Et avant d'en venir aux affaires politiques, une histoire qui dit elle aussi à quel point nos vies sont devenues transparentes et surveillées au jour le jour. Xavier Delaporte raconte sur Rue89.Ca se passe aux Etats Unis dans a banlieue de Minneapolis. Un père de famille fait ses courses dans son supermarché habituel, la chaine Target, et il vient se plaindre auprès du directeur. Sa fille de 16 ans reçoit régulièrement des publicités de la part du supermarché pour des couches et des habits de bébé. Coup de gueule du père de famille : "Vous voulez la pousser à tomber enceinte à 16 ans ? Le directeur s'excuse platement. Deux jours plus tard, il appelle même pour présenter à nouveau ses excuses. Mais cette fois, c'est le client qui est gêné au bout du fil. "J'ai parlé avec ma fille. Il se passait chez mois des choses dont je n'étais pas au courant. Elle est enceinte, c'est pour le mois d'août"Le supermarché connaissait donc un détail de la vie intime de la jeune fille, que son propre père ignorait. Comment ? Simple. En faisant vos courses, vous racontez toute votre vie. Vous achetez des produits d'hygiène différents depuis quelques semaines, vous avez changé vos habitudes au rayon alimentation.... Ajoutez une carte de fidélité avec nom et adresse, des ordinateurs pour recouper les informations. Et les publicités ciblées arrivent dans votre boite aux lettres. Sans le savoir, vous avez laissé derrière vous beaucoup de données personnellesDans la vie politique aussi, les données circulent Depuis quelques jours, l'actualité tourne autour d'un dictatphone numérique - marque Olympus, acheté à la Fnac en septembre 2007, tout se sait, c'est dans Le Canard enchainé. Un dictaphone, donc, mais aussi des téléphones portables écoutés de très près et un agenda supposé regorger d'informations. Autant d'objets qui nourrissent les dossiers des juges qui instruisent les affaires Sarkozy. Mais depuis hier, à ces objets, il faut ajouter un boomerang, revenu dans la figure du gouvernement. Savait-il que le portable de l'ancien président était écouté et depuis quand ? Aveu de Jean-Marc Ayrault, hier soir sur France 2 : lui et la ministre de la Justice Christiane Taubira étaient au courant depuis le 26 février, confirmant des informations du Canard enchainé, encore lui. Et Manuel Valls savait depuis plus longtemps encore, selon l'hebdomadaire. Pourquoi l'avoir caché, pourquoi avoir menti comme la ministre de la Justice lundi sur TF1 qu'elle ne savait rien jusqu'à vendredi dernier ? Dans Le Parisien, en off, un conseiller du pouvoir panique : "On a un sérieux problème Taubira. Une garde des sceaux prise en flagrant délit de mensonge eput-elle rester au gouvernement ? C'est le merdier". La droite qui crie au complot et au scandale d'Etat depuis quelques jours a trouvé son angle d'attaque : "L'UMP est bien décidé à ne pas lâcher la ministre de la Justice avec cette affaire" écrit le quotidien L'Opinion. Et les éditorialistes sont navrés par cette gauche empêtrée dans des casseroles qui sont celles de la droite à l'origine. Jacques Camus, dans La Montagne : "La gauche s'est prise les pieds dans ses grands principes. A jouer les parangons de vertu, elle a menti pour paraître insoupçonnable. Comme si l'opinion était dupe des manigances de gauche comme de droite." Dominique Garraud sur le même thème, dans La Charente Libre : "A prétendre laver trop blanc dans un dossier aux implications politiques évidentes, François Hollande et le gouvernement risquent d'alimenter la thèse du complot." Cela dit, derrière ce nouveau coup de théatre, il y a bien les affaires Sarkozy. Pas moins de dix juges d'instruction, "la quasi totalité du Pôle financier de Paris accrochée aux basques de l'ancien président" précise encore le Canard. Sept informations judiciaires différentes. "Sarko écouté, Sarko enregistré, Sarko plombé", titre Le Canard. Et dans une tribune sur lemonde.fr et dans Le Monde, en kiosque cet après-midi et demain, le magistrat Denis Salas, s'extrait des polémiques au jour le jour : "L'affaire Sarkozy sonne le glas de l'immunité des élites"."C'est la nouvelle étape d'un long mouvement amorcé depuis les années 90 dans toutes les démocraties. Le petit juge serviteur docile des gouvernants n'est plus. A travers lui, c'est une institution tout entière qui s'avance sur la scène de la démocratie (...) Alors qu'au bas de l'échelle sociale, l'Etat professe la tolérance zéro, les élites ont trop longtemps bénéficié de privilèges."Mais Denis Salas relève un autre élément dans toutes les polémiques du moment : "Ce sont les journalistes qui racontent les détails de la procédure judiciaire. Eux qui campent le scénario et les personnages. Déplacement lourd de conséquence (...) La justice doit expliquer sa propre démarche. Les juges d'instruction ne le peuvent pas. Mais les procureurs le pourraient. Pour cela il faudrait que le lien qui les attache encore au pouvoir politique soit dénoué."Entre la gauche et son bommerang et la droite et ses casseroles, qui paiera la prix des affaires aux élections des jours et des semaines à venir ? On suivra de près ce qui se passera à Issoire, puisque La Montagne ce matin, présente Issoire comme la ville qui vote comme la France. Quoi d'autre dans la presse ?Aloolisme, une dose d'espoir. C'est la une de Metronews. Selon le quotidien gratuit, le baclofène pourrait faire l'objet dans les jours à venir d'une recommandation temporaire de mise sur le marché, en tant que médicament contre l'alcoolisme. A l'origine c'est un relaxant musculaire. Mais selon certains médecins il soigne également la dépendance à l'alcool. Divorce en Bretagne. Selon Le Télégramme de Brest, Christian Gourcuff ne sera plus l'entraineur de Lorient la saison prochaine.

Une nice
Une nice © Radio France
Un gang de voleuse démantelé sur la côte d'Azur. C'est la Une de Nice matin. Quinze jeunes femmes arrêtées. Des vêtements, des chaussures, des parfums, des bijoux... Elle opéraient depuis plusieurs mois dans les commerces avec la complicité de vigiles. 80 boutiques dévalisées. Le préjudice pourrait avoisinner le million d'Euros. Le beau temps est arrivé depuis le week-end dernier, mais l'hiver pourri de pluie et de tempête a laissé des traces. A la Une de La Croix, : "Lendemains de tempête". Les habitants du littoral atlantique ont du mal à se relever. Témoignage d'une habitante de Morlaix, villecinq fois inondée : "Je fais des cauchemars, je rêve de tsunami. Quand il pleut j'ai peur". La France grise, la France qui déprime ? Oui mais non. Car est arrivé CyberBougnat. CyberBougnat, c'est le web mag clermontois et sur l'Auvergne. Et CyberBougnat nous ditque "L'Auvergne est happy". Happy, la chanson et le clip de l'américain Pharell Williams où des anonymes et des stars dansent dans la rue devant les caméras. Dans le monde entier, le petit jeu du moment, c'est de reproduire ce clip dans les rues de votre ville. Et l'Auvergne n'échappe pas à la mode. Sur CyberBougnat, vous pourrez donc constater qu'on se trémousse à Yssingeaux, qu'on s'éclate au Puy en Velay et qu'on kiffe le quasi printemps à Clermont Ferrand. Et Issoire ? Ce matin, Issoire écoute France Inter et dansera ensuite...
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