(Nicolas Demorand : "A la Une aujourd'hui : les conséquences de la pollution sur la santé des petites filles")... Aux Etats-Unis, une étude a été menée sur plus de 1100 fillettes vivant dans trois régions différentes. Elle est commentée dans Le Quotidien du Médecin et sur LePoint.fr... Dans les urines de ces petites filles, on a trouvé, à des taux élevés, des phénols, des phtalates et des phytoestrogènes. Ce sont trois classes de polluants. Ils ont des effets notoires sur les hormones. Dans Le Quotidien du Médecin, le Pr Charles Sultan, du CHU de Montpellier, fait le lien avec un phénomène qui préoccupe de plus en plus les médecins : des épidémies de puberté. Dans certaines régions, elle commence chez des enfants de 8 à 9 ans. Pour le professeur, les taux de produits polluants relevés dans cette étude peuvent perturber le développement de la puberté et augmenter plus tard le risque de cancer du sein. Cette enquête fournit des arguments très forts pour une réduction, sinon une interdiction, des polluants en général et des pesticides en particulier. Les médecins : on en parle dans Le Figaro, Le Parisien-Aujourd'hui et Le Progrès de Lyon, pour d'autres raisons... Dans Le Progrès, constat classique : il y a "de moins en moins de médecins en Rhône-Alpes". Une majorité a plus de 50 ans. Le nombre des inscrits a chuté de plus d'un tiers en 30 ans. Constat classique. Ce qui l'est moins, c'est celui établi par Le Figaro à partir d'une même série de chiffres fournis par l'Ordre des Médecins... Les jeunes diplômés s'installent de moins en moins en libéral. Ils préfèrent être salariés : salariés d'un hôpital, d'un labo pharmaceutique ou d'une maison de retraite. 10% seulement des jeunes toubibs choisissent aujourd'hui de visser leur plaque. Et, parallèlement, de plus en plus de médecins expérimentés dévissent la même plaque pour devenir remplaçants. Voilà un nouveau signe de malaise des hommes et femmes au stéthoscope. L'un des éléments d'explication, c'est sans doute, à tort ou à raison, qu'ils estiment ne pas gagner assez bien leur vie. Le Parisien rappelle qu'une partie d'entre eux a entamé hier un mouvement de protestation pour obtenir la consultation à 23 € et non plus 22. (ND : "Mais, à la rubrique Economie & Société, les deux grands dossiers, ce matin, sont les retraites et la présidence de France Télévisions")... Les retraites... C'est parti depuis hier... A la Une de L'Est Républicain, le dessinateur Philippe Delestre résume à sa manière le boulot monstrueux qui attend le ministre de l'Emploi Eric Woerth. Il s'apprête à entrer dans un labyrinthe plein de chausse-trappes, de marteaux et d'engins de torture. Il hésite un peu, mais Nicolas Sarkozy le pousse dans le dos : "Mais si, mais si Eric, ça va aller tout seul". Alors que les concertations ont commencé hier, la presse est plutôt sceptique. "Les syndicats craignent une réforme expéditive", titre La Tribune. Libération s'intéresse aux divisions du PS sur ce dossier. Et puis, à nouveau dans La Tribune, on trouve un édito stimulant. Il est signé Sophie Gherardi. C'est titré : "Retraite : où sont les jeunes ?". Elle relève que les négociateurs reçus hier et le ministre lui-même ont tous plus de 50 ans. "Mais où sont les générations des 20, 30 et 40 ans ?", demande l'éditorialiste. "Car les jeunes générations ont des raisons de se méfier : la précarité, c'est pour elle ; le chômage, pour elle ; les prix exorbitants du logement, encore elle... Les syndicats, estime-t-elle, ne défendent pas les jeunes pour l'accès au marché du travail. Pourquoi les défendraient-ils dans la réforme des retraites ? Les entreprises, grandes pourvoyeuses de stages gratuits et de CDD à rallonge, idem. Le gouvernement, idem... Dans les négociations qui s'ouvrent, les principaux payeurs ne sont pas représentés. Pourtant, ce qui va se décider va influer sur leur pouvoir d'achat, la durée de leur vie professionnelle et leur propre retraite". (ND : "L'autre dossier, c'est donc France Télévisions")... "Sarkozy passe en régie", titre Libération. Il envisage donc de nommer Alexandre Bompard, actuel patron d'Europe 1, à la tête de France Télévisions. Pour Libé, il veut accroître sa mainmise sur l'audiovisuel. Selon le journal, Alexandre Bompard est le patron d'une station amie du pouvoir, détenue par Arnaud Lagardère, auto-proclamé "frère du Président". D'où ce titre : "France Télévisions, plus belle la vis". A moins que Nicolas