La France est tout de même un beau pays. Bien sûr, il y a plein de choses qui ne vont pas : pauvreté, chômage, injustices… et, en plus, aujourd’hui, il pleut sur les trois quarts du territoire.

Mais la France est tout de même un beau pays, se dit-on à la lecture du reportage de Mariana Grépinet dans les colonnes de PARIS MATCH… Elle a rencontré des pupilles de la nation.

Avant-hier, le statut de pupille de la nation fêtait son centenaire, et il est unique dans le monde. Un statut créé, au départ, pour permettre la prise en charge des milliers d’orphelins de la Première Guerre mondiale... Puis il s’est étendu aux enfants de gendarmes et aux enfants de policiers tués ou blessés dans l’exercice de leur mission… Et désormais, il s’adresse également aux victimes du terrorisme… D’ailleurs, depuis 2015, et comme l’explique aussi Agnès Leclair dans LE FIGARO, à une écrasante majorité, les nouveaux pupilles de la nation ont été adoptés par la patrie parce qu’un de leur parent a été tué ou blessé lors d’un attentat… CHARLIE HEBDO, l’Hyper Casher, le Bataclan, la promenade des Anglais… 350 nouveaux pupilles de la nation ces deux dernières années…

Un statut unique, disions-nous, et un statut qui donne droit à des aides en tout genre tout au long de la vie… Des aides financières pour la scolarité… Des aides financières pour des soins médicaux… Ou pour l’installation dans un nouveau logement… Des aides psychologiques, aussi… Et ce, « pour que l’horreur n’aient pas le dernier mot », note ma consœur de MATCH, qui a donc rencontré Yohanna, Adrien, Magali, Lise, Laure… Ils racontent ce qu’ils ont reçu… Ils racontent comment la nation a su les aider à grandir… Comment la nation a su combler le manque – le manque matériel laissé par la disparition de l’un ou de leurs deux parents. 

Et puis, ils disent aussi ce que ce statut leur appris… Non seulement que la France est un beau pays : un pays qui, précisément, grâce ce statut de pupille, n’abandonne pas ses enfants. Mais, comme le confient Julien et Caroline, deux jeunes rescapés de l’attentat du Caire il y a huit ans, ce statut de pupille leur a aussi donné une certitude : « La meilleure réponse à apporter aux terroristes, disent-ils, c’est de réussir notre vie. » Et c’est précisément à cela que la patrie les aide : réussir leur vie, malgré les tragédies.

Et dans LE PARISIEN, ce sont des rescapés des attentats du 13 novembre qui se confient. 

Demain, cela fera deux ans, et ils racontent comment ils parviennent à se reconstruire… Difficilement, en l’occurrence. Certains ne parviennent toujours pas dormir sans faire de cauchemars, mais tous disent qu’ils ont reçu un précieux soutien, notamment médicamenteux. Un comprimé miracle, le propanodol, qui, lors de séances avec un psychologue, permet progressivement d’atténuer les souvenirs. Le principe, ce n’est pas d’oublier, mais de faire en sorte que les scènes  traumatiques perdent en intensité… 

Le week-end prochain, 34 victimes des attentats du 13 novembre s’envoleront par ailleurs direction la Guadeloupe pour un autre type de thérapie : du sport et, surtout, de la plongée sous-marine… « Sous l’eau, la fréquence respiratoire diminue, la fréquence cardiaque aussi », explique le coordinateur du projet. « L’enveloppement rassure. Cela facilite la résilience. »

Demain, cela fera deux ans… Deux ans que des terroristes ont semé la terreur à Paris… Et, ce matin, LE JOURNAL DU DIMANCHE nous fait le portrait de ceux que l’on doit craindre aujourd’hui… « Ceux qui menacent la France », c’est le titre à la Une… Et l’hebdo de préciser que le groupe Etat Islamique étant désormais affaibli, le danger, qui reste encore élevé, a maintenant changé de forme… Policiers, magistrats et chercheurs dressent le même constat : Daech n’est plus en mesure de renouveler des attaques coordonnées comme celles du 13 novembre 2015… Mais dorénavant, la menace est ici même, en France, avec des ennemis parfois peu structurés – des individus isolés et souvent très difficile à détecter… 

