Bonjour... Etes-vous "paraskevidékatriaphobe" ?... ...Oui, je fais le malin comme ça, mais ce matin en arrivant à la rédaction j'étais comme la plupart d'entre vous : j'ignorais ce que pouvait bien vouloir dire ce mot de 22 lettres qui a tout pour réjouir les cruciverbistes et les scrabbeulophones. J'en ai trouvé le sens dans LE DAUPHINE LIBERE et dans l'éditorial de Didier Pobel. Il explique : "Ce vocable, long comme un jour de crise et qui ne figure que dans les glossaires savants, désigne tout simplement la peur du vendredi 13". En 2009, nous en aurons trois ; les deux prochains tomberont en mars et en novembre : c'est ce que nous dit FRANCE-SOIR, pendant que LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE précise que trois vendredi 13 la même année, ça ne s'est pas vu "depuis onze ans". Aujourd'hui, 6 millions de joueurs vont tenter leur chance à des jeux de hasard. Comme le souligne encore l'éditorialiste du DAUPHINE : "Quand tout est 'noirnoir'", on peut être tenté de sortir ses 'grigris'". "Paraskevidékatriaphobe" : hanté par la peur du vendredi 13... A rapprocher de ce titre qui s'étale en page intérieure de FRANCE-SOIR dans la rubrique "Vivre ensemble" : "L'anxiété, un mal qui touche un Français sur cinq". Aurions-nous donc une propension nationale à la "dépression" ? ...Dans L'HUMANITE, l'économiste Pierre Ivorra nous explique qu'au XIXème siècle, les coups de déprime économique étaient appelés "crise" ou "panique". Il ajoute aussitôt : "Ces mots faisaient peur ; aussi les crises sont-elles devenues des 'dépressions'. On en vint à dire : 'ce n'est pas une dépression, c'est une récession'. Même ce dernier mot effraya, aussi se contenta-t-on de parler 'd'ajustement de croissance'". Nous serions donc entrés dans une phase "d'ajustement de croissance". C'est du moins ce que laissent supposer les titres qui barrent les Unes des quotidiens économiques ce matin... Pour LES ECHOS, "la France s'installe à son tour dans une récession sévère"... Selon LA TRIBUNE, "l'INSEE officialise la récession française : au quatrième trimestre 2008, notre produit intérieur brut a fondu de 1,2% par rapport au trimestre précédent ; il faut paraît-il remonter à 1974 (près de 35 ans) pour trouver une telle chute trimestrielle". "Crise", "panique", "dépression", "récession" ou "ajustement de croissance" : ça ne va pas fort, les faits sont là pour le dire... Parmi les derniers en date, cette hausse annoncée de nos impôts locaux. Les taux de la fiscalité directe devraient progresser cette année de 3,6% : vous le lirez dans LES ECHOS. De son côté, LA TRIBUNE constate que "poussés par l'Etat à participer au plan de relance", "les élus locaux vont faire payer les contribuables". : hanté par la peur du vendredi 13... A rapprocher de ce titre qui s'étale en page intérieure de FRANCE-SOIR dans la rubrique "Vivre ensemble" : "L'anxiété, un mal qui touche un Français sur cinq". Aurions-nous donc une propension nationale à la "dépression" ? ...Dans L'HUMANITE, l'économiste Pierre Ivorra nous explique qu'au XIXème siècle, les coups de déprime économique étaient appelés "crise" ou "panique". Il ajoute aussitôt : "Ces mots faisaient peur ; aussi les crises sont-elles devenues des 'dépressions'. On en vint à dire : 'ce n'est pas une dépression, c'est une récession'. Même ce dernier mot effraya, aussi se contenta-t-on de parler 'd'ajustement de croissance'". Nous serions donc entrés dans une phase "d'ajustement de croissance". C'est du moins ce que laissent supposer les titres qui barrent les Unes des quotidiens économiques ce matin... Pour LES ECHOS, "la France s'installe à son tour dans une récession sévère"... Selon LA