On commence par la Syrie…et un début d’aide humanitaire parvenue hier dans la ville assiégée de Madaya

« Les premiers camions de nourriture et de médicaments, ont fini par pénétré hier en fin d’après midi, à l’intérieur de cette ville de MAdaya, affamée, assiégée depuis des mois ». Dans la Croix, Isabelle de Gaulmyn raconte comment ces enfants, ces femmes, ces jeunes, ces milliers d’habitants qui souffrent de la faim sont aujorud’hui les otages d’une guerre civile qui n’en finit pas. Doublement otages même dit elle, une première fois de l’armée de Bachar El Assad qui monnaye l’aide alimentaire contre des avancées militaires. Une seconde fois, des opposants au régime syrien qui en font une arme de propagande , jusqu’à semble t il écrit elle, truquer les photos pour renforcer leur position. La Croix qui appelle à toute la prudence face à ces images de famine qui ont beaucoup circulé ces derniers jours. Hommes squelettiques, bébés faméliques, images épouvantables ; les agences photographiques ne sont pas en mesure de vérifier l’authenticité de ces photos, leur lieu, leur date…attention donc à la manipulation…Mais il n’en reste pas moins que l’absence de nourriture est bien réelle dans cette ville, confirme MSf, où le kilo de riz se négocie à plus de 200 euros

En contrepoint à cette actualité à Madaya, un reportage à découvrir demain dans le magazine XXI, sur les « passeurs de vie », ces hommes qui aujourd’hui se consacrent à la libération de quelques-uns des milliers de civils retenus en otages par Daech. En septembre 2014, Abou Choudja a dû fuir sa région du Sindjar, le fief de la minorité yézidie, pour se réfugier dans le Nord de l’irak… depuis, cet ancien commerçant tente coûte que coûte de sortir de Raqua, des jeunes filles yézidies aujourd’hui considérées par l’état islamique comme de vulgaires marchandises, « c’est ma petite victoire sur eux dit il ». La journaliste Célia Mercier nous raconte comment tous les 3 mois à Raqqa, bastion des djihadistes, se tient un marché aux esclaves où les « propriétaires » se revendent leurs captives, elle raconte les efforts d’Abou Choudja et de quelques autres pour les faire sortir de l’enfer avec de l’argent sonnant et trébuchant, 5000 à 10 000 dollars pour faire sortir une femme de Syrie..Et les familles occidentales désormais qui se tournent vers Abou Choudja afin qu’il leur vienne en aide pour ramener leurs enfants partis faire le djihad…Les « passeurs de vie », première ligne de front contre Daech, à lire dans XX1

Toujours à l’étranger, deux discours attendus aujourd’hui…

Angela Merkel qui a prévu de s’exprimer, 12 jours par les graves incidents de Cologne qui ne cessent de secouer l’Allemagne. « Nous devons repenser toute notre société multiculturelle » titre ce matin die Welt. Commentaire dans Ouest France sur ce « terrorisme contre les femmes »tout est nauséabond » écrit ouest France, « de la violence pratiquée en meute à l’inaction de la police, à la réaction de l’extrême droite ravie de trouver là un prétexte à ses ratonnades. Laurent Marchant qui note la convergence entre djihadiste et néos fascistes, qui rêvent tous dit il de guerre civile. Il va être de plus en plus difficile pour Angela Merkel de concilier son engagement pour le droit d’asile et la nécessaire fermeté qu’exigent les crimes du 31 décembre. C’est pourtant la seule voie équilibrée » conclut il

Egalement attendu aujourd’hui, dernier discours sur l’Etat de l’union pour Barak Obama… Et retour attendu sur le contrôle des armes à feu, son ultime cheval de bataille. La Croix nous raconte que « symboliquement, un siège sera laissé vide dans le box des invités en hommage aux victimes de tueries qui ont émaillé sa présidence ». la Croix qui nous révèle aussi comment les mutations sociales en cours aux états unis pourraient finalement aider à résoudre ce casse tête politique…Une étude vient en effet de montrer que la part des foyers possédant une arme à feu n’a jamais été aussi bas aux états unis, et que le jeu de la démographie pourrait accentuer cette tendance ; de moins en moins d’hommes blancs dans les années à venir, de moins en moins d’américains en milieu rural et faiblement diplômés, toutes ces catégories les plus adeptes des armes à feu…espoir donc dans les changements démographiques, mais ils sont lents

