En France, nous dit La Croix, les expérimentations se multiplient

Le quotidien commence par décrire ces images sidérantes des manifestations qui ont lieu en ce moment à Hong-Kong.  Depuis la foule, des rayons lasers pointent en direction des policiers, pour les éblouir. Sur les visages, des masques. Et au-dessus des têtes, des ombrelles et des parapluies. "Le kit indispensable, écrit La Croix, pour se prémunir contre les dispositifs de reconnaissance faciale." Et si la France est encore très loin de faire un tel usage de ces technologies, les expérimentations se multiplient.  Une des dernières en date, à Nice, lors du Carnaval, en février. "Urgence d'un débat, nous dit La Croix, d'autant plus que le gouvernement travaille à un emploi encore plus massif de cette reconnaissance faciale, via une application, nommée Alicem." Développée par le ministère de l'intérieur, elle permettra, dès 2021, à chacun de prouver son identité sur internet.  Juste avant, il faudra enregistrer une petite vidéo de votre visage : cligner des yeux, bouger la tête.  Des données ultra-personnelles... Et que se passerait-il en cas de fuites ? Ou si dans quelques années, un gouvernement moins regardant sur le droit des citoyens décidait de les utiliser pour identifier des manifestants, ou opposants, comme à Hong-Kong ? Questions posées par la Quadrature du Net, qui a déposé un recours contre ce dispositif. "Les progrès sont-ils... des progrès ?" s'interroge La Croix. "Un des grands enjeux de notre temps, écrit Guillaume Goubert dans son éditorial, est de savoir si les hommes vont apprendre à renoncer à certains progrès ou, du moins, à en limiter strictement l'usage."

Un progrès, qui justement, a fait un bide : le bitcoin

Il devait libérer les échanges, nous émanciper des banques et de la finance, mais c'est l'inverse qui s'est passé. Dix ans après sa création, le bitcoin est devenu un nouveau moyen de spéculer et de manipuler les marchés. Les mots sont de Jake Adelstein, seul journaliste occidental à avoir enquêté sur le monde du bitcoin au Japon, cité dans Libération. Passionnant article écrit comme une enquête policière, autour de l'insaisissable créateur du bitcoin, dont on ne connaît que le pseudo : Satoshi Nakamoto. D'un développeur californien de génie, en passant par un expert en cryptographie, un businessman australien ou un ingénieur à la retraite... en réalité, une dizaine de candidats sont suspectés de se dissimuler derrière le personnage.A défaut de connaître son indentité, qu'il soit une seule personne ou même un collectif, écrit Libération, on sait qu'il est potentiellement très riche : il aurait amassé plus de 8 milliards d'euros

8 milliards... de quoi, pourquoi pas, financer une partie des travaux de Notre Dame

Le chantier de la cathédrale à la Une de Libération ce matin, qui titre : Les Bosseurs de notre Dame, alors que commence aujourd'hui la décontamination au plomb du parvis et de de ses alentours. La décontamination, justement... et ce qui semble être les ratés du Ministère de la Culture, qui a laissé pendant 3 mois, nous dit Mediapart, les salariés du chantier exposé au plomb. Documents à l'appui, Pascale Pascariello, révèle que depuis le 9 mai, au moins 9 alertes, rapports et courriels, ont été adressés au ministère par l'inspection du travail et les ingénieurs de la Caisse Régionale d'Assurance Maladie. Or, la suspension du chantier n'est intervenue que le... 25 juillet, sur décision du préfet de région. Décision donc, prise à l'encontre de la rue de Valois, davantage préoccupé, je cite Mediapart, "de finir en 5 ans la cathédrale, très chère au président Macron."

Autre préoccupation des autorités : lutter contre la prolifération des trottinettes en libre-service !

Les initiatives se multiplient pour dénoncer un encadrement insuffisant de ces engins en ville...  Trottinettes et sécurité : de l'électricité dans l'air, titre en une la Provence.  Piétons, fuyons ! écrit Philippe Schmit dans son éditorial.  "Ici, à Marseille, le code de la route était déjà optionnel, et ce n'est pas un arrêté qui va freiner les trottinettes.  Et il faudra faire…sans compter sur la sagesse des utilisateurs. Le bons sens est la chose du monde la mieux partagée écrivait Descartes. Il était sans doute ironique, écrit la Provence, certainement pas Marseillais..." 

