Tu sais comment siffler Steeve ? N'est-ce pas ? Tu joins tes lèvres et tu siffles. 1944, Le port de l'angoisse. Réplique devenue culte de Lauren Bacall à Humphrey Bogart.Lauren Bacall est morte cette nuit à New York... à l'âge de 89 ans. Elle était glamour, provocatrice écrit ce matin, THE NEW YORK TIMES. Et il y a cette voix rauque, sensuelle. Comme lorsqu'elle chante sous les yeux encore d'Humphrey Bogart dans Le grand sommeil.

LE WASHINGTON POST rappelle que celle qui fut Madame Bogart, fut aussi mannequin. Et fut repérée par la femme de Howard Hawks après avoir fait la couverture du Harper Bazaar en 1943.THE GUARDIAN s'amuse de son franc-parler. Sur la fin de sa vie, elle dénonçait la médiocrité du Hollywood d'aujourd'hui, de la carrière de Tom Cruise aux films Twillight que sa petite-fille l'avait obligé de voir. Ce sont les meilleurs films de vampires que j'ai jamais vu ! disait la gamine. J'avais plutôt envie de me taper la tête avec ma chaussure ! Je lui ai acheté aussitôt acheté le DVD de Nosferatu de Murnau, film muet allemand de 1922. Voilà, ça c'est un film de vampire a dit sévèrement mamy Bacall. Une légende nous quitte. Une femme entre dans la légende. "Je ne pense pas que quiconque qui a un cerveau peut jamais être vraiment heureux." disait Lauren Bacall. On ne sait pas si Maryam Mirzakhani est heureuse au sens où le voyait l'actrice américaine. Mais cette Américaine d'origine iranienne, est entrée hier soir, dans la légende de la médaille FIELDS. C'est la première femme lauréate de la plus prestigieuse récompense en mathématiques. L'équivalent du prix Nobel rappelle le site du POINT. Cette spécialiste de la géométrie des formes inhabituelles, a découvert de nouvelles façons de calculer les volumes d'objets avec des surfaces hyperboliques, comme par exemple, une selle de cheval.A L'EXPRESS qui pose la question cette semaine à sa Une : quelle est votre forme d'intelligence ? Maryam Mirzakhani qui au passage partage la médaille Fields avec trois mathématiciens dont un Français, Arthur Avila... Maryam Mirzakhani apporte une première réponse.

Et décidément ce matin, la revue de presse est une affaire de femmes. L'INDéPENDANT et LE JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE consacrent leur Une aux rugbiwomens françaises. Elles disputent ce soir, face au Canada, la demi-finale de la coupe du monde de rugby. Le stade Jean Bouin où officie habituellement, le Stade Français sera plein. Les bleues sont le coup de coeur du public pour LE FIGARO.Elles vont enfin mesurer en grand, l'incroyable engouement que leur aventure provoque. Leur jeu a tout pour plaire. Contrairement aux garçons, elles osent. Elles font des passes.Le directeur technique national, Pierre Villepreux va plus loin dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. D'abord, elles ne copient pas bêtement les hommes. Il y a chez elles, une dynamique collective qu'on ne trouve pas toujours chez les garçons. Eux, ils pratiquent un rugby programmé, trop stéréotypée. L'avenir du rugby passe par les filles.

Et qui sont-elles justement, ces bleu-es ? Photo de famille pages 6 et 7 de L'EQUIPE. Et entrée dans les coulisses dans LA CROIX. Elles ont une double vie écrit Arnaud Bevilacqua. Toutes ont pris leurs congés d'été pour disputer la coupe du monde. Pas de professionnelles, elles sont étudiantes, profs, militaires, éducatrices ou encore chercheuse au CNRS. Et lorsqu'elles évoluent en équipe de France, elles perçoivent une indemnité journalière 129 euros, pendant le mondial. Durant l'année, elles doivent constamment jongler avec leur emploi du temps. Certaines profitent de la pause déjeuner pour faire leur séance de musculation.Dans le détail, ça donne des guerrières, féminines à l'image d'Assa Koita dont le portrait est à découvrir dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Assa aime la castagne et le maquillage. Regardez-moi ? J'ai une tête ravagée ? On ne perd pas sa féminité en plaquant les autres.Safi N'Diaye, la puissante numéro 8, explique, elle, à L'EQUIPE, comment elle a apprivoisé son gabarit. Quand j'ai commencé le rugby, tout le monde m'a regardé avec de gros yeux genre : "d'où tu sors, t'es un monstre!" Puis on m'a dit : "Non mais Safi, tu fais 1m83, 95 kilos, les filles en face, elles ont peur de toi quand tu arrives à pleine vitesse.En tout cas conclut Geoffrey Clémençon dans LE FIGARO, si elles vont en finale et qu'elles sont sacrées dimanche, elles mettront une sacré pression sur les garçons.

La pression, les athlètes masculins français l'ont déjà aux championnats d'Europe à Zurich. Comme le rappelle L'EQUIPE à sa Une ce matin, Clémence Calvin et Laila Traby ont décroché les premières médailles françaises hier. Argent et bronze au 10.000 mètres. Ca démarre fort. Et ça risque d'aller plus loin si l'on lit Cindy Billaud qui est alignée sur le 100 mètres haies. Cette fille est une tueuse selon Nicolas Herbelot. D'ailleurs, elle s'entraîne avec les garçons. Et pas n'importe lesquels les frères Martinot-Lagarde et Dimitri Bascou, favoris sur le 110 hommes. Faire mes séances avec les garçons dit-elle, c'est idéal. J'aime être en confrontation avec eux. Je fais 100 mètres, eux 110. Je suis en avance sur la ligne de départ. Et mon but est qu'ils ne reviennent jamais sur moi. Ce qui est bien, c'est qu'ils ne le font pas. L'autre jour, j'ai mis une seconde à Pascal Martinot-Lagarde. Il me disait : "C'est pas possible!" Je lui ai dit : "Tu me sous-estimes."

Plus grave, dans la presse aujourd'hui, on retiendra aussi, les différents terrains de conflits dans le monde. */* Avec la guerre sourde menée par le pouvoir égyptien vis à vis des ONG. Elles sont honnies par Al-Sissi. LIBéRATION évoque ce matin, les raids de la police, les arrestations.MéDIAPART raconte comment les responsables de Human Rigth Watch auteur d'un rapport sur le massacre programmé de l'an dernier, ont été refoulés à l'aéroport au Caire./** La stratégie du cheval de troie de Poutine avec le convoi humanitaire pour l'Ukraine. C'est un vrai joueur d'échec dit Olivier Berger dans LA VOIX DU NORD. Il serait temps de juger le président russe à sa juste valeur. Au lieu de tenter de le punir par des sanctions, jouons avec lui.*/ Et puis l'appel un peu utopique de Charles Aznavour dans LE FIGARO pour aider les minorités irakiennes. Le chanteur propose de les accueillir en France, dans les villages laissés à l'abandon. De leur donner des outils pour cultiver les champs et reconstruire ces villages fantômes. Ce serait cela la véritable aide humanitaire dit-il.Un doux rêve... Auquel LA CROIX répond en quelque sorte ce matin. Témoignages de chrétiens d'Irak réfugiés à Besançon depuis 2010. Il a fallu tout reconstruire. Pas simple d'apprendre la langue, pas simple de trouver un emploi. Nos parents s'accrochent malgré les difficultés explique Noora. Rester ou partir d'Irak ? La question ne se pose même pas résume Dominique Grenier dans son édito. Pour l'heure, ces réfugiés sont préoccupés de leur survie. Ils ne sont pas en état de réfléchir à leur avenir.

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