Le juge Lambert est mort, peut-être s'est-il suicidé. Cocorico, on a les JO ! Quand ? on verra. Les baisses d'impôts, et le Premier Ministre amplifie le mouvement.

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan,

Avec cette information survenue hier soir : Jean-Michel Lambert, le juge Lambert de l’affaire Grégory a été retrouvé mort hier à son domicile. Parcours et portrait ce matin.

« Plus tard, peut-être… 3 points de suspension ». C’est le sms que Jean Michel Lambert a adressé le 8 juillet dernier au site les Jours.fr, il était sollicité pour évoquer son parcours personnel, alors que l’enquête sur le meurtre du petit garçon venait d’être relancée. « Plus tard, peut-être »…

« Pour le petit juge, le costume était trop grand », Patricia Tourancheau retrace pour les Jours, le parcours de celui qui fut un protagoniste de cette maudite affaire grégory. Surnommé Bibi fricotin par L’Est républicain, look d’étudiant attardé, avide de reconnaissance, Patricia Tourancheau revient sur les débuts du petit juge dans les Vosges, premier poste de magistrat, pas vraiment une vocation d’ailleurs, submergé de dossiers, fasciné par le sang, les autopsies, mais surtout par les flashs des photographes et l’intérêt qu’il suscite chez les journalistes chargés de l’enquête, parce que lui justement, se serait bien vu dans ce rôle là.

Retour sur de curieuses méthodes de travail, mélange de dilettantisme et d’oreilles prêtées à quelques grands reporters. Il inculpe d’abord, Bernard Laroche sur la foi des déclarations de Muriel Bolle, il ne l’interrogera jamais sur le fond. Il le relâche sans le protéger, malgré les mises en garde, il est train de faire un trekking en Algérie quand celui-ci est assassiné par Jean Marie Vuillemin. Alors le juge Lambert change de certitude, c’est Christine Villemin la coupable, forcément coupable. Il l’inculpe, l’emprisonne, est secrètement attiré par elle, voire amoureux dit Patricia tourancheau…25 charges sont retenues contre elle, mais une fois son dossier bouclé, le juge lambert prend une année sabbatique pour écrire « Le petit juge » et devenir une star internationale, consécration, il passe à Apostrophes. Placardisé, il encaisse sans broncher le non- lieu de Christine Villemin en 1993, il ne fera jamais de mea culpa, ne présentera jamais d’excuses, se présentera toujours comme une victime…Dans les notes du juge Simon qui lui a succédé dans l’enquête, et qui viennent d’être révélées, cette phrase : « on reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes ou le désordre intellectuel du juge lambert, écrit-il. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur ».

« Le juge Lambert s’est donné la mort hier » affirment Timothée Boutry et Jean Michel Décugis dans le Parisien, sans attendre les conclusions de l’enquête de la police judiciaire. « C’est un nouveau drame dans cette affaire maudite. C’est peut-être cruel, sans doute excessif, écrivent ils, mais le juge Lambert est devenu le visage de l’échec » de cette affaire encore non résolue 32 ans après les faits.

Dans la presse ce matin Hélène, un cocorico, un souffle fiscal et un mauvais feuilleton

Cocorico, on a les JO ! « Jeux olympiques, c’est gagné ! » s’enthousiasme la dépêche du midi « JO 2024. Paris-IS, presque gagné » à la Une du Midi libre et de la Montagne. Mais attention, pas question de laisser à Paris le slogan « ici, c’est paris » cher au psg, La Provence fait fi de la localisation principale des futurs jeux olympiques, et s’exclame à sa Une « Marseille a les JO !». Oui, Marseille accueillera en effet les épreuves de voile et sûrement des rencontres de foot explique le quotidien. Paris, peut-être un peu, mais Marseille surtout donc !