24 heures d’hommages à David Bowie…hommages que l’on retrouve évidemment dans la presse ce matin

Il n’y a guère que l’Equipe ce matin pour échapper à Bowie en Une, très beau port folio de Libération qui consacre un numéro spécial aux vies, au pluriel et à la mort de Bowie, des éditorialistes politiques qui dans la presse régionale s’émeuvent de ce Lazare qui ressuscita tant de fois, pour s’éteindre par surprise

Dans la multitude d’avatars créés par Bowie, et célébrés ce matin, on retiendra cette facette moins connue de l’icône pop racontée dans les Echos : Bowie était aussi un businessman fasciné par les nouvelles technologies.Il fut le premier artiste majeur à proposer un titre en téléchargement en 1997 ; il est le premier à créer son site et même un fournisseur d’accès à internet Bowienet pour faciliter l’accès de ses fans à sa musique ; novateur également quand il crée les Bowie bonds, une façon de récupérer par avance l’argent que lui aurait rapporté l’exploitation de son catalogue dans le temps. Autant d’innovations qui n’ont pas forcément fait sa fortune de Bowie, évaluée à 200 millions d’euros par le Sunday Times alors qu’il a vendu 140 millions de disques, « David Bowie reste avant tout un artiste » concluent les journalistes des Echos. Un artiste néanmoins visionnaire sur la révolution Internet.. Interview à la BBC en 2000, rappelée sur le site Slate.fr : « je pense disait il à un journaliste visiblement peu convaincu par le sujet, que nous sommes à l’aube de quelque chose d’exaltant et de terrifiant » On en est là non ?

Retour en France, avec ce premier commentaire du professeur agressé hier à Marseille

« C’est à un homme traumatisé que nous avons parlé quelques minutes hier soir raconte la Provence. Benjamin, ce prof agressé à la machette, se dit marqué à jamais par la haine dit il, qu’il a vue dans les yeux de son agresseur, cet adolescent qui se serait radicalisé, seul . Pas de colère dit il encore, mais de l’appréhension oui. Benjamin ne veut pas quitter la France, mais en revanche il reconnaît réfléchir à l’éventualité de cesser de porter la kippa dans la rue pour éviter ce genre de violence.. Ce dont s’émeuvait par avanceJoël Mergi , le président du consistoire juif dans notre journal de 8H.

Et puis on termine par les échos rencontrés par l’appel à des primaires à gauche lancé hier par onze intellectuels à la Une de Libération. marrant… Aujourd’hui en France/le Parisien et le Figaro ont eu droit exactement au même commentaire de « l’entourage » comme on dit du chef de l’Etat. « Ça lui en touche une, sans faire bouger l’autre », expression triviale largement popularisée par Jacques Chirac, reprise donc dans les deux quotidiens. Ca s’appelle un élément de langage pour signifier que le président se situe bien au dessus de cela, lui qui entend faire campagne en « père de la nation »

Mais ne riez pas trop, Jean Pierre Raffarin, du malheur des autres ; car l’ambiance de pré-campagne dans votre propre camp n’est pas des plus apaisée non plus..Le Parisien raconte comment une petite vidéo où l’on voit Alain Juppé esquisser quelques pas de danse dans une maison de retraite de Bordeaux à l’occasion de la galette des rois a fait le bonheur des réseaux sociaux. Assorti de ce commentaire peu amène d’un sénateur sarkozyste se moquant de l’âge du capitaine : « Juppé, il était en repérage dans la maison de retraite ? ». Ça va être sympa chez vous aussi !

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