La grande claque au blabla écolo... La preuve qu'entre les discours et les actes... y a de la place... un boulevard... un gouffre... un trou dans la couche d'ozone... Quand les associations de défense de l'environnement notent les partis politiques au pouvoir... le résultat est sévère... Et le rappel tombe à point nommé... juste au moment, explique Le Monde, où les prétendants à l'Elysée se livrent à une surenchère de promesses électorales en matière d'environnement... Les performances des partis politiques au pouvoir, publiées hier, sont affligeantes... 4,5 sur 20 pour l'UMP... Le PS arrache 6,5... Seuls les Verts décrochent une note supérieure à la moyenne, mais guère flamboyante : 11 sur 20... Alors cette coalition d'associations écologistes, baptisée L'Alliance, a défini 24 décisions stratégiques indispensables... puis a mesuré le chemin à parcourir... Et Les Echos donne quelques exemples... Sur le réchauffement climatique, les experts préconisent de rénover 400.000 logements anciens par an... Le PS avait lancé un programme... Il n'a pas été suivi d'effets... Côté UMP... la transposition a minima des directives européennes sur l'efficacité énergétique et la suppression d'une partie des subventions en faveur des transports en commun... Alors bien sûr, on peut critiquer... C'est Patrick Fluckiger qui le dit dans L'Alsace... Cette coalition de militants n'est pas neutre... Elle s'oppose par exemple à l'énergie nucléaire, et pénalise les partisans du nouveau réacteur EPR... Mais d'autres critères, comme la promotion des économies d'énergie ou la relance des transports urbains, prêtent moins à controverse... Alors oui... et c'est la conclusion de l'éditorialiste... cette petite interrogation écrite n'était pas superflue... une façon de dire aux candidats à l'Elysée : "Passe ton bac écologique d'abord"... Parce que c'est vrai... "Chaque candidat rêve de recevoir, des mains de Monsieur Hulot, son brevet de parfait défenseur de l'environnement", note de son côté Michel Noblecourt, dans Le Midi Libre... "Alors cette notation montre l'ampleur du fossé entre les intentions et les actes... Bref, une fois de plus, attention aux promesses électorales !"... Ce matin, en fait, le brevet écologiste... Il est pour l'Europe... "L'Europe qui fait le grand ménage dans les produits chimiques", titre La Croix... Parce que le Parlement européen doit adopter, vous le savez, aujourd'hui une règlementation qui vise à éliminer les substances chimiques dangereuses pour la santé... "Enfin !", soupire l'éditorialiste de La Croix... "REACH... c'est le nom de la règlementation... est une bonne nouvelle pour la santé des citoyens... C'est une bonne nouvelle aussi pour l'idée européenne"... "C'est sûr qu'aucun pays du Vieux Continent n'était en mesure de mener seul ce travail de Titan", confirme Jean-Michel Thénard dans Libération... En fait, tous les journaux, ce matin, soulignent que si cette nouvelle règlementation va avoir le mérite d'exister... elle est loin d'être satisfaisante... En même temps, c'est le résultat d'une longue bagarre... plusieurs années de lutte entre industriels et écologistes... Des années de vifs débats et d'intense lobbying... Et au final, constate La Tribune, "si les responsables politiques se satisfont de voir l'Europe jouer les pionniers mondiaux en matière d'écologie... la majorité des industriels estiment que l'Union européenne fait cavalier seul, au détriment de sa compétitivité"... Alors ces campagnes de lobbying... Libération en fait l'historique... Deux exemples... L'industrie chimique, c'est 613 milliards d'euros, et 1,7 million de salariés... De quoi peser sur les politiques... Résultat : en 2003, Schroeder, Chirac et Blair écrivent au Président de la Commission européenne... à l'époque, l'Italien Romano Prodi... et ils lui demandent de ne pas porter atteinte à la compétitivité internationale de la chimie européenne... Les organisations écologistes répondent par des campagnes chocs... Vous vous souvenez certainement des tests sanguins effectués par WWF sur les députés et ministres européens... Les résultats avaient révélé la présence de nombreux produits toxiques dans le sang... Alors le texte, qui sera voté aujourd'hui, laisse les deux camps sur leur faim... En même temps, rien n'empêchera ce texte d'évoluer avec le temps... Parce qu'une nouvelle fois, c'est au consommateur d'être acteur... Cette nouvelle règlementation va permettre à tout un chacun... c'est ce qu'explique entre autres La Croix... de savoir ce qui se cache dans ses objets quotidiens... Quelle est la liste des substances contenues dans une peinture... un tapis... un meuble ?... Si vous le lui demandez, le fournisseur de l'objet devra vous en fournir la liste dans les 45 jours... Réussir à vivre ensemble, en faisant le moins de dégâts possible... C'est le défi des grandes villes... Organiser la collecte des déchets... limiter la pollution atmosphérique... assainir les eaux usées... C'est Le Figaro qui liste ces défis environnementaux... En fait, ce matin, le journal fait son gros titre sur un rapport de l'ONU... et constate : "La moitié de l'humanité se concentre désormais dans les villes"... C'est simple : "l'humanité vit l'une des plus grandes mutations de son histoire... En un demi-siècle, l'explosion urbaine s'est amplifiée de manière spectaculaire... En 1950, un habitant de la planète sur 10 vivait en ville... En 2030, ce sera 2 sur 3... Et le monde comptera bientôt plusieurs dizaines de métropoles de plus de 10 millions d'habitants... Et l'ONU s'alarme, explique Le Figaro... Parce que l'exode rural renforce la fracture entre pays riches et pays pauvres... 