Ce matin dans la presse, une longue interview du cardinal Barbarin, la "théorie du fou" appliquée à Donald Trump, et des prévisions météo peu réjouissantes pour 2050.

 Revue de presse du 13 août 2017 - photo par Olivier Bénis
Revue de presse du 13 août 2017 - photo par Olivier Bénis © DR

Entretien fleuve avec le cardinal Barbarin

"Ma réponse n'était pas à la mesure de l'enjeu", confesse Philippe Barbarin, qui doit être jugé en 2018 pour "non-dénonciation d'agressions sexuelles" dans une affaire de pédophilie impliquant un prêtre de son diocèse, le père Preynat. À la question de savoir pourquoi il n'avait pas appliqué les recommandations de la conférence des évêques de France du début des années 2000, demandant la saisine de la justice dès la découverte de faits de pédophilie, le cardinal explique que ces préconisations étaient faites "pour le présent et l'avenir"... "La question qui s'est posée à moi dans l'affaire Preynat, c'est que remontaient à la surface des faits d'il y a 15 ou 20 ans", explique-t-il. "C'est ce qui a été mon erreur : la non-rétro-activité est une notion juridique, mais pas sociale. On aurait dû appliquer cette loi immédiatement à tous, même pour des faits très anciens".

Extrait de l'interview du cardinal Barbarin dans Le Monde - photo par OIivier Bénis
Extrait de l'interview du cardinal Barbarin dans Le Monde - photo par OIivier Bénis / DR

Même interview mais tout autre sujet, lui aussi brûlant : la question des migrants en France. Le cardinal Barbarin adresse un message solennel au gouvernement sur sa politique migratoire : "cette politique, je ne la comprends pas", s'indigne-t-il. "Un État doit réguler les entrées sur son territoire. Mais une fois que les gens sont là, toute expulsion est une déchirure du corps social. Quand ils sont ici, ils ont le droit de vivre". Un message appuyé par une anecdote qu'il raconte : "Un jour de mars, il faisait encore très froid, un groupe de gens expulsés de leur squat s'est retrouvé devant l'église de Gerland à Lyon. Le curé ouvre l'église, la chauffe pour la nuit, et les paroissiens le critiquent, lui disent que l'église n'est pas un lieu fait pour dormi. Le curé leur répond : "Et la rue, quand il fait zéro degré ?" Nécessité fait loi."

LIRE L'INTERVIEW COMPLÈTE sur le site du Monde

Sujet brûlant (littéralement) dans le Journal du Dimanche

Le JDD nous apprend que la France va devenir une fournaise... Et pas dans un siècle, non, dans 33 ans tout juste, en 2050. Le journal dresse un portrait sombre mais malheureusement réaliste de ce qui nous attend : avec des montées de thermomètre jusqu'à 48° en Bretagne, 55° au nord-est, des pénuries d'eau de plus en plus fréquentes, les mêmes qui ont justifié des arrêtés préfectoraux de restriction dans 82 départements cet été... Sans oublier un risque de feux de plus en plus important, y compris dans le centre et l'ouest de la France, épargnés jusqu'ici.

Extrait du dossier sur le climat dans le Journal du Dimanche - photo Olivier Bénis
Extrait du dossier sur le climat dans le Journal du Dimanche - photo Olivier Bénis

Un constat catastrophique qu'on retrouve dans une interview avec Jean Jouzel, climatologue, qui a l'impression de jouer les Cassandre depuis quelques décennies : "Les scientifiques n'ont peut-être pas été bons, mais on n'arrête pas de sonner l'alarme", regrette-t-il. "Tout a été dit dans le premier rapport du Giec en 1990. Hélas, la prise de conscience ne se fait que par les extrêmes. Plus besoin de faire de catastrophisme : la situation EST catastrophique." Jean Jouzel qui regrette aussi le départ des États Unis de l'accord de Paris, mais surtout pour son effet indirect : "désormais, les autres pays pourront dire : les USA ont quitté le navire, alors pourquoi faire plus ?"

LIRE L'INTERVIEW COMPLÈTE sur le site du JDD

Donald Trump joue-t-il au fou ?

C'est la question que se posent Le Figaro et Le Parisien ce matin, et elle non plus, elle n'est pas si folle, cette question. Alexis Feertchak nous rappelle ainsi qu'il y a cinquante ans, Richard Nixon avait mis au point une théorie diplomatique pour tenter de mettre fin à la guerre du Vietnam."J'appelle ça la théorie du fou", expliquait-il alors à son conseiller Bob Haldeman. "Je veux que les Nord-Vietnamiens croient que j'ai atteint le point où je pourrais faire n'importe quoi pour mettre fin à la guerre. Nous leur ferons passer le mot: “Pour l'amour de Dieu, vous savez que Nixon est obsédé par le communisme. Nous ne pouvons pas le contrôler lorsqu'il est en colère, et cet homme a la main sur le détonateur.” Et Hô Chí Minh en personne sera à Paris dans les deux jours, implorant la paix."

