Un pianiste de Bristol au Royaume Uni dont l’Express évoque la triste complainte, Il s’appelle Luke Howard, 34 ans…

Et sa copine l’a abandonnée… Alors, il installe un piano dans un square de bristol et annonce qu’il jouera du piano jusqu’à ce qu’elle le rappelle… Est-ce romantique ? Et non. « En quelques heures la toile s’embrase, ce n’est pas du romantisme, ça s’appelle du harcèlement, du chantage, un non-respect manifeste de la décision d‘une femme »… Et une nuit, un homme est venu casser la figure de Luke… qui a arrêté de jouer de son piano…

L’express commente… « Si Romeo s’était pris un uppercut tandis qu’il squattait sous le balcon de Juliette », nous aurions perdu une des plus belles histoires d’amour de la littérature…

Et cette histoire conclut et donne la morale du dossier de l’express sur et CONTRE le politiquement correct… Cette volonté minutieuse de protéger chaque individu et chaque groupe défini par son identité singulière… Une évolution que le journal condamne, qui transformerait la société en un catalogue de minorités, on ne parle plus qu’en terme de souffrance et de bourreaux…

Ca se lit, ce n’est pas nouveau mais efficace dans l’accumulation…

Et en même temps c’est curieusement décalé en ce jour où l’ennemi public, dans nos conversations comme dans nos journaux, n’est pas un pianiste amoureux mais un violeur, un bon vieux « porc » à l’ancienne… le porc comme (nous dit Le Parisien) on surnommait Harvey Weinstein à Cannes … cette ville au large de laquelle il aurait partouzé…

Les détails sont dans nos journaux…. qui regorgent de dénonciations, de sidérations et de culpabilité et de lucidité a posteriori…

On parle de manipulation de nos cerveaux dans Society…

La manipulation de nos cerveaux démocratiques… Menacés par Facebook et sa puissance qui échappe au contrôle même de son fondateur… Mark Zuckerberg… « Un équivalent moderne du docteur Frankestein » s’interroge le journal… qu a fabriqué un ministre…. Deux milliards d’utilisateurs, une valorisation à 500 milliards de dollars, le quart du PIB de la France, mais incapable de résister aux dérives et devenu le vecteur du mensonge… Facebook, principale source d’information pour 44 % des américains, mais dont le logiciel ne sait pas trier le vrai du faux…

Society raconte comment un milliardaire ultra conservateur Robert Mercer, a piégé facebook avec ses ingénieurs, pour nourrir les utilisateurs d’informations favorables à Trump et au Brexit…

Le journal cite aussi un journaliste, Adam Schrader, qui était chargé sur Facebook de chasser les fake news… « Il raconte qu’il a été viré sous la pression des media conservateurs en aout 2016… »

Citation de Schrader : « Mark disait à l’époque que 1% des des articles postés sur Facebook étaient peut être faux mais 1% de plusieurs milliards de liens chaque jour, ça fait un sacré paquet d’électeurs »…

Tout ceci est technique ? Mais implacable et terrifiant… Terrifiant aussi le portrait de Zuckerberg… Il se promène actuellement dans l’Amérique profonde pour « sortir de sa bulle », mais reste convaincu que facebook « va supplanter la puissance publique et résoudre les problèmes de l’humanité »

On a moins l’impression d’un démiurge que d’un inventeur dans une fuite en avant…

On a besoin de se poser ensuite et de lire Philosophie Magazine, qui explore jusqu’à la douleur la perte de la Vérité… Comme chaque mois, le journal nous fait tutoyer les philosophes … Elle était disputée par la philosophie, cette vérité… Hegel défendait la certitude de la vérité en soi, quand Nietzsche ne voyait dans la vérité qu’une « multitude mouvante de relations humaines qui ont été poétiquement haussée »… et et Derrida la fustigeait : « La vérité c’est en son nom maudit que nous nous sommes perdus ». C’est plus joli qu’un tweet de Trump… Mais elle agonise aujourd’hui et nous prive d’espace commun. La post vérité n’est pas la déconstruction… et le monde du scepticisme est celui des complots …

On parle politique partisane dans nos journaux….

Et cela semble presque dérisoire, en regard de cette terreur… mais c’est notre pain quotidien… et le pain de nos quotidiens… Le Figaro s’installe en journal de la droite … « La droite est encore bien vivante, la droite n’a pas à avoir honte »… et fait vivre le match interne aux Républicains… Mais dans sa bonne volonté même, entretient une inquiétude…

Au hasard d’un article consacré à Laurent Wauquiez en plein blitzkrieg, on redécouvre la méfiance que le favori de inspire à ses contemporains, y compris a ses amis…

« Même quand il est sincère, il n’est pas cru »

L’autre mystère humain, qui n’en finit pas de tourmenter la presse est celui d’Emmanuel macron… La Croix interroge son libéralisme… Marianne l’étrille, par la voix d’Alain Badiou, encore un philosophe, communiste pour toujours ! « Un flambard, un petit cadre du capital moyen, un bavard bravache. ». Le Point fait le portrait d’un de ses fidèles… Stéphane séjourné… Il n y a pas si longtemps activiste juvénile à Poitiers, qui a investi le macronisme avec quelques amis. « Comme tous les macronistes il pense qu’il suffit d’écraser avec amour les pieds des vieux quoi sont en place » dit le vieux Jean-Paul Huchon…

Nous vivons à nouveau dans un pays où les journaux, dès qu’ils enquêtent, n’arrivent pas à dire du bien des politiques…

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