Et à la veille de Real Madrid/Paris Saint Germain, c'est un article qui ne ressemble pas au reste des rubriques sportives, qui ont leur charme et leurs bons mots, "un fauteuil pour dieux", nous dit l'Equipe qui compare sur pied Neymar et Ronaldo.

Quand le Parisien compare la richesse des clubs, mais loin de la gloire et de l'or, ce sont les silences de Zidane que Libération nous fait entendre, 

Le journaliste s'appelle Gregory Schneider et il a de la plume, et de la lucidité... Zidane incarne la différence entre le dedans; le football, et le dehors, nous, les journalistes donc qui voulons raconter l'insaisissable, ce qui fait le jeu... 

Et la vérité de Zidane se dissimule dans ce mystère... 

Zidane veut donner au joueur un espace de liberté, il sacralise le joueur, qui  " est à la fois le point de départ et la ligne d'arrivée pour peu que le coach n'exerce pas son pouvoir de nuisance"...  Mais ce refus de l'autorité est aussi un pari, sur ce que les vieux messieurs du real peuvent encore donner... puisque le club peine... MAIS 

Peut-être que Cristiano Ronaldo est toujours aussi buteur à 33 ans, Luka Modric toujours aussi endurant à 32, Sergio Ramos aussi dominateur à 31. Que la bête est toujours là, enfouie dans la psyché du joueur, prête à sauter à la gorge des Parisiens aux premières notes de l'hymne pompier de la Ligue des champions.

Sauter à la gorge de Paris, cette équipe d'impatients. On comprend mieux ce que l'Equipe et le Figaro nous disent  de Kylian MBappe, qui a choisi l'été  dernier Paris plutôt que le Real... MBappe, à Madrid, n'était pas sur de jouer beaucoup. 

Zidane a trop de respect pour les joueurs qui l'ont fait gagner, il n'a jamais dit à Mbappe on va te faire de la place, le Real cherchait à faire signer un gamin de 18 ans, pas un ballon d'or en puissance...

Il faut attendre donc, et espérer des vieux et de l'homme... On s'étonnera peut-être de penser à Zidane en contemplant le Pape François, qui fait confiance mais que les hommes trahissent.

Le pape raconte la Croix qui était au Pérou en janvier, où il avait plaidé pour que l'on protège la forêt amazonienne poumon vert de l'humanité, et les peuples premiers qui y habitent... Et bien, le Périou a attendu le départ du pape pour annoncer qu'il allait construire des routes dans la forêt, qui seront, évidemment, des destructions...

L'homme est curieux, qui s'emprisonne... Dans la revue Socialter, qui abordent la modernité dans la lucidité, on nous décrit ce rêve de quelques compagnies, IBM Microsoft Oracle ou google, d'inventer le robot directeur des ressources humaines, des logiciels prédictifs qui analyseraient jusqu'à la tristesse au travail, "l'ordinateur est capable de faire ressortir des choses auxquelles vous n'auriez pas pensé", dit le responsable des solutions de gestion du capital humain. Mais en fait, ça ne marche pas si bien... "La valeur d'avenir en management, c'est la confiance", lis-je. c'est dans socialTer... Il fallait juste demander à Zidane. 

Le mystère des mathématiques est dans les journaux

Et il est incarné par le charme de Cédric Villani à la une de Libération, féru ce matin d'hommes providentiels... Mais c'est plutôt l'enfance et l'attendrissement qui dominent les journaux, qui parlent de poésie plus que d’algorithmes...  « Redonner du plaisir, c'est la clé", s'illumine dans la Voix du Nord un inspecteur de l'Education nationale, il s'appelle Benoît Patey. Dans le télégramme, une mathématicienne de Normale sup, Roxanne Teuixier, regrette qu'on ai fait des maths un outil de sélection... Et Midi libre rappelle les souvenirs de ses lecteurs quand ils étaient enfants... "Pour moi, les maths, et d'abord l'arithmétique, ou le calcul, comme on disait auparavant, ont été un  merveilleux jeu de construction, un régal", di Philippe de l'Hérault. Il est d'autres avis plus mitigés, mais l'esprit de Zidane souffle ce matin...

A propos de maths, Les Echos donnent une mauvaise note à Donald trump,  qui va faire basculer le déficit américain vers le chiffre mythique des 1000 milliards de dollars... Mais comment raisonner cet homme, qui ne se contient jamais? Il le faut pourtant, se contrôler... 

Dans le Monde, sur internet, un article scientifique réjouissant, qui parle d'un vieux test psychologique pour enfants, le test du marshmallow. on met la friandise devant un enfant, soit il la mange tout de suite, soit il patiente et il en aura deux... Et ceux qui résistent le mieux à la tentation réussissent le mieux à l'école... Le test a été élargi aux singes par des chercheurs de Géorgie, le grain de raisin remplaçant le marshmallow, et les primates ont fait comme les enfants, les plus intelligents se sont contrôlés, ils ont contrôlé leurs émotions..."  On nous confirme donc que le contrôle de soi est la clé du succès... Il faut « inhiber ses pulsions mais aussi se projeter dans l'avenir. Chez les enfants, ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui ont appris à détacher leur regard de la récompense » lis-je dans le Monde... Quand on joue un match, on ne regarde pas la coupe... Zidane...

Des soldats qui se préparent à l'horreur

C'est dans le Figaro, qui à Montauban accompagne l'entrainement du 17e régiment de génie parachutiste, des miliitaires qui s'interpellent par leurs surnoms, la Crèpe, Pimpin, Jéjé et le commandant Patoche, mais sous le sourire se masque l'insoutenable. Leur mission consiste à fouiller les charniers dans les zones de guerre, à retrouver l'horreur tels des détectives scientifiques mais sous le feu de l'ennemi. C'est un article de pasionné, sur des passionnés qui mèlent l'archéologie et les techniques criminelles... Mais la technique laisse deviner le courage des hommes...

Il est tant de formes de courage, Nicolas. Dans la Dépêche et dans le Berry républicain, vous lirez des reportage sur le combat qui se poursuit des agriculteurs contre la refonte des zones défavorisés, les barrages sont sur Auch et sur Bourges... Et des villages de l'Aude se mettent symboliquement en vente sur ebay...  

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