« L’une de nos plus grosses craintes, confirme ainsi Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’analyse du terrorisme, c’est justement le risque que l’on ne connait pas. » Et il rappelle que ces trois dernières années, 60% des individus qui ont frappé dans l’Hexagone étaient inconnus des services et des fichiers de police. Et puis il y a le cas épineux des prisons : à ce jour, dans les établissements pénitentiaires, on compte autour de 500 détenus très radicalisés, et 1.500 personnes en voie de radicalisation. Nombre d’entre eux auront purgé leur peine en 2020, relève Jean-Charles Brisard, et à cette date, précise le JOURNAL DU DIMANCHE, rien ne s’opposera en théorie à leur libération… 

Cela dit, Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, tente de montrer une pointe d’optimisme. « Face au terrorisme, dit-il, nous sommes mieux armés qu’il y a deux ans, et nous arrivons désormais à déjouer des réseaux qu’on n’aurait pas repéré avant. »

Un autre homme politique fait la Une du PARISIEN : photo de Laurent Wauquiez et cette question : « Lui, président ? » Futur président du parti Les Républicains : ça, ça semble aujourd’hui très probable… Mais ce que nous raconte le journal, c’est que c’est l’étape suivante qui l’intéresse, c’est-à-dire l’Elysée, l’élection de 2022… Avant cela, ceci dit, il faudra rassembler son camp, ce qui n’est pas une mince affaire… Beaucoup, à droite, considèrent que son discours est trop à droite… « Comme Dark Vador, il est passé du côté obscur. Et Patrick Buisson est son sabre laser », assène un juppéiste. Et, en même temps, « Si t’es contre lui, t’es un homme mort », achève un ténor du parti… Et, de fait, ainsi que l’écrit Nathalie Schuck, Laurent Wauquiez est capable d’envoyer des SMS du genre : « Toi, tu es fini. » Un de ses amis le soupçonne par ailleurs de faire exprès des fautes de français, histoire de cacher ses origines bourgeoises et de faire plus populaire… Anecdote du même genre à lire dans L’EXPRESS… Un de ses partisans raconte que lorsqu’il fut élu député de Haute-Loire, « il faisait exprès d’arriver à Paris sans cirer ses chaussures, histoire de montrer qu’il avait les pieds dans la glaise. » En somme, qu’il était donc un gars de la campagne.

A propos de campagne, vous lirez, sur le site du MONDE, une tribune bien sentie de Laurence Parisot. L’ancienne patronne du MEDEF s’adresse à Nicolas Hulot, et elle lui demande d’abolir la chasse à courre. Elle en dénonce tout à la fois le sadisme et la cruauté… 

Sadisme également dans ce nouveau jeu qui inquiète dans certains collèges : « Le jeu du piment ». C’est à lire, ce matin, dans L’EST ECLAIR… Des élèves se présentent dans la cour avec des piments, ils les ouvrent et les projettent dans les yeux ou la bouche de leurs camarades. Les parents sont appelés à se montrer vigilants.

Et puis, pour finir, quelques mots du sensible portrait signé Pierre Vavasseur dans LE PARISIEN... Portrait de la géniale anthropologue Françoise Héritier… A quelques jours de ses 84 ans, elle continue de croire de croire en l’homme comme en l’humanité, et dans un nouveau livre, « Au gré des jours », elle invite à goûter aux bonheurs de l’instant… Par exemple, voir sortir la garde républicaine à cheval et en grande tenue… Ou alors, écouter avec délectation la pluie… Françoise Héritier est fan de « Chantons sous la pluie. » Cela tombe bien, il pleut ce dimanche sur les trois-quarts du territoire… Elle est pas belle, la vie ?

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