Les Français approuvent la grève des enseignants (Sud-Ouest). Les gilets jaunes du Vaucluse veulent dissoudre l'Assemblée (Dauphiné libéré), ceux de Seine-et-Marne veulent marcher sur l'Elysée (le Monde). Libération raconte la guerre du cyberespace que la France veut enrayer, sur un texte de Microsoft rappelle le Monde

La dérive financière de Force ouvrière dans le Parisien...   

Force ouvrière en passe d'être ruinée, nous dit le Parisien dans un dossier truffé de chiffres, Force Ouvrière dont les dirigeants ne s'embêtaient pas en faisant leurs notes de frais, et ce sont, pour des syndicalistes, des chiffres potentiellement infamants que publie le journal... On parle d'une cadre de la confédération, qui le 16 mars 2015 avait laissé une ardoise de 11724,90 euros à Air France, et qui régulièrement allait enrichir la compagnie aérienne... Et elle n'était pas la seule, et les grands chefs ne laissaient pas leur part au chien, plus de 50.000 euros de frais l'an dernier pour l'éphémère patron de FO Pascal Pavageau qui était alors en campagne, et qui, à peine élu a du démissionner pour avoir mis en fiches ses camarades, et qui, démissionnant, a expliqué qu'on avait voulu sa peau parce qu'il allait réaliser un audit des comptes de FO...   Et depuis ça balance, la preuve dans le Parisien, qui  s'attriste de ce qu'on lui fait faire; la faillite d'un corps intermédiaire n'est jamais une bonne nouvelle!   

Tout ceci se lit un matin de grève à l'Education nationale, quand des professeurs font grève contre 2650 suppression de postes et à la Une de Sud Ouest, sondage, les français les soutiennent à 72%, et c'est une première pierre grève dans le jardin du ministre Blanquer, une journée test dit le Figaro. 

Tout ceci se lit quand l'Humanité raconte (après la Nouvelle République) ces deux syndicalistes enseignants l'une de la CGT et l'autre de FO du collège Denis Papin à Romorantin, que le rectorat a suspendu et fait passer en conseil de discipline, ils contestent dans les conseils d'établissement et tout ceci, dit l'Humanité, sent la répression.  Tout ceci se lit quand des mouvements s'échauffent avant samedi prochain 17 novembre, quand il s'agira de bloquer la France. A Orange lis-je sur le site du Dauphiné libéré, où 300 gilets jaunes étaient réunis hier, le porte parole du mouvement réclame la dissolution de l'Assemblée et du Sénat... En Seine-et-Marne, samedi, raconte le Monde,  sur le parking du centre commercial Bay 2 de Collégien, on a parlé de marcher sur l'Elysée, mais sans affronter les CRS et de remettre en cause "tout le système"...    

Et on parle de guerre ce matin... 

Quand dans nos villes et nos villages, on s'est rassemblé hier autour de statues et de photos jaunies qui étaient nos ancêtres... A Brioude racontent la Montagne et la Ruche, on a retrouvé dans un grenier un livre centenaire écrit par une société de gymnastique en l'honneur de ses adeptes tombés au champ d'honneur, et ce livre était au coeur de l'émotion, hier...   Mais nous sommes en 2018 et le Président Macron redoute la guerre qui revient, et ses dénonciations du nationalisme font les Unes et les commentaires du Figaro, du Financial Times du Dauphiné et comme de l'Opinion... Emmanuel Macron qui défend aussi la paix ou le multilatéralisme dans le cyberespace...   

Et c'est une autre guerre qui fait la une de Libération... Froide encore mais qui a déjà commencé depuis plus de dix ans. L'avions-nous remarqué en avril 2007 quand les services publics de la république d'Estonie avaient cessé de fonctionner? Et Libération joue ainsi les historiens du quotidien en pointant les étapes d'un conflit en cours.  Le Monde nous donne une curiosité sur son site pixels... L'appel avait d'abord été rédigé par  Microsoft, dont la cybersécurité est un combat, nos diplomates l'ont réécrit ensuite, mais enfin...  L'Humanité s'étonne, "Macron invente la paix made in GAFAM", est ce raisonnable de "donner les clés de la paix à des capitaines d’industrie et des PDG de multinationales"?   Voilà les ambiguïtés du nouveau monde. Nous ne sommes pas guéris de l'ancien.  

Lisez dans le Figaro pourquoi le 11 novembre n'est pas l'enjeu de l'Allemagne, car le remords du nazisme occulte même le souvenir de la chute du mur de Berlin, masqué par la Nuit de cristal du 9 novembre 1938.. où le pouvoir nazi brûla les synagogues du pays... 

Lisez aussi, dans Sud Ouest, l'odyssée de Andrée Sentaurens, de Mont-de-Marsan, partie en URSS stalinienne à l'aventure dans les années trente et qui fut  prise au piège et fut au goulag entre 1937 et 1954. un historien russe veut traduire ses mémoires, qu'elle avait publié en France, mais on se souvient mieux de Soljenitsyne...   

Deux procès du djihadisme commencent à Paris..  

Devant la Cour d'assises spéciale des mineurs... Le djihadisme qui est cette guerre que mènent d'étranges assemblées, la fratrie Belkhaled, que raconte Libération dans un article désespérant  sur une soeur et cinq frères d'une gentille famille de Vaux en Velin devenus rouages d'une idéologie de mort...  Ou ces jeunes gens de Mulhouse, copains de collège, raconte le Parisien, qui voulaient "se venger de la France" et tuer des policiers.  

Ce sera demain les trois ans de la nuit du Bataclan et des terrasses... La Croix rencontre un rescapé, Jean-Camille,  qui dit ses affres de la reconstruction, qui va avoir un enfant et qui recommence à peine à pouvoir retravailler... L'historien Denis Peschanski raconte dans les Echos que les survivants du bataclan, souvent, ont du changer de travail pour continuer à vivre...  

Il est aussi de jolis instants dans notre société. Un garçon au nom du prophète, Mohamed, est proclamé génie par la Provence, car ce bon élève a eu l'idée de prendre son matelas quand un immeuble près de chez lui a pris feu, et ce matelas pas très épais, a sauvé les familles qui sautaient par la fenêtre..  

Il est de bons instants, et aussi des innocents.  Dans l'Echo républicain, hier à Chartres, des fondus de train électrique se rassemblaient pour une vente aux enchères de petites merveilles, certaines venant de la collection du jazzman Claude Bolling, passionné de modélisme, mais ses petits trains ont un peu été boudés par les amateurs parce qu'ils étaient américains!  Nationalisme, disait le président Macron face à l'américain Trump!

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