Emprunter en euros et rembourser en francs suisses, des épargnant sans méfiance se sont retrouvés dans la dette, Libération. En Inde des popstars chantent contre les musulmans, New York Times, mais un jeune français victime de racisme veut se consoler au pays de Gandhi, le Progrès. Jacky le Mat est mort, la Provence.

On parle d'argent ce matin...

Et on voit dans Libération des Français démunis qui espèrent justice après plus de dix ans, et l'attendent à partir d'aujourd'hui au tribunal de paris, ils sont les victimes des prêts toxiques de "BNP personal finance", qui entre 2008 et 2009 proposait des prêts immobiliers contractés en franc suisses mais remboursables en euros, on appelait ça Helvet Immo, la BNP faisait valoir que le franc suisse était solide mais il l'était trop, et quand sur le marché des changes la monnaie helvétique a grimpé face à la monnaie européenne, les emprunteurs se sont retrouvés face à une montage de dettes. Christian et Ghislaine ne profitent pas de leur retraite, Duong ne pourra pas financer les études de sa fille, Eric n'arrivait plus à payer les mensualités quand sa boulangerie a été inondée... Ce ne sont pas des souffrances de pauvres mais d'épargnants, qui avaient cru au système et à la bonne foi d'une banque qu'ils veulent voir condamnée parce qu'elle ne leur avait rien dit des risques, seul comptait  l'époque l'intérêt de la BNP: les taux d'intérêts suisses étaient bas...

Elles sont les banques aimables à elle-mêmes. Je lis dans les échos que l'autorité des marchés financiers demande 25 millions d'euros au bureau de Morgan Stanley à Londres, qui en juin 2015 aurait manipulé sur les marchés le cours de la dette française qui n'était pas assez haut, elle en avait acheté, elle ne voulait pas vendre à perte...

Mais il n'y a pas que les banques qui savent gérer leurs sous. Libération résume une enquête impressionnante du New York Times, je vous conseille d'aller la lire en entier sur le site du journal américain, qui décrit comment en Europe de l'Est, des puissants des riches accaparent les subventions agricoles de l'union européenne, ainsi le premier ministre tchèque Babis, ou en Hongrie des amis du premier ministre Orban, qui ont acheté à l'ombre du pouvoir des terres agricoles sur lesquels sont tombées des subventions par millions, sous les yeux de petits paysans blousés comme des emprunteurs en franc suisse de la BNP...  

Dans le Figaro, un bel homme aux faux airs de feu le star nicolas II, qui lui connait les règles du jeu et même s'il se dit menacé par l'Etat russe, on n'arrive pas à vraiment s'inquiéter  pour Sergei Pougatchev qui possède à Nice une belle demeure que gardent des chiens Malinois et qui réclame 12 milliards d'euros à la Russie donc à monsieur Poutine,  qui fut son ami quand il était lui un jeune oligarque en Russie dans l'ombre du patriarche alexis et du président Eltsine dont Poutine était l'héritier, les filles de Volodia jouaient avec les enfants Pougatchev qui posséda une banque, des chantiers navals il eut chez nous Hediard, mais il se fâcha avec Poutine et connut la faillite organisée dit-il par l'Etat russe qu'il attaque devant la cour d'arbitrage de La Haye, laquelle cour se déplace spécialement à Paris. Deux procès, Pougatchev et la BNP, deux mondes. Parlant de Russie, j'apprends enfin, dans le Financial times, que pendant la guerre la famille du dictateur syrien Assad, a investi pour au moins 40 millions de dollars dans des appartements à Moscou, les sanctions internationales ne sont rien quand on a les clés du monde...

