Conf de presse totalement mad de Trump hier. Hidalgo canarde tout le monde. Jadot veut sentir la vague. Le roman de Monique, piffaut, madame willian saurin

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

On revient sur la première conférence de presse de Donald Trump. Une presse encore sous le choc

« On a vécu un jour dingue, dingue...MAd, Mad..Mais si c’était la nouvelle normalité ? » s’interroge sur son site le Washington Post. Les correspondants français sont à peu près dans le même état de sidération après cette première. « Il va falloir s’y habituer, reconnait Frédéric Autran à New York pour Libération, dans 8 jours, Donald Trump posera ses valises à la Maison Blanche, et le changement de style s’annonce brutal ». oui du brutal. « Du jamais vu dans une histoire politique américaine pourtant pas bégueule côté scandales renchérit Arnaud de la Grange, éditorialiste au Figaro». Il faut avouer que le fait que la première prise de parole importante du président élu soit consacrée à démentir des liens de collusion avec la Russie, sinon de soumission, à nier des pratiques sexuelles avec des prostituées, et enfin à déclarer la guerre à ses propres services américains, est assez inusité, même aux Etats-unis. Dans Libération, le dessinateur Willem lui règle son compte en le croquant en véritable marionnette de Poutine, qui le pousse à crier « Merde à la Cia, au FBI », et le président russe l’encourage « plus fort Donald ».

Au-delà de la sidération, la presse française fait un effort de pédagogie pour que rien ne nous échappe du sujet qui a été au cœur de la conférence d’hier. Explication lexicale notamment. Aujourd’hui en France/le Parisien nous rappelle ce qu’est un « Kompromat » puisqu’hier la présidence russe a en effet affirmé que « le kremlin ne possède pas de kompromat sur Trump ». Un kompromat est un terme hérité du jargon soviétique et désigne des informations compromettantes recueillies contre des personnages susceptibles d’être soumises à un chantage ». Et Jean Marcel Bouguereau dans son édito pour la République des Pyrénées, s’oblige lui à nous expliciter pas le plus facile. Comment traduire Golden showergate ? Oui car« Ce n’est plus le Watergate comme sous Nixon, dit il, on parle cette fois de « Golden showergate », Du nom de cette pratique sexuelle, l’ondinisme, consistant à uriner sur son partenaire. »C’est dit. Je vous rappelle que le sujet, c’est bien le nouveau président des Etats-unis. Jour dingue hier, mais c’est peut- être la nouvelle normalité…

En France Hélène, premier débat ce soir entre les 7 candidats de la primaire de la gauche et une personnalité socialiste donne de la voix ce matin

Anne Hidalgo, maire de Paris, Interview au Monde qui paraitra cet après midi. Anne Hidalgo, soutien on le sait de Vincent Peillon, mais canardeuse en chef surtout de tous les autres, à l’exception notable de Bernard Cazeneuve qu’elle épargne, « si on l’avait nommé avant, dit elle, on ne serait pas dans la même situation .Mais sinon. Anne Hidalgo parle de « l’immense gâchis du quinquennat » et désigne nommément 3 coupables : » François Hollande accuse t elle, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron qui a été l’inspirateur d’une pensée qui a fracturé la gauche, et Manuel Valls enfin. Manuel Valls à la vision autoritaire, qui n’est pas un social démocrate ajoute t elle, ce n’est ni sa pratique, ni sa pensée. Et puis Macron encore, au cas où il y aurait encore un doute « Macron, incarnation dit elle, de la reproduction sociale des élites, Vision auto centrée, colbertiste, jacobine, je n’ai perçu dans son travail ni une modernité qui m’aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance ». « Mais j’imagine qu’il sert les intérêts de beaucoup de gens pour faire autant de Une de journaux et s’imposer comme la figure de la modernité. » Anne Hidalgo enfin, qui refuse de dire si elle soutiendra le vainqueur de cette primaire si Peillon échoue « je ne me sens redevable de personne, et j’ai ma liberté ». On notera ce matin que Marianne est très « Hidalgiste » ou Hidalgo très Marianne je ne sais pas. A la Une donc de l’hebdo : « Macron tête de Com…c’est le titre mais pour la rime, ce n’est peut-être pas la bonne prononciation. « ras le bol des medias fous qui l’adulent, et si on parlait un peu de ses idées ! » réclame Renaud Dély.

