Excusez-moi... c'est pour un renseignement.... C'est où, la droite ? Première à gauche . Ah bon... Eh oui... Ainsi va la politique, en ce moment... La droite joue à gauche... et la gauche regarde, impuissante. Dominique de Villepin et ses propositions pour l'emploi... Ses mesures salariales pour les fonctionnaires... L'intéressement pour les salariés... Et surtout, son fameux contrat d'accompagnement pour les chômeurs... "La droite pêche à gauche", proteste "Libération" qui, après avoir souvent dénoncé la casse sociale de la droite, parle maintenant du "casse social". "Ils ont volé la Sécurité sociale professionnelle à la gauche... L'une des rares idées fortes qu'elle avait dans la poche pour 2007... Championne de la matraque, la droite ambitionne d'étendre sa protection au social", écrit Jean-Michel Thénard, qui parle de "simple concours de beauté sociale" entre Villepin et Sarkozy. Et alors ? répond Nicolas Barré dans "Le Figaro"... Au-delà des stratégies personnelles, sur lesquelles il est facile d'ironiser, on retiendra que l'émulation, au sein de la majorité, se porte bien... Si bien, même... Que l'imagination, en matière sociale, est désormais de droite, et que le conservatisme, lui, est de gauche... La rivalité a du bon, conclut l'éditorialiste du "Figaro". Il n'en reste pas moins que dans le match Villepin-Sarkozy, la politique sociale est un enjeu, en même temps qu'un instrument de surenchère, estime Camille Ollivier dans "Le Républicain Lorrain"... Ce que "Le Parisien" traduit sobrement, dans son titre : vaste programme, destiné à conforter l'image sociale du Premier ministre... Tu parles... C'est "un nouveau contrat pour mieux exploiter les chômeurs", objecte "L'Humanité". Pendant ce temps, en France, Jacques Chirac reçoit, Jacques Chirac répond... Il répond aux lecteurs du "Parisien", qui lui ont posé 50 questions la semaine dernière. Eh bien, ses réponses, le journal les publie aujourd'hui même, non sans nous raconter comment le Président a reçu les lecteurs à l'Elysée... C'était par ce beau matin du 6 décembre... Etonnant Chirac qui, ce matin-là, fait son âge, bien sûr, mais tient une jolie forme, témoigne "Le Parisien"... Il ne ressemble pas à l'homme prétendument éreinté dont se moquent, ces jours-ci, les esprits forts du tout-Paris... Il faut dire qu'il a flairé la bonne opération de communication, remarque "Libération", trouble-fête... "Libé" qui note aussi qu'il a mouché Sarkozy. Comment ?... Oh, il suffit de lire la réponse à LA question qu'il ne fallait surtout pas oublier de poser... "Quelle est votre position face au mot utilisé par Nicolas Sarkozy pour désigner les jeunes ?"... Réponse : "En politique, le choix des mots est évidemment essentiel... Quand une personne commet un délit ou un crime, c'est un délinquant ou un criminel... C'est la loi qui le dit... Ce sont ces termes qu'il faut employer... C'est cela, la République". Voilà pour la leçon... Il y a donc les 49 autres réponses, et ces photos, où l'on voit un Président mains dans les poches, souriant, devant 50 Français qui n'en reviennent toujours pas d'être là... En témoigne la réaction de l'un deux, Bernard, encore tout ému... "Quand je suis rentré dans la cour de l'Elysée, j'ai eu un choc... Chirac aussi m'a impressionné... Il nous a remerciés d'être venus, comme l'aurait fait un voisin". On en a beaucoup parlé, et on n'a pas fini d'en parler... De ce fameux amendement de la loi du 23 février 2005... Celui qui reconnaît un rôle "positif" à la colonisation... Et aujourd'hui encore, on peut se poser la question... Comment se fait-il qu'un article comme celui-là ait pu être adopté sans susciter la moindre réaction lors de son examen au Parlement, il y a deux ans ? Voilà en effet une énigme qui mérite relecture des procès-verbaux en séance à l'Assemblée. D'où cet article du "Monde", intitulé "Genèse d'un amendement contesté". On y découvre comment, de séance en séance, de rapport en projet de loi, on en est arrivé là... Sous la houlette, notamment, d'un certain Christian Vanneste, député UMP du Nord, qui s'est déjà illustré sur un autre dossier (on y reviendra)... C'est donc ce député-là qui est l'auteur, au mot près, de ce sous-amendement qui dit (je le cite) que "les programmes scolaires devront faire connaître à tous les jeunes Français le rôle positif que la France a joué outre-mer". Et c'est ainsi que, le 10 février 2005, une date à retenir... Ces mots s'inscrivent dans le texte définitif... Un texte qui arrive en deuxième lecture, et qui n'est plus soumis à discussion... Ensuite, il n'a plus qu'à être promulgué... C'est l'histoire d'une bombe à retardement. Alors, ce Christian Vanneste, c'est "France Soir" qui en parle également, car il comparaît aujourd'hui devant le tribunal de Lille... Il faut dire que l'élu du Nord s'était fendu, dans le grand journal de la région, "La Voix du Nord", de quelques phrases comme : "Je ne dis pas que l'homosexualité est dangereuse... Je dis qu'elle est inférieure à l'hétérosexualité... Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité"... Parce que, pour lui, le modèle social, c'est celui du mariage hétérosexuel et de l'éducation des enfants... Ca s'appelle "injures commises envers un groupe de personnes, en raison de son orientation sexuelle"... Vanneste va donc devoir s'en expliquer au tribunal. C'est à lire dans "France Soir"... Ce journal en respiration artificielle, mais qui au moins a des raisons de ne pas se sentir seul... Sur le thème : "France Soir doit vivre"... 250 personnalités ont signé une pétition, que le journal publie aujourd'hui... Alors, ça va de Jeanne Moreau à Olivier Besancenot, en passant par Pierre Cardin ou Alain Delon... Artistes, politiques, journalistes, avocats, sportifs... Ils ont tous signé. Serge Faubert, bonjour... Vous êtes rédacteur en chef de "France Soir"... Ca doit vous faire chaud au coeur... Nous sommes le 13 décembre... Où en êtes-vous exactement ?... * L'échéance... On va terminer par un phénomène très tendance... Votre voiture entièrement recouverte de pub... C'est une façon de gagner de l'argent sans rien faire, ou presque... De 70 à 300 euros par mois... Figurez-vous qu'il y a beaucoup de candidats, et peu d'élus finalement. C'est "Libération" qui s'intéresse à ce sujet, et qui nous dit qu'un type qui a une vieille Renault 5 et qui habite à la campagne... Eh bien, ça ne va pas être facile pour lui... Et pour cause : les sociétés qui collent ces pubs sur les voitures des particuliers consentants travaillent à 90% avec des Smart. Mais alors, que de contraintes ! La société "Moving Pub" ne le cache pas : les conducteurs-sandwich doivent faire 800 kilomètres par mois... Nous devons toujours savoir dans quel quartier la voiture est garée... On peut même installer des GPS, sur demande de l'annonceur. Et si ça ne suffit pas, on a le droit d'appeler le conducteur pour lui demander où est la voiture. De toute façon, ils ne font pas ça que pour l'argent, affirme le directeur d'une autre agence... Ils font ça pour personnaliser leur véhicule... Pour le "fun". Ben tiens !... Quand vous vous retrouvez, pendant un mois, avec, sur le capot, un autocollant en forme de moule géante pour faire la pub de Jean-Marie Bigard au Stade de France... Ca ne doit pas être drôle tous les jours... Comme un sketch de Bigard... Bonne journée... A demain...

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