Macron séduit la presse, tendance libérale. Peillon n'a pas eu le tps d'écrire son programme, il faisait un roman.Royal se fait moquer.Et Trump continue de nommer des lobbystes

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

Lundi, retour sur le week-end politique…avec notamment la démonstration de force d’un candidat

« L’offensive Macron » nous dit le Figaro, « la dynamique Macron » renchérit l’Opinion, « la démonstration de force » comme l’appellent les Echos, de l’ex ministre de l’économie samedi à Paris semble avoir séduit…notamment la presse libérale. Le Figaro essaie bien de résister, « Macron, c’est du neuf avec du vieux » veut croire Yves Thréard à la une. La photo à la Une de l’Opinion est plus explicite : Macron, bras en croix, « christique » se sont moqué ces adversaires ce week end, « gaulliste » ont rétorqué ses soutiens. En tout cas, « il a fait la démonstration qu’il n’est pas une bulle médiatique affirme Nathalie Segaunes la dynamique est incontestablement de son côté ». Dynamique des chiffres d’abord, 15 000 personnes samedi au parc des expos de Paris, c’est mieux que François Fillon pour son dernier meeting de primaires de la droite, et ça n’a évidemment rien à voir avec les 2000 du week end dernier pour la convention socialiste. Mais c’est surtout la démographie et la sociologie de la foule « Macron » qui sont intéressantes : toujours dans l’Opinion, Natahlie Segaunes relève sa jeunesse, alors même que les jeunes ont déserté les meetings politiques depuis longtemps, le genre de cette foule, oui il y a des femmes, autant que d’hommes et ça aussi c’est nouveau, des provinciaux, qui paient leur billet ; reste que le public est à l’image de la sociologie parisienne relève la journaliste, plutôt cadre sup et science po paris qu’ouvriers ou employés, » si si il y avait aussi des jeunes des quartiers » plaide l’entourage du candidat. En tout cas, à la fin du meeting, pour remercier les 3 ou 400 bénévoles de sa campagne, on les appelle les « helpers » dans la nov langue macronienne, Emannuel Macron est monté sur une valise, mégaphone à la main pour pallier sa voix brisée… »on aurait dit un manifestant de la CGT » sourit le numéro 2 de son mouvement le député Richard ferrand. Bon, sur le fond, Macron n’est pas tout à fait sur la ligne de la CGT, « Mi libéral mi protecteur, le candidat MAcron joue les Janus des travailleurs » souligne Raphael Legendre, il se présente surtout comme le candidat du travail et anti Fillon. La dessinatrice COCO dans l’Humanité ce matin, se gausse de cette Macron mania…Macron crée la surprise ? bof, sous le masque d’Emmanuel Macron, c’est Nicolas Sarkozy qui apparait « coucou lance t il » en se dévoilant

Il n’y avait pas qu’Emmanuel Macron ce week-end en campagne, mais aussi un nouveau candidat à la primaire de la gauche.

Vincent Peillon, 6ème, 7ème, 8ème candidat à la primaire de la belle alliance selon qu’on compte les certains ou les moins sûrs d’y aller. Une brève dans le Parisien pour annonce sa candidature, 2 pages dans Libération pour son portrait, son parcours, ses soutiens. Et une question intéressante : quel est son projet ? ses proches confirment que ce n’est pas en 4 jours qu’on l’écrit, il faut donc se contenter pour l’instant « de la loyauté au président », comme programme écrit Laure Breton. « tout juste sait on que vincent peillon était époustouflé par la déchéance de nationalité et la loi travail » ? Il le confirme d’ailleurs ce matin dans Le Monde « personne dit il, ne peut imaginer que le débat sur déchéance de nationalité ne m’ait pas profondément heurté ». Sauf que sur Marianne.fr, Etienne Girard a un peu cherché : seules traces de son époustouflement » (ça se dit ? ça s’invente m’a dit Thomas Legrand !), de son « heurt » donc, «un article de Libé en avril dernier, dans lequel Vincent Peillon « refuse de critiquer la déchéance de la nationalité ou la loi Travail ». refuser de critiquer, c’est donc déjà s’opposer. Il faut lire en réalité l’AFP ce matin, pour comprendre que le nouveau candidat avait autre chose à faire ces derniers mois : « Un chinois à Paris », son second roman doit paraitre en février prochain. L’intrigue débute à belleville, un 24 décembre, une prostituée transexuelle est retrouvée morte, les parties génitales enfoncées dans la bouche. A qui cette mise en scène est elle adressée se demande la maison d’édition dans son dossier de présentation ? mais ça c’était évidemment avant de se lancer dans la primaire !