80% des citadins de l'hémisphère sud vivent dans des bidonvilles... Et ces bidonvilles, les Nations Unies en recensent déjà 200.000... Pour enrayer le phénomène, il faudrait 20 milliards de dollars par an jusqu'en 2020... L'aide internationale, dans ce domaine, n'est que de 5 milliards par an... Sans compter que cet exode rural se résume en une phrase : "Il y a de moins en moins de paysans pour nourrir de plus en plus de citadins"... Du coup, le scénario-catastrophe qui fait peur, c'est celui de villes affamées et de zones rurales désertiques... Parce que c'est une autre différence entre le Nord et le Sud... Un agriculteur français nourrit 20 habitants des villes... alors qu'il faut presque 2 paysans africains pour nourrir un seul citadin"... On le voit... L'écologie... Ca ne coule pas de source... Ca demande réflexion... Chez nous, en France, c'est peut-être bien là le problème... Où sont les intellos ?... Où sont les philosophes ?... "Où sont les penseurs verts ?", s'interroge Télérama... "Ecolos cherchent intellos", titre l'hebdomadaire... Nicolas Hulot les appelle de ses voeux... "Nous avons cruellement besoin d'un nouveau capital de valeurs... Aux artistes, aux intellectuels de le légitimer... Qu'ils nous incitent à passer d'une société épicurienne à une société plus raisonnable... à comprendre que notre plaisir ne réside pas que dans la possession"... Sauf que, sur ce sujet... eh bien, c'est le désert, en France... On trouve bien quelques philosophes en Allemagne, qui invitent à bâtir une relation sobre et riche de sens avec l'environnement... Mais en France, ils ne sont vraiment qu'une poignée... Et ça, eh bien c'est de la faute à l'histoire de la pensée française... une pensée héritière des Lumières, qui ont fait de l'homme le maître et dominateur de la nature... Du coup, depuis deux siècles, tout ce qui fait consensus, dans notre pays, perpétue un développement techno-économico-scientifique... Et c'est justement ça, le problème... C'est que ce qui apparaissait comme le Sésame de la civilisation humaine... c'est-à-dire la croissance des riches... eh bien, c'est ça qui est devenu LE problème majeur... Bref, aujourd'hui, il faut une mutation de la pensée équivalente à celle de l'époque des Lumières... quand la croyance dans le progrès a remplacé la croyance en Dieu... Alain Finkielkraut s'interroge ainsi, dans Télérama... "Aujourd'hui, qui oserait dire, comme Camus hier, "oui au monde"... "oui à la merveille que c'est de vivre sur la Terre" ?... Sans compter... conclut Télérama... que la plupart des intellectuels peuvent difficilement avoir le sens de la nature quand ils sont à ce point Parisiens... Pour finir... Eux, ils sont Parisiens... Mais ce ne sont pas des intellos... Parce que dans les tribunes Boulogne R1 et R2 du Parc des Princes... on l'a bien compris... les intellos se font rares... Alors on parle football ce matin dans vos journaux... et vous le devinez... football côté hooligans... Trois semaines après la mort de l'un des supporters du Paris-Saint-Germain... le PSG retrouve ce soir son stade... pour un match de Coupe de l'UEFA face aux Grecs du Panathinaïkos... Alors si dans les journaux français, vous saurez tout des mesures de sécurité... dans la presse grecque, on parle simplement football... Seul To Ethnos, l'un des journaux grecs les plus lus, explique que les supporters mettront un peu de temps à rentrer dans le stade, à cause des mesures drastiques de sécurité... Mais en même temps, pas de panique, rassure le quotidien athénien : il n'y a pas d'histoires de violence entre les supporters français et grecs... Croisons les doigts... Parce que la violence des hooligans parisiens... vous pourrez la juger dans Charlie Hebdo... L'hebdomadaire a rencontré Jean-Pierre Larrue... un ancien directeur de la sécurité du PSG... Avant de s'occuper du PSG, l'homme avait été commissaire de la Police nationale... directeur de la Sécurité publique en Corse... chef du GIPN... Eh bien, il n'a même pas tenu un an au PSG... Et il raconte à Charlie Hebdo "comment les hooligans ont eu ma peau"... "Les durs du PSG sont des maîtres es-chantage et manipulation... Ils ont multiplié les incidents et les bagarres dans les enceintes du stade, pour que le club soit sanctionné financièrement... avec des banderoles s'adressant directement au président du club de l'époque : "Graille, cette amende t'est offerte"... Ils s'en sont pris également aux sponsors... "Thomson, marchand d'armes", également sur des banderoles... Bref, c'était la panique à bord"... Et Larrue explique... "Je voulais mettre en place un contrôle des abonnements... Parce qu'aujourd'hui, n'importe qui peut rentrer dans le stade... Il n'y a pas besoin de montrer des pièces d'identité, à côté de la carte de supporter... Et pour contrer cette mesure, eh bien, chose inédite, les hooligans du PSG ont réussi à obtenir l'appui d'autres hooligans... ceux de Marseille, de Saint-Etienne, de Strasbourg...

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