Parce qu'il veut les racheter, nos campagnes, pour nourrir son pays ! C'est dans le Figaro, qui consacre un article perturbant à l'insatiable appétit des chinois pour les terres agricoles françaises, c'est le titre sur le site du journal.

Dans la version papier on précise: Des champs français de l'allier pour remplir les assiettes chinoises... et le figaro raconte donc ce qui est arrivé dans le canton de chevagne, où 900 hectares ont été achetés par un homme d'affaire nommé Keqin hu, patron du groupe Reward International, au slogans conquérants et pratiques... "Développer l'industrie au service de la patrie"... et "Mettre les céréales françaises sur les tables chinoises"...  

Explication. La Chine compte 20 % de la population mondiale mais dispose de moins de 10 % des terres arables, et Keqin Hu a déjà acheté des terres dans l'Indre. J'ai découvert sur le site du Dauphiné qu'il a également investi dans une entreprise de cosmétique de la Drôme! On y voit un quinquagénaire solide, muni d'une écharpe mauve... 

L'article du Figaro est perturbant, parce qu'il révèle une passivité de pays un peu colonisé. "On ne m'a informé de rien du tout, dit Daniel Marchand, maire de Thiel sur Acolin. Pour un maire, c'est quand même la moindre des choses de savoir ce qu'il se passe dans sa commune!"

Et bien non... Les Safer (sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural) sont impuissantes à enrayer la spéculation. Les terres agricoles sont privatisées, 20% appartiennent à des sociétés anonymes. En 2016, le site Reporterre, dénonçait déjà cette financiarisation du monde agricole... Et le Figaro est donc à l'unisson d'un site écolo et de gauche... C'est la Chine qui fait ça? La chine, c'est plus fort que nous?

Le Parisien/Aujourd'hui en France consacre son supplément économie au business chinois en France, et nous sommes moins dans l'inquiétude que dans l'enthousiasme, la France, c'est le produit de luxe, nous dit le représentant du géant Alibaba. Ouf. Ou dans la confusion, quand le Parisien intègre aux investissements chinois. Les bar-tabacs rachetés par des immigrés asiatiques, ou les magasins Tang frères. Non, là, ce sont des investissements français. Mais on peut comprendre la confusion tant la vague chinoise impressionne. 

Vignobles bordelais, le port du Havre, l'aéroport de Toulouse, les textiles d'Aubervilliers et dorénavant de Marseille où la Marseille international fashion, sera inaugurée la semaine prochaine en présence de l'ambassadeur chinois. Marseille sera la dernière étape de la Route de la soie? Voilà qui va dynamiser cette ville où si on en croit la Provence, les agents municipaux travaillaient peu, et les employés du Samu social un jour sur deux... Et il y a des conflits à Marseille sur l'assiduité, la mairie veut remettre de l'ordre... 

La crise de l'hôpital dans Libération

Qui est aussi une libération de la parole, la veille de l'annonce par le premier ministre d'un plan qui modifiera "l'offre de soin" ... Le système est à bout de souffle, assure l'opinion... Et Libération raconte la multiplication des appels et des témoignages, sur internet, des personnels hospitaliers, qui disent leur souffrance et en même temps leur vitalité, puisqu'ils parlent... Un hashtag, balancetonhosto, serait viral, depuis qu'un chirurgien cancérologue l'a lancé en janvier... Mais les patrons de CHU ont répliqué avec leur slogan, #fierdemonhopital... Libération publie aussi un appel citoyen à des états généraux de la santé. Comment se réapproprier l'hôpital... Et sa santé... C'est encore une question politique qui se décline... 

Et une miraculée fait la Une du Courrier picard

Et on la voit aussi sourire dans d'autres journaux, mais c'est chez elle que nous la voyons le mieux, puisque soeur Bernadette Moriaux, 79 ans  est de Picardie, qui partage "une petite maison blanche avec trois autres sœurs franciscaines, juste à l'entrée du centre paroissial de Bresles  dans l'Oise, les lieux respirent la modestie et la piété"... 

... et désormais le mystère du sacré puis que soeur Bernadette, hier, a été reconnue par l'Église comme étant la soixante-dixième miraculée de Lourdes, guérie par le pèlerinage le 11 juillet 2008. Elle qui ne marchait pas sans souffrir, et ne se supportait que sous morphine, attaquée aux lombaires, opérée 4 fois, qui était appareillée, elle qui devait se sonder pour uriner 6 fois par jour, a senti dit-elle "la présence mystérieuse de Marie, un bien-être, une chaleur dans mon corps... Dans ma chambre, à 18 heures, une voix m'a dit : enlève tes appareils. J'ai tout enlevé dans un acte de foi. »

Et depuis elle marche et l'histoire est jolie, si elle agacera les incroyants, de cette femme du Nord que l'on entend sur le site du diocese de Beauvais... Et  c'est son médecin, le docteur Fumery, qui a  suggéré à la soeur d'aller au pèlerinage,  « Je me suis dit : pourquoi pas ? Je m'appelle Bernadette. » Evidemment... 

Ce miracle passionne moins aujourd'hui la Croix, journal catholique, que le Courrier picard ou le Figaro. La croix ne consacre qu'un petit article à soeur Bernadette, mais un très long à l'engagement de l'église au côté des étudiants, pour les aider à s'orienter,  et un autre article sur le Carême, qui doit rappeler aux chrétiens, qu'ils se doivent aux migrants... C'est une éthique que la foi. Le nouvel évêque de Chartres parle de la sienne, dans l'écho républicain...

Et dans Sud Ouest, un reportage formidable sur nos églises dans les campagnes, "des églises difficiles à ouvrir", et Sud Ouest nous raconte les 500 églises de la Gironde,  souvent sont fermées en dehors des horaires de messe, par peur des vols ou des saccages. Mais un mouvement se dessine pour les garder ouvertes, tout le temps... Au village de  Sainte-Colombe, l’église est  ouverte jour et nuit. Un soir, d'été le maire y a trouvé deux jeunes qui cherchaient "un lieu au calme avec un peu de fraîcheur"... Des enfants du bon dieu sans nul doute...

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