Un dernier mot sur la politique Hélène

Toujours à gauche, avec une bataille qui fait rage sur les réseaux sociaux entre Ségolène Royal, le philosophe et chroniqueur Raphael Enthoven, et dans laquelle vient de s’immiscer le dessinateur Johann Sfarr. C’est raconté par le Huffington post. Après ses propos sur Cuba, Ségolène Royal s’était vue traiter par Enthoven de « politicienne frivole », qui joue avec l'histoire d'un pays comme un enfant tient sa poupée par la jambe", "Ségolène Royal, c'est un miroir qui a cessé de réfléchir" avait il conclu « Propos sexiste » s’était insurgée l’intéressée. Johann Sfar a publié sur Instagram, 5 dessins sur la ministre, tous aussi moqueurs les uns que les autres. « je suis parfaitement démocrate, je souhaite seulement qu’on ait le droit de ne critiquer ni mon bilan, ni mes déclarations, et castro, vivant serait d’accord avec moi ». Une allusion au rapport de la Chambre Régionale des comptes, sur ses propres années de présidence, qui sera examiné en séance plénière de la région Nouvelle Aquitaine, lundi prochain….

Aux Etats-unis, c’est l’éventuelle nomination du patron d’Exxon à la tête de la diplomatie américaine qui fait des vagues…

Souvenez-vous de ces charges contre les élites et sa promesse de débarrasser Washington des lobbystes, à lire ce matin le portrait du Rex Tillerson on se dit : après un ancien de Godmann Sachs au Trésor ou ex lobbyste des sodas à l’agriculture, welcome ! le Financial Times raconte notamment ce matin, comment en tant que patron d’Exxon, il alla directement négocier en 2007 avec Mumahammar Kadhafi sous sa tente, l’ouverture des réserves pétrolières libyennes.Comment ce serait climato sceptique qui ferait son entrée à la maison blanche, mais c’est surtout sa relation avec la Russie de Poutine qui est mise en exergue ce matin, tant dans la presse américaine que française. Décoré en 2013 par le président russe, Tillerson travaille depuis plus de 20 ans avec un prochhe du Kremlin, le patron du géant russe des hydrocarbures. Un tropisme pro-russe qui démontre que Trump a bien l’intention de délivrer un blanc-seing à Poutine en matière de politique étrangère explique un membre de l’équipe de transition à Philippe Gélie du Figaro. »Il va dire à Poutine, je vous laisse le champ libre sur les droits de l’homme, la Syrie ou la Crimée, mais je ne veux pas voir un axe Moscou-Téhéran dominer le monde » décrypte t il. Un tropisme qui pourtant passe mal, même chez les républicains… « j’espère qu’être un ami de Vladimir ne suffit pas pour faire de vous un secrétaire d’état américain » s’est inquiété hier l’ancien candidat Marco Rubio cité dans le FT.

On termine par une nouvelle alerte sur le climat

Nous avons vécu toute la semaine dernière en région parisienne, la respiration suspendue aux nombre de particules fines dans l’atmosphère, ne vous réjouissez pas trop vite, d’abord ça peut recommencer, mais surtout, y aurait pire : la concentration de méthane dans l’atmosphère, qui piège 28 fois plus de chaleur que le CO2, aurait explosé ces deux dernières années. Article scientifique publié aujourd’hui, repris ce matin par Libération, avec photo de croupes de vaches en appel, le système digestif des vaches est en effet largement émetteur ! Mais pas que ! l’augmentation de méthane, c’est aussi la parabole parfaite du cercle vicieux. Sur la foi d’un article de Nature il y a 10 jours, le Journal de Montréal expliquait parfaitement l’effet dit feedback du phénomène. Plus l’atmosphère se réchauffe, plus les sols se réchauffent, et plus ils dégagent des gaz à effet de serre via leur rejet en méthane. Et plus l’atmosphère se réchauffe. C’est ça la vraie bombe climatique en cours. On fait comment ? Le prochain président américain Donald Trump a choisi son camp,en nommant des lobbystes

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