Tout d’abord « bonne année » ! Oui, je sais, on est déjà le 13, mais je crois qu’on a jusqu’à la toute fin janvier pour adresser ses vœux…

Je vous souhaite donc le meilleur pour les douze mois qui viennent, et surtout… la santé ! C’est très important, la santé. Et d’ailleurs, c’est ce qu’on dit souvent à ceux qui nous racontent leurs malheurs… Un copain vous informe qu’il a perdu son boulot, que sa femme l’a quitté, qu’on lui a volé sa voiture et que son appartement a brûlé lors d’un incendie… Et là, vous lui demandez : « Et sinon, la santé, ça va ? » Oui, la santé, ça va…« Bon ben, tant qu’il y a la santé ! »

Sujet important, disions-nous. Mais un sujet qui, par moments, suscite des tensions. La preuve, ce matin, dans la presse régionale… 

L’INDEPENDANT nous décrit ainsi les déboires d’un malade de 67 ans : il ne trouve pas d’infirmier disponible à Perpignan… Il en a contacté quarante pour des soins à domicile, mais tous ont refusé… « A Perpignan, recherche infirmier désespérément. »

Désespoir d’un côté, grand malaise de l’autre… Cette fois, c’est à la Une de L’UNION et de L’ARDENNAIS. Des médecins et des pharmaciens qui témoignent de leur ras-le-bol : ils n’en peuvent plus de se retrouver face à des patients irascibles. Certains, de plus en plus nombreux, peuvent même se montrer violents.

Pour sa part, LA PROVENCE nous informe que des punaises ont envahi plusieurs services de l’hôpital de la Timone. Des punaises de lits, d’abord repérées dans une chambre, et qui ont entrainé le transfert de deux services de l’établissement marseillais.

Et puis, à la Une de l’ECLAIR, le décès d’un petit garçon. Ça s’est passé à Lourde et c’est la grippe qui l’a tué. « Un enfant de 9 ans foudroyé par la grippe », confirme LA REPUBLIQUE DES PYRENEES. Oui, la grippe est une maladie mortelle.

De son côté, AUJOURD’HUI LE PARISIEN revient sur un accident mortel : les premiers éléments de l’enquête sur le drame de Millas. Un car scolaire fauché par un train sur un passage à niveau. C’était il y a un mois, le 14 décembre. Six collégiens sont morts, six autres grièvement blessés… Et Timothée Boutry a eu accès au dossier : le compte-rendu des auditions des témoins, le tout premier rapport d’enquête… Or, ce dernier souligne le bon fonctionnement du passage à niveau… Il privilégie ainsi l’hypothèse d’une barrière fermée quand le car s’est engagé… Une terrifiante étourderie de la conductrice… Ce que confirment d’ailleurs des automobilistes qui patientaient de l’autre côté de la voie ferrée…

« Je suis formel, a notamment rapporté l’un d’eux. _La conductrice du car a forcé le passage, elle a poussé tout doucement la barrière, alors qu’elle était en position baissée_, et que le signal lumineux clignotait en rouge. » Les conducteurs du TER ont dit exactement pareil… En revanche, les témoignages des enfants rescapés divergent… Sur les douze premières auditions, six élèves confient n’avoir rien vu, deux ont vu la barrière baissée et le car la casser, un autre dit qu’elle s’est baissée sur le car avant de se relever, et les trois derniers ont affirmé que la barrière étaient levée…

C’est d’ailleurs ce que ne cesse de dire la conductrice du car… Son portrait dans le journal : une mère célibataire de 47 ans, calme et méticuleuse et passionnée par la conduite. Et elle n’a pas varié dans ses déclarations à chacune de ses auditions… « Il n’y avait, dit-elle, ni voyant ni barrière. J’engage la première. Là, il faut aller doucement. Après ça, je ré-accélère, mais ensuite, il n’y a plus rien. » Elle n’a plus de souvenirs, jusqu’à ce qu’elle se réveille le visage couvert de sang, et qu’elle voie des sièges du car à découvert, et le corps d’un enfant par terre. « J’entendais crier partout, relate-t-elle en pleurs. On m’a dit que le bus s’était fait couper en deux par un train. Mais je ne comprenais pas. Je n’avais pas vu de train. » Une semaine après l’accident, elle a été mise en examen pour homicides et blessures involontaires par imprudence. Elle est « dévastée » confie son avocat. Et toujours hospitalisée, dans une unité psychiatrique.

