Dans le Monde et la Provence les insectes pourraient nous avoir quitté dans cent ans. Le permis à 17 ans, bonne com' dans le Parisien, quand Midi libre parle de la grogne des auto-écoles. Le sens des affaires russes d'Alexandre Benalla, Mediapart, le potentiel du Mans pour une maison close peuplée de poupées, le Maine

On parle de Manchester ce matin...

Et c'est le rouge de Manchester united que le Paris Saint-Germain affronte ce soir dans le stade mythique, d'Old Trafford, que l'on appelle la-bas le théâtre des rêves et dont une tribune vertigineuse et fumante que raconte l'Equipe, Stretford End, préserve sa fureur populaire en dépit des people et de leurs sandwiches aux crevettex... Et Paris amoindri de blessure et fragile dans son projet comme le métatarse de Neymar, cruelle analyse de Libération, Paris devra survivre à Old Trafford et en faire le théâtre des braves, proclame l'Equipe en une...   

Mais Manchester est aussi cette couleur indéfinie, cristalline et bleutée dans le Figaro du Graphène, qui est, à une page de Old Trafford dans le journal, l'autre espérance de Manchester et peut-être de l'humanité. Car le Graphène semble le matériau absolu, une structure du carbone plus mince qu'une feuille de papier, épaisse comme un atome unique, mais des centaines de fois plus résistantes que l'acier, et qui conduit l'électricité bien mieux que le cuivre, mais qui peut aussi être l'isolant absolu, et qui, autre qualité, injecté dans la semelle de chaussures de sport, les rend plus résistantes et elles s'agrippent mieux au sol... Il n'est pas de petite vertu...  

et c'est donc à Manchester que le Graphène a été inventé il y a quinze ans, quand deux chercheurs ont isolé ce cristal de carbone à la structure atomique en nid d'abeille, en manipulant un morceau de graphite (c'est la mine du crayon) et un rouleau de ruban adhésif, cela a donne un Prix Nobel en 2010 et aujourd'hui  tout un éco système à Manchester... Qu'est ce qui fait une ville, le ballon, ou le carbone?    

Avez-vous rêvé mes amis au Graphène et à la science conquérante, mais ce rêve conjure-t-il les cauchemars de fin du monde qu'évoquent le Monde et la Provence dont la une est frappée d'une abeille morte, car les insectes disparaissent et pourraient nous avoir quitté dans cent ans et sans les insectes mourront les plantes, les reptiles, les oiseaux, et nous? Il est à la Une de l'Eveil de la Haute loire un oiseau splendide et fragile, un vanneau huppé, il n'en reste que trente couples dans le département. Un oiseau d'eau menacé, qu'ai je à faire du carbone ou de Paul Pogba? 

Le Permis de conduire à 17 ans...

Qui est la une tentante du Parisien ce matin, et la proposition chatoyante du rapport de la député du Gard Françoise Dumas sur la réforme du permis  qu'elle remet aujourd'hui à Edouard Philippe; Mais nous savons maintenant ce que l'on souhaite qu'on en retienne, dans le Parisien, scoop ou cadeau... Le cadeau à une jeune france impatiente d'une liberté supplémentaire dit Mathieu, lycéen en bac pro a Saint-Cloud... Et le Parisien contraste avec ces autoécoles manifestaient hier en france contre les réformes possibles qui feraient la part belle aux auto-écoles en ligne, et l'humanité parle de l'uberisation d'une profession, et à sa une Midi Libre oppose les auto écoles traditionnelles aux formations du web, moins chères, mais avec quelle garantie, et dans Midi libre, son journal puisqu'elle est du Gard, Mme Dumas s'en défend, mais elle ne parle pas là du permis à 17 ans, défloré ailleurs, comme un sucre que l'on donne à une autre part de l'opinion.  

Elle est curieuse alors, cette sensation quand on lit plusieurs journaux que l'actualité est un succédané de la communication... Je lis dans le Berry républicain  qu'à la mission locale de Bourges, on met à la disposition des jeunes qui doivent aller en formation ou bien travailler et dont les horaires ne marchent pas avec les transports en commun, quatre vélos électriques, ils ont l'air plus concret que le permis à 17 ans.  

Il faut du journalisme entêté pour percer les douceurs de communication. Mediapart enfonce le clou de l'affaire Benalla et réaffirme, témoignage à l'appui que l'alors conseiller de l'Elysée, au printemps 2018, depuis son bureau au palais et le bar a chicha qui était son QG, organisa à son profit la sécurité d'un milliardaire russe, et pour ce faire fit embaucher d'anciens militaires, et un militaire alors d'active, compagnon de l'alors chargée de la sécurité du premier ministre... Il est des déliquescences qui disent un moment, ou bien est ce une variante de l'esprit d'entreprise? 

Je lis dans le Maine libre qui en fait sa Une choquée, qu'au Mans, dans un local d'entreprise désaffecté et tenu secret, s'ouvre une maison close peuplée de poupées en silicone. Son initiateur a 27 ans, il a toujours voulu faire des affaires, il pense que le Mans est le Bon endroit, à une heure de Paris et aux confins de l'ouest. Son pragmatisme laisse rêveur.

On parle de violences enfin...

La violence qui vise les églises, neuf églises profanées ou vandalisées ces derniers jours, Le Figaro en tient le compte... A l'église Notre-Dame-des-Enfants à Nîmes,  «Le tabernacle avait été forcé, les hosties consacrées éparpillées, brisées. Une croix avait été tracée avec des excréments sur le mur et des hosties étaient collées dessus. Des excréments avaient été déposés sur les enfants de la statue de la Vierge." A Lavaur, dans le Tarn, la Dépêche a suivi l'affaire, on a mis le feu dans une chapelle de la cathédrale et  une statue du Christ a été profanée, ses bras avait été tordus, de telle sorte que des jeunes pourraient y voir un "dab", ce geste popularisé par Paul Pogba pendant la Coupe du Monde de football en Russie. Un adolescent de 17 ans s'est présenté avec ses parents à la brigade de gendarmerie de Lavaur où il a passé des aveux.  

On profane des églises, on profane d'une croix gammée le visage de Simone Veil et Le Monde explore "les différents visages d’une haine anti-juive insidieuse et banalisée"... Pourtant, je le lis dans les DNA, des lycéens étaient à Auschwitz cet hiver, et le journal raconte une nouvelle fois ce lieu de l'extermination, et la mémoire, donc n'y suffit pas quand la société se dérègle.  

Je lis dans le Journal du centre que les musées de la Nièvre sont délaissés. C'est bien dommage, sur ce que j'en vois. 

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