Sarkozy change d'avis. Car, selon Mediapart.fr, les fuites dans la presse sur ce dossier, avant la nomination, ont mis le Président très en colère. Réunion houleuse ce week-end : il a reproché aux quelques personnes qui étaient au courant d'avoir trop parlé. La nomination était initialement prévue aujourd'hui : le chef de l'Etat a décidé de la reporter. Pour Mediapart, il reste acquis que Nicolas Sarkozy veut porter son protégé Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions. France Télévisions : dossier très sensible... La privatisation de la régie publicitaire est en cours. Libération rappelle les propos du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand : "Cela pose un problème déontologique"... allusion aux conflits d'intérêt qui entachent ce dossier. On en a déjà parlé dans cette revue de presse. Autre prolongement d'un sujet déjà évoqué. C'était hier : le reportage du Monde.fr sur la rééducation des personnes lourdement handicapées après un accident... A la Une du Parisien, ce matin : les enfants et adolescents lourdement handicapés... 13.000 n'ont pas de place dans les centres spécialisés. Témoignage d'une maman d'un petit Augustin... Il a 6 ans. Il est atteint d'une maladie génétique. Cela fait deux ans qu'elle cherche une place pour lui. Humour noir de Ranson, le dessinateur du Parisien... Deux messieurs en costume regardent un petit garçon dans un fauteuil roulant. Quand on lui demande ce qu'il veut faire plus tard, il répond : "Simplement aller à l'école". (ND : "Quoi d'autre dans la presse ?") "SNCF : ouvrez enfin le dialogue !" : c'est la Une de L'Humanité. Septième jour de grève. La direction refuse de négocier sous la pression de la grève. Même si elle n'est pas massivement suivie, elle n'est pas négligeable, loin de là. Un peu plus d'un quart de grévistes hier chez les contrôleurs et les conducteurs, selon la direction. Ce week-end, c'était la pagaille, en particulier dans le sud. Mea culpa de la SNCF dans les colonnes du Parisien : "On s'est aperçu, la veille du départ, que certains trains réservés à 100% ont été annulés". Ces couacs ont coïncidé avec le début de la période scolaire dans la zone A. Sur le Bondy Blog, une révélation à propos du reportage sur le trafic de drogue à Tremblay-en-France, il y a quinze jours, sur TF1... Le médiateur de quartier qui a aidé les journalistes révèle qu'il les a trompés : les dealers qui apparaissent dans le reportage sont bidons, à part un : "Je n'étais pas assez bête pour prendre le risque de présenter de vrais dealers à TF1". Et puis une petite claque sur les grosses têtes... La menace de Raymond Domenech dans L'Equipe aujourd'hui : il demande aux stars de l'équipe de France de mettre leur ego en veilleuse. Ceux qui ne passent plus de portes sont menacés de ne pas être sélectionnés pour le Mondial. Lucide, le sélectionneur des Bleus reconnaît que, entre les blessés et les joueurs en méforme, si la compétition commençait aujourd'hui, on ne serait pas au mieux. Thierry Henry, désormais remplaçant dans son club de Barcelone, garde la confiance de Domenech : "Titi est un grand joueur". (ND : "Et puis scoop à la Une de L'Osservatore Romano, le quotidien officiel du Vatican")... Ca va mieux entre les Beatles et Jésus. Pour les 40 ans de la séparation du groupe, L'Osservatore Romano publie un long texte intitulé "Les sept ans qui ont révolutionné la musique". Le Figaro en fait son Histoire du Jour... Quand, en 1966, Lennon avait décrété les Beatles plus célèbres que Jésus-Christ, le Vatican n'avait pas apprécié. C'est oublié. "C'est vrai, écrit le journal : ils ont consommé des stupéfiants. C'est vrai : dans un excès de fanfaronnade, ils se sont dits plus célèbres que le Christ. Ils se sont amusés à lancer des messages mystérieux, parfois sataniques. Certes, ils n'étaient pas le meilleur exemple pour la jeunesse, mais pas non plus le pire. Et quand on écoute leurs chansons, tout cela apparaît loin et insignifiant. Leurs mélodies restent des bijoux précieux. Elles continuent à nous émouvoir". Voilà donc le rebelle John Lennon réhabilité, lui qui n'aimait rien tant que choquer les institutions. La famille royale d'Angleterre s'en souvient : en 1963, Lennon avait joué devant elle et avait lancé cette phrase : "Les premiers rangs peuvent taper dans leurs mains. Les autres n'ont qu'à secouer leurs bijoux"... Bonne journée...

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