En revanche, Donald Trump, lui, va très bien ! C’est, du moins, ce que vient d’affirmer le médecin de la Maison Blanche, après avoir effectué son tout premier bilan de santé en tant président… Cela dit, il ne s’est pas prêté à un examen psychiatrique, alors de plus de plus d’éditorialistes, pas uniquement américains, s’interrogent aujourd’hui sur sa santé mentale

Une interrogation renforcée par ses derniers propos concernant les migrants en provenance d’Afrique, d’Haïti et du Salvador… Des gens qui viennent de « pays de merde », aurait-il dit lors d’une réunion avec des élus… Torrents d’indignation à travers la planète… Propos racistes, abjects blessants… Dans la nuit, c’est l’Afrique entière qui a exigé des excuses… Les 54 ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont demandé à Donald Trump de retirer ce qu’il a dit, condamnant des remarques « scandaleuses et xénophobes »

Mais, on le sait, ce n’est pas la première fois que Trump insulte des pays ou bien des dirigeants depuis son élection… Sur le HUFFINGTON POST, un petit catalogue… Il a insulté le Premier ministre australien, cogné sur la Chine, sur l’Allemagne, sur l’Iran, sur la Corée du Nord, le Royaume-Uni, la France, le Mexique…« Les Mexicains sont des violeurs », avait-il lancé au moment de sa campagne… Mais bon, à part ça, il va très bien…

Un autre homme est dans la tourmente ce matin. C’est le mystérieux patron de LACTALIS. Le groupe LACTALIS, premier groupe laitier mondial, qui fait Une d’une bonne partie des journaux. « Lait contaminé, la colère monte », titre ainsi LA PRESSE DE LA MANCHE… « La crise du lait fait tache d’huile », confirme LA NOUVELLE REPUBLIQUE, tandis qu’OUEST FRANCE apporte cette précision : « Du lait contaminé exporté dans 66 pays » - et un cas de salmonellose a été relevé en Espagne… Un grand dossier aussi dans LIBERATION : « Lactalis, le lait sur le feu »… Sous la pression du gouvernement, les lots contaminés par la salmonelle ont finalement été retirés par le fabriquant. Et le quotidien propose une enquête sur une des entreprises les plus secrètes de France.

Une entreprise où l’on cultive donc l’opacité de père en fils – c’est une entreprise familiale. LACTALIS refuse notamment de publier ses comptes – il préfère payer des amendes, et son dirigeant, Emmanuel Besnier, onzième fortune française, refuse toutes les interviews… La dernière photo qu’on a de lui date de 2007. Et c’est donc celle-ci qu’on retrouve ce matin dans LE PARISIEN comme dans LIBERATION… Une photo et les portraits d’un dirigeant ultra-discret, que la majorité de ses salariés n’a même jamais croisé…

Il possède un château en Mayenne, un appartement dans le 7ème arrondissement de Paris, une maison sur l’île de Ré, un beau chalet à Courchevel… Il y a beaucoup d’argent, mais ne fait donc jamais dans la transparence, notamment depuis qu’a éclaté le scandale du moment… Edito de LIBERATION – il est signé Laurent Joffrin, et il écrit que « _les dirigeants de la multinationale ont manifestement sous-estimé le risque représenté par la salmonelle_… La logique de la rentabilité maximale les a conduits à freiner les mesures de sauvegarde qu’ils étaient tenus de prendre dès la révélation de ce dysfonctionnement… » « Emmanuel Besnier a sûrement pensé qu’un scandale sanitaire pouvait se régler comme une fusion-acquisition », renchérit Maurice Bontinck dans LA CHARENTE LIBRE, tandis que Gilles Grandpierre, de L’UNION, évoque « un incroyable enchaînement de lâchetés »

Un lait contaminé… Alors que le lait, normalement, c’est la santé. Et le sport également ! On le lit dans le FIGARO : une enquête sur ceux qui habitent à proximité d’une salle de remise en forme… Constat, pas vraiment surprenant : ils sont plus en forme que ceux qui en sont éloignés… Plus en forme que ceux qui ne pratiquent pas… Plus minces aussi, en général... Cela dit, attention. Dans LE PROGRES, une enquête : « Le sport, une pratique addictive qui peut rendre fou »… Quand on ne peut plus se passer d’activité physique, que ça nous obsède – le soin du corps à l’extrême, le développement des muscles… C’est une maladie : la bigorexie. Churchill n’en était pas atteint. Non, il n’était pas bigorexe… « No sport », disait-il… Alors bon, c’est vous voyez… Et moi, je vous souhaite une très bonne… santé !

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