Même satisfaction de l’autre côté de l’atlantique et même du continent américain, Le Los Angeles Daily News se réjouit que les Jeux reviennent à Paris et à Los angeles, mais QUAND ? les deux villes vont-elles trouver un accord pour savoir qui passera en premier,se demande t il tout de même. Une presse américaine plus prudente que la nôtre, qui semble vouloir croire que le pari est déjà gagné pour 2024. Dans le Figaro, François Xavier Bourmaud revient sur l’aspect politique de ce dossier, et raconte comment Emmanuel Macron « lie l’obtention des JO à son projet politique ».

« Ca a été tout le sens de son allocution hier à Lausanne devant les membres du CIO. En français, puis en anglais, le président vante une France en résonnance avec les valeurs de l’olympisme, « respect, tolérance, ouverture, développement durable ». Il ne cite jamais Donald Trump, mais le message est clair. Encore plus explicite, « signe que la France est prête, Lui, en personne. « Le fait même que j’ai été élu, déclare t il, manifeste que les français sont prêts pour un nouveau sursaut ». Emmanuel Macron ou la renaissance française, c’est l’idée écrit Bourmaud, en toute modestie »

Effet de souffle fiscal maintenant

C’est celui qu’espère provoquer le premier ministre en annonçant ce matin dans les Echos, 11 milliards de baisse d’impôt pour 2018. 11 c’est mieux que les 7 annoncés samedi, et a fortiori, encore mieux que l’absence de promesses d’allègement qu’on avait cru entendre dans son discours de politique générale.

Le Premier ministre explique « c’est dans le courant de la semaine dernière, avec le président de la république, que nous avons décidé d’accélérer le rythme, afin de maximiser les effets économiques de cette stratégie dit-il. Le premier ministre détaille les mesures pour 2018, promet qu’il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat pour les indépendants et les fonctionnaires, et s’engage sur des mesures de « compensation ». Lesquelles ? On ne sait toujours pas. Mais Cécile Cornudet toujours dans les Echos révèle qu’un autre homme s’est peut-être bien glissé dans cette décision : Nicolas Sarkozy, en personne. Le figaro avait révélé hier que le couple Macron avait invité à dîner le couple Sarkozy le 5 juillet, et bien Cécile Cornudet affirme qu’au menu, il y avait les impôts : « l’ancien président, victime en son temps du bouclier fiscal aurait beaucoup poussé pour que l’actuel corrige le tir, et vite ». C’est fait

Le mauvais feuilleton enfin, il y en a plusieurs en fait ce matin, celui d’APB, le logiciel qui laisse 17 000 bacheliers sur le carreau, c’est INADMISSIBLE tonne le Parisien, en très gros et très gras, du jamais vu, il est urgent de revoir la procédure de sélection et d’orientation plaide le quotidien. Feuilleton de la fronde des anti-vaccins qui se poursuit notamment sur les réseaux sociaux nous raconte Libération ce matin, énorme seringue très anxyogène à sa Une, mais Libé qui affirme qu’il faut « Stopper cette contagion »… « comment a-t-on pu en arriver là ? Se demande David Carzon, comment des individualismes ont ainsi pu fissurer la notion de biens collectifs, jusqu’à voir réapparaître des maladies que l’on croyait éradiquées…c’est l’Etat qui a laissé s’installer la défiance envers les vaccins accuse t il. Alors nous voici aujourd’hui dans l’obligation de prendre des mesures, rendre les vaccins obligatoires, mais sans traiter le mal profond. Il faudra beaucoup de pédagogie pour retrouver de la sérénité dans ce dossier » dit il. « ce qui se joue, c’est la question du vivre ensemble, et n’oublions pas l’essentiel, il s’agit de la protection des enfants »

On termine par le feuilleton des jours à venir Marc ? Donald Trump sur les champs élysées vendredi, à l’invitation du président français. Charlie Hebdo en fait sa Une. Dessin de Juin, avec les têtes des 2 présidents au bout des piques des sans culottes. Avec ce slogan « Make 14 juillet great again » !

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