On parle aussi d'un repas arrosé...

et c'est une autre histoire russe, dans le Monde , qui se souvient que le 24 aout 1993 à Varsovie l'alors président polonais Walesa fit boire le président russe Eltsine dont on vient de parler dans un diner en tête à tête, la diplomatie par d'autres moyens au sortir du diner, Eltsine qui pouvait à peine aligner trois mots fit venir son ministre des affaires étrangères, il bredouilla qu'il était désolé et lui montra  le bout de papier qu'il venait de signer, qui donnait le feu vert à la Pologne pour qu'elle rejoigne l'Otan, ainsi la Russie laissa -t-elle échapper un ancien satellite de l'URSS. ce fut une des humiliations que subirent les russes et qui les éloignèrent de nous. C'est aussi le premier volet d'une série d'articles sur les bouleversements du monde depuis la chute du mur de Berlin...    

Il n'y a pas que la Russie qui se rappelle à nos inquiétudes. Je lis dans le Figaro qu'en Inde, on va construire un temple hindou à Ayodhya, là où une mosquée datant du XVe siècle, qui fut brulée en 1992 par les nationalistes hindous que le premier ministre Modi a depuis conduit au pouvoir, les émeutes après l'incendie avaient fait 2000 morts, pour les fanatiques hindous, le Dieu Ram est né à Ayodhya et les musulmans les avaient spoliés, la cour suprême de l'inde a parachevé l'incendie... Question d'ambiance. En Inde, me dit le New York Times, des groupes en appellent à la haine religieuses, on invoque le dieu ram dans les refrains, des bandes dans les rues tabassent  les musulmans qui refusent de chanter... On ferme sur les yeux sur l'inde dit un éditorialiste du Financial times...

Mais un pays se réduit-il à son gouvernement et ses fanatiques. Ouest France fait le portrait enjoué d'un français qui connait mieux la langue hindi lis je que les indiens eux-mêmes, François-Xavier Durandy écrit les sous-titres en français des films de Bollywood, il pense avoir été indien dans une vie antérieure.. et le Progrès me raconte la force intérieure d'un jeune homme costaud qui souffre encore dans son âme d'avoir été agressé le 1er janvier dernier à Lyon, par dix salopards aux cris de "sale arabe",  Mouâd Maï, 22 ans, a perdu des amis depuis parce qu'il était toxique et déprimé, il se dissimule dans la rue en jogging anonyme, il n'est plus celui qu'il devait être dit cet étudiant  migraineux  amoureux des livres et de la poésie, pour se retrouver, il veut aller en Inde et au Pakistan, il apprend l'ourdou l’hindi et le pendjabi,  et avec une amie, il rêbe du pays de Gandhi, comme s'il n'était pas celui de Monsieur Modi.

Et des soldats pour finir...

Soldats heureux et fiers du 501 régiment de chars de Mourmelon-le-Grand, Marne,  qui vont partir en mission au Liban mais qui en attendant sont allés s'entrainer en allemagne dans des manœuvres avec l'armée américaine et l'union de Reims nous raconte les manoeuvres sur trois pages et la une avec la sage passion des villes et des journaux de garnison, c'est une permanence, une jolie histoire, elles jaillissent ainsi sous l'actualité méchante, comme a surgit une grenouille au détour du grand chantier Nancy Thermal, qui sera en 2022 un ensemble aquatique mais qui est pour le moment le refuge d'une famille de crapauds accoucheurs, des bestioles grosses comme des escargots et qui sont remarquables et féministes, le mâle aide la femelle à accoucher (en lui massant le ventre) et s’occupe ensuite des oeufs qu’il prend en charge jusqu’à l’éclosion.

Exemple à suivre. Hier à 5 h trente du matin  une jeune femme a accouché sur la piste de danse du O’Club à Toulouse me dit la Dépêche, elle était venue se détendre tout s'est bien passé, le bébé aura entrée gratuite à vie, bon départ. Quelques heures plus tard est mort à Aix-en-Provence Jacky Imbert dit « le mat » ou « l’immortel », il était le dernier des grands voyous de Marseille, la Provence lui offre une dernière fois sa part de Une.

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