Vous voulez du fond dans la campagne électorale ? Eh bien du fond en voilà... Ce matin, on prend les programmes et les calculettes... Au passage... désolée... c'est toujours un duel Sarkozy-Royal... Et maintenant que la candidate socialiste a présenté son programme... la question partout ce matin c'est donc : "Combien ça coûte ?"... "Combien ça coûte ?" en Une de LIBERATION, de FRANCE SOIR, du REPUBLICAIN LORRAIN... "Combien ça coûte ?" interroge également Hervé Chabaud dans l'UNION... "Les Français ont le droit de savoir le juste prix des engagements des candidats à la présidentielle... il ne faut pas oublier que ce sont eux qui règlent l'addition". Eh oui, parce que quand la question n'est pas "Combien ça coûte ?", c'est... "Qui va payer ?"... "Qui va payer ?"... là c'est le TELEGRAMME ou LA REPUBLIQUE DU CENTRE qui posent la question... Dans l'YONNE REPUBLICAINE, Philippe Noireaux est consterné par "cette valse des milliards"... "La machine à promesses électorales tourne à plein régime... une belle mécanique qui laisse augurer des réveils difficiles... et des additions douloureuses... Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'inscrivent dans une dramatique continuité française qui consiste à transformer les périodes électorales en marché de dupes"... conclut l'éditorialiste. Oui ce sont de vieilles ficelles pour Pierre Taribo dans L'EST REPUBLICAIN... "Les candidats peuvent toujours imaginer qu'un élan politique nouveau relancera la consommation et la croissance... croire au miracle ne veut pas dire qu'il se réalisera"... Pierre Taribo qui résume... "côté socialiste, c'est l'accroissement de la dette par la dépense publique... côté UMP, c'est la masse des défiscalisations qui va amplifier le mal... on reste donc dans l'opposition entre les dépensophiles et les fiscalophobes... et dans les deux cas, la dette augmente de façon mécanique"... Alors il y a ceux qui sont tout de même rassurés qu'on se pose la question du coût des programmes... Hubert Coudurier par exemple dans LE TELEGRAMME... Pour lui, c'est la nouveauté de 2007... "une majorité des Français semble désormais consciente de l'étroitesse des marges des manoeuvres budgétaires... l'essentiel des commentaires porte sur le financement des mesures... le temps du réalisme est venu"... "La bataille des chiffres a commencé"... LIBERATION et LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE le constatent de concert... Et les deux journaux en appellent aux économistes pour tenter d'y voir clair... Bon en même temps, c'est pas super probant comme technique... On peut ainsi lire que "le programme de Royal est volontariste"... selon un expert de l'OFCE... un autre professeur au CNAM explique que "sur le papier, Sarkozy n'est pas irréaliste"... Allez donc vous faire votre opinion... Côté chiffres... là aussi vous trouverez de tout... Tous les montants pour chacun des programmes... et dans la plupart des cas, les factures renvoient l'UMP et le PS dos à dos... Alors tout de même dans LA TRIBUNE, un chiffre qui se veut au-dessus de la mêlée... C'est une note publiée hier par les analystes de BANK OF AMERICA... Le coût des mesures annoncées des deux côtés est estimé à 35 milliards d'euros... avec toutefois une différence note LA TRIBUNE... "pour la candidate PS, ce montant provient d'un accroissement des dépenses... alors que Nicolas Sarkozy privilégie les réductions d'impôts"... Et en fait, c'est bien là tout le fond du débat ce matin dans vos journaux... "Neuilly ou Poitiers" s'interroge Laurent Joffrin dans LIBERATION... "sait-on mieux compter à Poitiers qu'à Neuilly... et surtout qui sera taxé en priorité, Neuilly ou Poitiers ?"