La Croix l'Hebdo raconte le courage des femmes yéménites qui se sont dressés contre les Houtistes. L'Obs se remémore le racisme de nos caricatures jadis. Le Figaro magazine a retrouvé Mgr Barbarin heureux. Elle raconte la maman de Barack Obama.

On parle de héros...

Qui venus de bien loin ont bien servi la France, à en mourir parfois et que la France a oublié, mais va redécouvrir, dès ce matin si vous voulez en achetant la Croix où nous attend un superbe aviateur... Il s'appelait Do-Huu Vi, il était fils de notable de l'Indochine alors française et il était venu en métropole, pour devenir officier. Son parcours  raconte les paradoxes de l'empire, lui l'enfant d'une colonie combattait une révolte anti-coloniale au Maroc, il allait devenir aviateur, il inventerait le vol de reconnaissance, il espionnerait les rebelles marocains depuis le ciel, et puis en 1914 l'envahisseur allemand, il voulait disait-il être doublement courageux, car français et annamite... Il se brisa le crâne et les os quand son appareil s'écrasa, et ne put plus voler, mais combattre à pied encore, il pouvait, il fut tué dans lla Somme le 9 juillet 1916...

Avez vous retenu votre souffle ? Le capitaine Do-Huu fait partie des héros que le gouvernement veut nous faire connaitre, 315 noms issus de la diversité comme on dit, sélectionnés par une équipe d'historiens mais aussi d'artistes d'écrivains de militants, 315 noms destinés à illustrer nos rues, nos places,nos mémoires pour apaiser les tensions.. Certains sont connus tel Josephine Baker, certains donnent le vertige, Rino della Negra, italien résistant du groupe Manouchian, footballeur au Red star qui a donné son nom à sa tribune d'honneur, ou Habib Benglia né dans le désert malien en 1895, venu en france livrer des chameaux pour un spectacle du jardin d'acclimatation appelé « les nègres » -c'était l'époque, mais qui fut le premier grand acteur noir et qui mourut sans avoir pu jouer Othello. Et puis Paulette Nardal, française de naissance, martiniquaise, qui avait précédé Césaire et Senghor sur le chemin de la négritude, vous lirez une vie de militante féministe et noire qui commence dans le Paris des années 20... Quand on lui interdit à l'université de consacrer sa thèse à Harriet Becher Stowe, l'autrice de la Case de l'oncle tom... Je pense aux paniques que provoquent aujourd'hui les études décoloniale.

Dans l'Obs vous lirez à propos d'un livre cruel, ce que fut l'humour et le dessin en France contre les africains et les asiatiques, au temps des colonies, « Ce délicieux rôti provient sans doute du cheptel de votre majesté, non, c’est simplement la cuisse du matelot qui vous accompagnait. » Ainsi s'amusait en 1920 le journal la Baïonette, contant un dialogue entre un chef africain et un militaire français. C'était il y a 101 ans, non, nous autres d'aujourd'hui n'y sommes pour rien.

On parle de combattantes d'aujourd'hui...

Des femmes yéménites, elles vivaient dans la partie du pays prise par les Houtistes, une secte religieuse imposant une loi féroce, contre laquelle elle se sont dressées, elles n'avaient pas peur contrairement aux hommes battus enlevés tuées, elles se croyait protégées par une vieille coutume, un archaïsme, venu des lois du désert, selon laquelle l'homme se bat, il fait la guerre mais la femme, la mère la soeur la fille est protégée... Elles ont découverte que pour les Houtistes cette loi ne tenait pas et dans la Croix l'hebdo, la déclinaison de fin de semaine de ce décidément  excellent journal vous lirez les atrocités que pratiquent les dictatures, et des exils aussi: la Croix a rencontré des femmes réfugiées en Egypte,  mais aussi Sonia qui vit encore au Yemen, elle a été libérée, elle est rejetée par sa famille qui a honte de ce qu'on lui a fait, autrefois Sonia ne se couvrait que les cheveux, elle vit désormais sous un niqab pour que nul ne puisse la voir...

Que pèsent en regard les blessures de nos contrées? Dans Mediapart la chanteuse Pomme dit un adulte de trente ans qui humliliait la chanteuse adolescente qu'elle était:  « Sois plus sexy, moins enfant. J’aurais dû te baiser.» L'Humanité décrit  la porcherie machiste que masque une compétition sportive qui oppose entre eux de chics instituts d'études politiques. On apprend dans Ouest-France que des salariées ou ex salariées de Force ouvrière dans le Finistère déposent plainte pour agressions sexuelles contre un ancien cadre du syndicat… Le Monde raconte comment, au japon patriarcal, où un vieux macho en remplace un autre a la tête des Jeux de Tokyo, les femmes se suicident plus que les hommes…

On peut prendre plus légèrement dans Libération ces femmes du monde vinicole qui se sentent offensées par un monde d'homme, j'apprends que des femmes rassemblées sous le nom de « oenologouines » dégustent  des vins dans des soirées ouvertes à tous sauf aux hommes cisgenre car ils mettent mal à l'aise..

Dans Elle vous lirez une autre femme, une combattante de la vie qui eut tant de noms;, comme si elle ne voulait pas qu'une seule identité l'emprisonne, Stanley Ann Duham, dite  Stannie dite Stan the man, dite Ann, épouse Soetoro, et avant épouse Obama... Oui la mère de Barack, qui avait choisi un Kenyan puis un Indonésien pour que ses enfants n'attrapent pas de coups de soleil, elle en riait! Elle mourut d'un cancer diagnostiqué trop tard et la fin de sa vie fut rongée par l’angoisse, son assurance couvrirait-elle les frais d'hôpital, et cette peur inspira son fils quand il réforma le système de santé... L'article sur Obama et sa mère est signé Augustin Trapenard, qui ne perd pas son temps quand il interviewe les gens....

Et on parle d'un homme heureux.

Dans le Figaro magazine qui a retrouvé Monseigneur Barbarin, aumônier épanoui des Petites soeurs des pauvres, qui rayonne de confiance retrouvée et prie pour les victimes du père Preynat qu'il ne dénonça pas.... Il raconte qu'un jour, un jeune homme qui ne l'aimait guère, fils d'un franc-maçon lyonnais, le contacta parce qu'il était en galère de logement à Buenos-aires, Monseigneur Barbarin appela le pape qui trouva des adresses pour le jeune mécréant, qui depuis s'est converti.

Voilà qui nous rassure sur dans un monde étrange.? Dans l'Equipe je lis la perplexité des joueurs et joueuses de tennis à l'Open d'Australie où les juges de ligne sont remplacés par des machines qui parfois se trompent, mais comment s'engueuler avec la machine…

Dans la Charente libre on me raconte que des éleveurs de Charente et de la Vienne se sont associés pour acheter Paillard, un jeune taureau né en Haute-Vienne, il serait le plus beau taureau qu'on ait vu depuis des années, ses proportions uniques assurent que ses filles vêleront facilement, il doit grandir encore un peu pour saillir, ce sera bon cet été!

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