Extrait de l'article sur "la stratégie du fou" dans le Parisien - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur "la stratégie du fou" dans le Parisien - photo par Olivier Bénis

Évidemment, l'Histoire ne lui a pas vraiment donné raison. Mais Quentin Laurent dans le Parisien nous l'affirme :"il est notoire que l'actuel locataire de la Maison Blanche apprécie cette "madman theory" : "Je veux être imprévisible", c'est son mantra." Reste à savoir si cela peut être efficace dans le cas de Donald Trump... Comme le dit Philippe Moreau-Defarges, chercheur à l'Ifri : "Quand quelqu'un jou la folie, on ne sait pas toujours dans quelle mesure il est ou n'est pas fou."

LIRE L'ARTICLE sur le site du Figaro

Le Parisien s'intéresse ce matin à la "Brigitte Mania"

Voilà qui va rassurer ceux qui s'inquiétaient hier quand j'évoquais la chute d'Emmanuel Macron dans les sondages : la popularité de sa Première dame est, elle, inédite ! On apprend même, dans le Parisien, que des t-shirts d'une marque branchée lui rendant hommage sont partis comme des petits pains, plus vite encore que lors d'une opération similaire consacrée à Beyoncé... "First lady Brigitte" qui rhabille "Queen B", c'est vous dire l'ampleur du phénomène.

Extrait du dossier sur Brigitte Macron dans Le Parisien - photo par Olivier Bénis
Extrait du dossier sur Brigitte Macron dans Le Parisien - photo par Olivier Bénis

Ce que croit savoir le journal, c'est que cette popularité, Emmanuel Macron compte bien en profiter. Illustration avec la visite officielle de Rihanna, fin juillet, que Brigitte Macron a accueillie avec son mari. "Dans l'esprit des gens, Brigitte, c'est Emmanuel", explique un spécialiste de l'image. "Ça permet au président de na pas avoir l'air de faire du marketing, tout en s'affichant par procuration aux côtés d'une star internationale. Ça génère un sentiment de sympathie." Reste à passer de l'image à la parole : ça devrait se faire à la fin du mois, peut-être même avant, d'après les rumeurs dans la presse féminine. On attend de voir, pardon, d'entendre.

LIRE LE DOSSIER sur le site du Parisien

Le quotidien des livreurs Deliveroo

Ils étaient une cinquantaine à manifester à Paris contre le nouveau système de rémunération du service de livraison de nourriture... "Les forçats du bitume" comme les surnomme Libération. Avec surtout, ce patron toujours dans la poche, via le smartphone qu'il faut régulièrement consulter pour ne pas rater une course. Vingt minutes avant le début de la manif de vendredi, un des jeunes y "jette régulièrement des coups d’œil"... "À 18h45, son téléphone vivre : j'ai une commande, je reviens dans quelques minutes. Quand il revient une quinzaine de minutes plus tard, il affiche un air satisfait. Il se déconnecte de l'application. Il n'est officiellement plus en service." Les livreurs vivent aussi dans une compétition permanente entre eux, pour obtenir les fameux créneaux de livraisons tant convoités. "Les plannings sur lesquels les coursiers doivent s'inscrire pour réserver des créneaux sortent à 8h chaque mercredi", explique l'un d'eux. "À 8h03, ils sont complets à 70 %. Et à 96 % à 8h10."

Le combat qu'ils ont lancé, ils disent le vouloir bien plus large, contre "l'ubérisation de toute la société". Un système qui, pour un des livreurs interrogés, "ne produit pas du travail, mais détruit le travail". Quand il bosse 35 heures par semaine, il gagne environ 600 euros par mois.

LIRE L'ARTICLE sur le site de Libération

Une vision très pragmatique de l'amour

Avec cette jolie histoire au Japon (enfin jolie, je vous laisse juger) : celle de l'agence Ginza Ladis 1, spécialisée dans les affaires privées, comme dans détective privé, celui qui vous envoyez récolter des preuves de l'adultère de votre conjoint pour pouvoir demander le divorce. L'agence propose désormais un service permettant à l'inverse de sauver votre couple. Le concept : vous embauchez une personne chargée de se rapprocher de l'amant ou amante de votre partenaire volage... "Une fois la confiance établie avec la cible, le nouvel ami s'efforce de la convaincre de mettre fin à son aventure avec l'infidèle."

Extrait de l'article sur l'agence qui sauve les couples au Japon, dans le magazine du Monde - photo par Olivier Bénis
Extrait de l'article sur l'agence qui sauve les couples au Japon, dans le magazine du Monde - photo par Olivier Bénis

Une mission qui peut demander des moyens colossaux : dans certains cas, la société recourt à des acteurs professionnels, loue des appartements ou même un hélicoptère, pour mettre en scène des situations propices à établir cette fausse complicité. Elle revendique 400 agents secrets prêts à faire rompre votre compagnon avec sa maîtresse. Comptez quand même entre 2.900 et 65.800 euros pour que ça fonctionne... Mais après tout quand on aime, on ne compte pas !

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