... L'éditorialiste poursuit... "la baisse des impôts, la diminution de l'ISF, l'obsession des prélèvements obligatoires est clairement marqué... Nicolas Sarkozy en a fait le mauvais thème de ses bons discours... En face... la dépense publique qui peut seule, réduire les inégalités, apporter un peu d'humanité... Ségolène Royal en a fait le bon thème de ses pas très bons discours... Et pour Joffrin, c'est pour cette raison que la candidate socialiste peut gagner". "Nicolas Sarkozy, c'est l'effort individuel... Travailler plus pour gagner plus... Ségolène Royal, c'est la cohésion sociale appuyée sur plus de solidarité et d'efforts publics"... L'analyse est signée Jean-Michel Helvig dans LA REPUBLIQUE DES PYRENNEES... Helvig qui conclut "la vraie alternative est dans ces deux visions de l'avenir... c'est ce qu'on appelle un choix politique... Avec d'autres mots, Jacques Camus, dans LA REPUBLIQUE DU CENTRE... "la croissance par l'initiative et la liberté pour Sarko... par la sécurisation et la confiance pour Ségo... on voit bien se dessiner les vrais enjeux... les Français voulaient sortir du non-choix de 2002... les voilà servis !"... Eh oui, vous vouliez du fond, eh bien voilà. Chiffres... gros sous... fiscalité... Revoilà Johnny.... Johnny Hallyday en Une du PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE... LE PARISIEN qui explique "le plan de Johnny pour ne plus payer d'impôts"... La bonne nouvelle est arrivée il y a une dizaine de jours... La Belgique a validé son dossier de naturalisation... dans quelques semaines, Johnny sera donc belge... Le chanteur avait fait cette demande en 2005 pour des raisons sentimentales, rappelle LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE... Des raisons sentimentales auxquelles le journal ne croit pas plus que ça... D'accord c'est le pays de naissance de son père... mais surtout, quand il sera belge et après un délai légal de deux ans, Johnny Hallyday pourra définitivement s'installer à Monaco... Et une fois dans la principauté, il ne devrait plus avoir d'impôts à payer en France... Johnny qui décidément, émaille de ses aventures fiscales cette campagne électorales... Et qui dit campagne dit sondages... Aussitôt dit... aussitôt sondé... Dans LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE, un sondage CSA réalisé hier... juste au lendemain du discours de Ségolène Royal à Villepinte... A chaud comme ça, qu'en pensez-vous ? Qui de Sarkozy ou de Royal est le plus solide, le plus précis, le plus crédible ou le plus moderne ?... Et ce résumé du PARISIEN... "face à Sarkozy, Royal doit encore convaincre"... Alors un sondage, comment cela se fabrique-t-il ? Dans LA CROIX, voyage au centre de l'IFOP... Plus exactement au centre d'appels de l'IFOP... là où naissent les sondages... Avec d'abord ce constat... la politique n'est pas l'essentiel du travail des instituts de sondages mais c'est la partie la plus visible, la plus sensible aussi... Alors qui s'est déjà fait sonder ? Si vous posez la question lors d'un dîner entre amis, vous n'avez quasiment jamais de réponses positives... La responsable du centre d'appels de l'IFOP le confirme... il y a des gens qui se plaignent qu'on ne les ait jamais appelés avant... et pour cause selon cette spécialiste, les gens disent bien plus facilement pour qui ils votent que combien ils gagnent. Les sondages, il y a ceux qui disent qu'il y en a trop... Ceux qui déplorent qu'on leur fasse dire n'importe quoi... Mais comme ces sondages semblent désormais indispensables à la politique, constate LA CROIX... sachez que l'IFOP prépare un nouveau sondage... sur l'influence des sondages... La boucle est bouclée... Qui sera le prochain président ?... En mai, les électeurs éliront qui leur plait... Ce qui est sûr, c'est que si l'on ne connait pas le prochain... on sait qui sera le nouvel ex... Jacques Chirac, l'actuel président de la République... fait figure de drôle d'animal dans la presse anglo-saxone... THE TIMES a lu le dernier livre de Pierre Péan... et ne retient des confidences du président français que cette phrase en titre "J'ai aimé beaucoup de femmes discrètement"... A trois mois de sa retraite, explique le journaliste du TIMES, Jacques Chirac offre un aperçu de sa vie amoureuse occupée... Et comme la plupart des politiciens français, il se réjouit de sa réputation de Don Juan... Un véritable mystère pour mon confrère britannique...

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