obsession du contrôle des coûts : aucune dépense n'est mineure pour Jeff Bezos, comme en 2009, lorsqu'il annonce, fièrement, avoir fait retirer les ampoules des distributeurs de snacks dans les entrepôts pour économiser...  quelques milliers de dollars par an !!

Il y a 20 ans, c'est à un autre symbole américain que s'attaquait la Confédération paysanne  

12 août 1999 : démontage du Mac Do de Millau, sur lequel vos quotidiens reviennent ce matin. Ce jour-là, trois cents éleveurs démontaient un restaurant de l'enseigne pour dénoncer les mesures de l'Organisation Mondiale du Commerce. Episode resté symbolique de la lutte contre la viande aux hormones. Une lutte toujours d'actualité, écrit ce matin l'Humanité, pour qui le mouvement se poursuit, la bagarre également.   "Avant, nous nous battions contre l'OMC, dit un représentant de la Confédération paysanne... aujourd'hui, c'est au CETA et au traité avec le Mercosur que nous nous opposons." Un rendez-vous est d'ailleurs fixé aujourd'hui, sur place. Pas pour une célébration nostalgique, précise l'Humanité, mais bien pour donner un coup de fouet à la mobilisation. Comme en écho, dans son éditorial, le journal l'Opinion revient sur les permanences dégradées des élus ces dernières semaines... -actions imputées à des gilets jaunes et à des agriculteurs. Le quotidien libéral avertit : "en approuvant à demi-mots les violences commises, une frange radicale profite de l'état de décomposition de la classe politique pour instaurer un système de terreur..."

Lui, son combat c'était la défense de la planète 

On l'a appris ce week-end : la mort d'un jeune kayakiste français. Il voulait rejoindre l'Océan Arctique à bord de son embarcation. Périple sportif et éco-responsable, mais Thomas Destailleur, 30 ans, large sourire, envie de bouffer le monde, n'a pas survécu à la traversée des grands lacs.  Originaire de Villeneuve d'Asq, à côté de Lille, la Voix du Nord lui rend hommage ce matin : une mentalité de dingue, l'envie d'en découdre avec tout...   Son voyage visait à réconcilier l'homme et la planète.  C'est ce qu'il confiait au quotidien, juste avant son départ: "l'objectif  sera d'être en totale immersion dans la nature, mais aussi d'échanger avec la population, de donner la parole à ceux qui tentent de lutter contre la crise écologique ou qui la subissent. "  Son dernier post, daté du 5 août, fait part de grosses difficultés : "deux ou trois vagues manquent de me retourner, j'abandonne en surfant jusqu'à la plage, trempé et gelé. J'ai peur de l’hypothermie. Je me change, m'enroule dans mon sac de couchage, en espérant que le vent tombe. Ce ne sera pas pour aujourd'hui. Espérons, pour demain."  A la Voix du Nord, sa famille dit vouloir continuer son combat pour la planète.   

Le combat pour la planète, pas toujours très bien compris 

Un message posté ce week-end a provoqué la colère des internautes.  Message posté sur Facebook qui se voulait humoristique, mais qui a fait flop. Béatrice Frecenon, directrice adjointe de cabinet au ministère de l'agriculture, s'apprêtait à prendre des vacances -sans doute bien méritées-rapporte, entre autre, le Bien Public, quand elle a publié ceci : une couverture détournée de l'album pour enfants Martine, avec ce titre : Martine s'en branle de Greta Thunberg. Tollé sur les réseaux sociaux...  la fonctionnaire a tenté de se justifier : "sans compter que je sache, Greta Thunberg n'est qu'une gamine médiatisée, hein, dont on a encore le droit de plaisanter... elle n'est pas le changement climatique..."   Beatrice Frecenon... a fini par retirer son message.   

Greta Thunberg, qui demande à chacun... de prendre le train... s'étranglerait probablement en lisant ceci, pour terminer, dans les colonnes de Ouest France : A Deauville, les chevaux voyagent en avion ! 4 chevaux sont arrivés samedi d'Angleterre à l'aéroport, pour participer à des courses le lendemain. La pratique se développerait au fil des années pour le transport de ces montures, dont la valeur représente un nombre à 7 chiffres. C'était l'épisode "Martine fait du hippisme"... Greta, il y a encore du travail !

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