Alors je reviens à l’entretien de la maire de Paris, interview choc donc publiée le jour même du débat, c’est dire l’ambiance au sein de la grande famille socialiste…et au sein même d’ailleurs des débatteurs de ce soir. A la Une de l’Opinion, KAK grime les Hamon, Montebourg, Peillon et Valls en 4 mousquetaires à la Dumas, mais dont la devise a légèrement changé « Un pour tous lance l’un, et chacun pour soi finit l’autre ». Nathalie Schuck elle dans le Parisien rapporte le propos Off d’un élu ami de François Hollande, qui commente le spectacle de cette primaire, et du débat de ce soir « cette génération, ce sont les enfants barbares qui se tuent entre eux. C’est Highlander, il n’en restera qu’un ». Et encore un, ce n’est même pas gagné…car un autre poursuit et prédit, « les superstratèges vont se faire doubler par un gamin qui joue au poker, qui sort 3 as et qui part avec tous les jetons ». Il s’agit évidemment d’Emmanuel Macron. La boucle est bouclée. Le jour même du premier débat d’une primaire à laquelle il ne participe pas, Emmanuel Macron est présent dans tous les esprits ce matin

Et puis un candidat a présenté son programme hier

Et c’est vous Yannick Jadot ! et on peut dire que vous avez donné de votre personne pour essayer de vous faire remarquer. Il y a bien sûr les 76 mesures de votre programme présidentiel, vous avez encore le temps de détailler avec Patrick Cohen, mais ce qu’Amandine Réaux, du lab.fr a noté elle, c’est la myriade de commentaires insolites, qui n’ont d’autres buts semble t il, que de vous sortir de l’anonymat et donc à vous faire décoller dans les sondages. Quelques-uns de vos « punchlines » comme on dit en bon français « Marine le Pen danse sur les victimes du terrorisme », « l’amicale du Kremlin » pour parler de ceux qui seraient poutinophiles sur les bords, « j’ai l’impression d’être dans une tournée de stars des années 80 » pour parler du manque de renouvellement sinon des hommes en tout cas des programmes, ou encore « nos mesures favorisent l’amour et c’est une bonne nouvelle », tout ça parce que vous voulez élargir les échanges entre jeunes européens. « Vous sentez monter la vague Jadot, s’est enquis un de vos proches hier en envoyant un petit sms au journaliste de Libération. « Non mais en vrai ? ». Et ca donne le titre de l’article de Libé, du coup, un peu moqueur, « vous sentez la vague Jadot ? non mais en vrai… »

On termine Hélène avec un portrait

Et l’explication de « l’extravagante déconfiture de William Saurin ».C’est à lire dans le Figaro. Olivia Détroyat a remonté la vie de Monique Piffaut, madame William Saurin , dont il a fallu attendra la disparition pour se rendre compte de l’incroyable système de fausses factures mis en place, et qui a laissé son groupe au bord de la faillite. Il y a du Jean Claude Roman dans Monique Piffaut, ce médecin inventeur d’une autre vie, magnifié par Emmanuel Carrère, sauf que Monique Piffaut elle, n’a tué personne bien sûr. Mais sa vie est faite également de falsification, de mensonge, mais aussi de dévouement à son entreprise et à ses salariés. « ses promesses sociales, les seules qu’elles aient tenues dit la journaliste, l’ont d’ailleurs empêchée de mener à bien le redressement de son groupe. Elle a fini ruinée, 60 millions d’endettement personnel, mais personne ne le savait ». Car depuis une bonne quinzaine d’années semble t il, Monique Piffaut organisait consciencieusement le trucage des comptes de son entreprise, allant jusqu’à remplir d’eau ses boites de conserves pour gonfler artificiellement ses stocks et flouer les auditeurs aux comptes de passage. Elle a hypothéqué sa maison, menti sur sa vie, inventé la mort d’enfants qu’elle n’a pas eus pour attirer la compassion, bâti un empire pour empêcher qu’il ne s’écroule…quand elle est morte, seul son confident , son caniche Gaetan et 300 de ses employés l’ont accompagnée au cimetière. Sans rien savoir alors.Olivia Détroyat nous dit tout ce matin

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