TRIBUNE, "l'INSEE officialise la récession française : au quatrième trimestre 2008, notre produit intérieur brut a fondu de 1,2% par rapport au trimestre précédent ; il faut paraît-il remonter à 1974 (près de 35 ans) pour trouver une telle chute trimestrielle". "Crise", "panique", "dépression", "récession" ou "ajustement de croissance" : ça ne va pas fort, les faits sont là pour le dire... Parmi les derniers en date, cette hausse annoncée de nos impôts locaux. Les taux de la fiscalité directe devraient progresser cette année de 3,6% : vous le lirez dans LES ECHOS. De son côté, LA TRIBUNE constate que "poussés par l'Etat à participer au plan de relance", "les élus locaux vont faire payer les contribuables". Par les temps qui courent, évidemment, la lecture de la presse spécialisée dans les questions économiques est particulièrement édifiante. Edifiant aussi (et à méditer) ce que déclare aux ECHOS Erich Sixt (il préside le directoire de 'Sixt A.G.', numéro 1 allemand de la location de voitures) ; je le cite : "Quelle crise ?... Arrêtons de parler de la crise. Comment voulez-vous stimuler l'économie si nous n'arrêtons pas de parler de la crise ?". C'est la méthode Coué érigée en principe de base de l'ordre économique mondial. Il y a un autre patron qui, lui, ne semble pas connaître la crise, peut-être le mot même lui est-il inconnu. C'est un monsieur un peu rond, petites lunettes et paupières lourdes, avec sous le nez, aussi blanche que ses cheveux sont rares, une "touffe" plutôt qu'une moustache. C'est Christophe de Margerie, le directeur général du groupe TOTAL. "14 milliards : TOTAL bat tous les records de bénéfices"... C'est le gros titre du FIGARO ECONOMIE. Vos journaux s'en donnent à coeur-joie avec cette nouvelle. L'esprit badin, ils jouent avec les mots, telle LA CHARENTE LIBRE quand elle annonce : "TOTAL fait le plein de bénéfices". Dans LA REPUBLIQUE DU CENTRE, ça devient : "TOTAL roule au SUPER bénéfice". Pour L'HUMANITE, "TOTAL roule sur l'or noir". Les "profits historiques" dégagés par le géant pétrolier inspirent à LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST un titre moins guilleret : "TOTAL décalage". En page Une, le dessinateur Deligne croque à la perfection Christophe de Margerie... Debout près d'une courbe de bénéfice qui crève le plafond, il tourne le dos aux manifestants qui défilent sous sa fenêtre en réclamant des sous... L'un de ses collaborateurs fait sauter un bouchon de champagne... L'air inquiet, le patron de TOTAL l'invite aussitôt à faire un peu moins de bruit. Alors que L'EST REPUBLICAIN, dans le même esprit, fait état de "profits embarrassants", OUEST-FRANCE se demande "qui profitera des bénéfices de TOTAL ?". LIBERATION reprend : "Comment partager les profits ?". Dans LA REPUBLIQUE DU CENTRE, Jacques Camus reconnaît que "les gains faramineux réalisés par la compagnie donnent le vertige en ces temps de disette généralisée". Tout de suite après, il s'interroge : "Par quelle aberration en arrive-t-on, en France, à faire de la réussite inégalée d'une entreprise un sujet de discorde nationale ?". D'autant, c'est ce que nous assure LE FIGARO, qu'en 2009, "TOTAL va continuer à investir massivement". Dans LA TRIBUNE, sous le titre : "Ces pétroliers mal-aimés", Odile Esposito suggère qu'une part substantielle des milliards engrangés par TOTAL serve à "développer des technologies de substitution du pétrole". Elle invite, en quelque sorte, la compagnie pétrolière française à l'auto-destruction pour le bien général. Le point de vue est partagé par Hervé Chabaud. Dans L'UNION, il constate que "TOTAL a ici une carte à jouer au nom de l'intérêt général et un signe fort à