Les trottinettes électriques, qui finissent parfois dans l'eau, du Vieux Port, ou de la Seine...  C'est fou tout ce qui peut remonter avec la pêche à l'aimant ! Un loisir en plein boom et à priori inoffensif, dit Le Parisien Aujourd'hui en France, mais qui inquiète la Sécurité civile. En cause : les obus et autres engins explosifs remontés de l'eau.  Comme samedi, à Nantes, quand un obus de mortier a provoqué la paralysie du centre-ville pendant une heure. En mai, un pêcheur s'est grièvement brûlé, toujours à cause d'un obus, dans la Somme. Résultat : la sécurité civile alerte et rappelle que l'activité est illégale.

La pêche, la traditionnelle cette fois, avec fil et bouchon, rendue de plus en plus difficile par la sécheresse  

Triste rengaine à laquelle on finirait -presque- par s'habituer. La sécheresse n'en finit pas, à la Une de la République du Centre. Et les quelques pluies tombées ces derniers jours dans le Loiret ne suffisent pas à renverser la tendance. Les poissons souffrent, nous dit le quotidien : lors des pics de canicule, la température de la Loire, dont le débit est extrêmement bas, est montée jusqu'à... 30° ! Résultat : les poissons risquent l'asphyxie. Il n'y aura déjà pas de génération 2019 de brochets, et dans la Cléry, près de Ferrières en Gâtinais, les truites sauvages sont elles aussi menacées. A Orléans, une partie des quais de Loire est désormais fermée : pas assez d'eau, il faut prévenir les risques de chute des piétons et des cyclistes ! Alors évidemment, dans ces conditions, les pelouses verdoyantes des golfs deviennent une illusion. Avec les restrictions d'eau, le green est jaune. Et les joueurs ne sont pas contents, explique le directeur du golf de Marcilly, car la balle rebondit et glisse plus que d'habitude ! Mais est-ce réellement inhabituel ? continue la République du Centre...  Pas pour tout le monde. Car les golfs britanniques, eux, arrosent peu et suivent les saisons. Les joueurs prennent cet élément en compte et adaptent leur jeu.  Le golf des Aisses, à La Ferté Saint-Aubin, a décidé de fonctionner de cette façon. Son directeur arrose, dit-il, juste le minimum pour que l'herbe ne meure pas

On poursuit cette revue de presse avec un conseil pour les baroudeuses  

Voyager seule, en toute sécurité.  Conseil à la une de Ouest France ce matin.  Qui propose aux femmes de découvrir une plateforme, La Voyageuse. Même principe que le couchsurfing, le logement chez l'habitant, sauf que là, le site internet ne met en relation... que des femmes. Sandrine Gaspard, Atsem l'année (en école maternelle) et grand voyageuse l'été, s'est inscrite, après plusieurs déconvenues. "Souvent, lorsqu'on est une femme qui voyage seule, explique-t-elle, on véhicule l'image de quelqu'un qui est ouvert d'esprit. Dans certaines cultures, ou avec certains hommes, cela leur laisse penser qu'ils peuvent tenter leur chance... Sauf, que non. Quand je loge chez des femmes, je me sens plus en confiance", dit-elle. De son côté, le co-fondateur de la plateforme explique ne pas être pour la séparation des genres, mais que son site peut permettre à des femmes qui ont des appréhensions à voyager seule de se lancer.   

Voyager seule, et pourquoi pas direction... Édimbourg ?   En ce moment, le couchsurfing sera sans aucun doute la meilleure solution, tant tout est complet au mois d'août.  La cité de Walter Scott voit sa population doubler, en été !!  Le Fringe, festival de théâtre de rue, équivalent démesuré du Off d'Avignon, bat en ce moment son plein. C'est à lire dans la Croix. Adaptations de Shakespeare, concerts pop, performances comiques et caustiques satires du Brexit...  On y trouve de tout. Le programme tient dans un catalogue de 454 pages. C'est le plus grand festival d'Europe, et c'est jusqu'au 26 août.

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