donner pour témoigner d'une conscience sociétale qui ne se limite pas à verser des dividendes mais à préparer l'avenir en développant un humanisme d'entreprise". Quant au haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, vous le lirez notamment dans FRANCE-SOIR, il demande aux sociétés bénéficiaires d'investir pour l'emploi. Dans LA VOIX DU NORD, Olivier Berger se demande "combien d'emplois supplémentaires ça peut faire", 14 milliards d'euros ?... Il prolonge sa question en précisant ceci : "Incidemment et plus que discrètement, on a appris mercredi qu'Hutchinson, spécialiste de l'isolation et de l'étanchéité qui fait partie du groupe TOTAL, s'apprêtait à supprimer 216 emplois sur 3 sites français, à Vierzon, Châteaudun et Liancourt. Mais ça n'a bien sûr aucun rapport". ...Et la gauche, pendant ce temps-là, que dit-elle ? que fait-elle ?... "Besancenot s'installe en concurrent du Parti Socialiste" : c'est l'un des gros titres du FIGARO, ça résulte d'un sondage OpinionWay réalisé les 11 et 12 février auprès de 1021 personnes représentatives de la population française en âge de voter. L'ex-porte-parole de la LCR, à présent co-fondateur du NPA, devance très largement Martine Aubry et encore plus largement Ségolène Royal et François Bayrou au classement du "meilleur opposant" à Nicolas Sarkozy. Martine Aubry, elle, fait la Une du PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. En pages intérieures, elle répond longuement à un échantillon de lecteurs du journal. Entre autres, elle déclare en réponse à une question : "Je crains (...) que le sentiment de ras-le-bol des Guadeloupéens et des Martiniquais ne se diffuse ici. Notamment parce que le Président de la République reste sourd aux attentes des Français". A propos, toujours, de ce risque de contagion sociale, elle dit encore : "Il faut tout faire pour que cela n'arrive pas". Au cours de cet entretien, la Première secrétaire du Parti Socialiste répond "non" quand on lui demande si elle envisage de se présenter à la Présidentielle de 2012. Dans les "Confidentiels" du FIGARO, son prédécesseur à la tête du PS n'est pas sur la même ligne... On apprend que Le Seuil s'apprête à publier un livre d'entretiens de François Hollande avec Pierre Favier, ancien chef du service politique de l'AFP. Dans cet ouvrage à paraître, l'ancien numéro 1 socialiste explique paraît-il "qu'il a quitté la direction du parti pour entrer dans la liste des candidats" à la prochaine Présidentielle. Si vous êtes "paraskevidékatriaphobe", si vous avez la phobie du vendredi 13, il ne vous reste plus qu'à attendre tranquillement sous votre couette que la journée passe jusqu'à demain. Demain, on sera samedi 14 février, jour de la Saint-Valentin. Pour l'occasion, l'hebdomadaire TV MAGAZINE a voulu savoir qui étaient le Valentin et la Valentine idéaux des téléspectateurs français. L'institut OpinionWay a sondé 1001 personnes les 21 et 22 janvier. Les gagnants sont : Marie Drucker et Harry Roselmack. Plutôt qu'aux amoureux, le quotidien LA PROVENCE préfère s'intéresser aux célibataires (il y en aurait 18 millions, en France)... Les commerçants s'intéresseraient de très près à leur pouvoir d'achat, faute, sans doute, de séduire encore ceux qui ont trouvé l'âme soeur... Dans LES ECHOS, rubrique "Entreprises & Marchés", vous apprendrez, sous le titre "Bijoux : l'or et le diamant ne brillent plus", que les ventes de l'horlogerie-bijouterie ont été décevantes à Noël avec un recul de 6% en décembre par rapport au dernier mois de 2007... ..."L'or et le diamant ne brillent plus". Conclusion : le bling-bling a du plomb dans l'aile.

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