Il s’appelle François Lubrina. C'est un vétérinaire franco-italien, installé au Canada depuis cinquante ans. Peut-être ne le connaissez-vous pas. Pourtant, c’est un homme qui compte, nous explique Vanessa Scheider dans M, MAGAZINE DU MONDE. C’est lui qui a offert les chiens de trois de nos présidents de la République.

Il a d’abord offert Maskou à Jacques Chirac, puis Clara à Nicolas Sarkozy, et enfin Philae et François Hollande. Evidemment, le vétérinaire aurait bien aimé fournir également le chien d’Emmanuel Macron, mais à peine installé au Palais de l’Elysée, ce dernier s’est précipité avec son épouse à la SPA, pour en ressortir avec Nemo, un mâle de 2 ans croisé griffon et labrador noir.

En terme de communication, c’est assez génial », constate l’historien Christian Delporte.

« Emmanuel Macron a une image de dureté, d’arrogance et de distance avec les Français. Aller à la SPA, c’est dire ‘je suis généreux’. Et choisir un bâtard, c’est très bien vu, c’est le chien du pauvre. » Puis il ajoute que le chien rend immédiatement sympathique. « Ça signifie qu’on est pas égoïste, qu’on est capable de s’occuper des autres ». « Et puis le labrador, ça fait ‘force tranquille’ », ajoute le paléoanthropologue Pascal Pic, se référant au célèbre Baltique de François Mitterrand. Cerise sur la truffe pour Emmanuel Macron : le jeune Nemo avait été abandonné un an auparavant à Tulle, en Corrèze, le fief de son prédécesseur… 

Les chiens du pouvoir

C’est le titre de cette enquête, enquête dont, vraiment, je vous conseille la lecture… L'enquête fourmille d’anecdotes et décrit jusqu’où les hommes politiques sont capables d’aller dans la mise en scène. Valéry Giscard d’Estaing qui fait venir des caméras pour immortaliser la naissance des chiots de sa chienne, Emmanuel Macron qui laisse diffuser une vidéo dans laquelle on voit Nemo se soulager lors d’une réunion de ministres. On apprend en outre que le labrador de Georges Pompidou s’appelait… Jupiter. Mais oui. On apprend que dans le passé, Jacques Chirac possédait un cocker. Mignon pour attendrir les foules, mais ça ne faisait pas très président. C’est là que François Lubrina lui a offert son labrador. Puis, lors de son second mandat, il est revenu au petit modèle, avec Sumo, un bichon blanc : un chien de grand-père qui collait bien à l’image de vieux sage qu’il voulait donner. Sumo, qui n’a pas supporté le départ de l’Elysée. 

On a dû le placer », a confié Bernardette.

Sumo s’était mis à mordre les mollets de son mari... D’ailleurs, Nicolas Sarkozy a placé son chien également. Pas assez de place pour Clara dans la grande maison de Carla, qui avait déjà deux toutous. Nicolas Sarkozy, qui avait choisi un chien blond, afin d’incarner "la rupture" avec les labradors d’avant. François Hollande, en revanche, vit toujours avec Philae. Chaque matin, elle l’accompagne dans ses bureaux rue de Rivoli. « Le chien crée un sentiment de familiarité», constate-t-il. 

Les gens pensent ‘Si cet homme aime les chiens, il ne peut pas nous détester’ ! »

Et en lisant cela, on se dit que Laurent Wauquiez devrait peut-être s’acheter un chien. Le président des Républicains, dont il est question cette semaine dans les pages du POINT. 

Une longue interview de Virginie Calmels

L'ancienne n°2 du parti revient sur son éviction, et sur ses relations avec l’homme à la parka rouge. Relations exécrables. Elle évoque une scène du mois de mars. Une législative partielle à Mayotte et Marine Le Pen qui annonce que le FN soutient le candidat LR. Virginie Calmels fait savoir qu’elle refuse ce soutien. Illico, elle est convoquée dans le bureau de Laurent Wauquiez. Une scène « très violente », dit-elle. 

Le ton monte très fort. Il est dans la menace, dans l’intimidation. »

Laurent Wauquiez la traite de « tarée » et, confie-t-elle, « j’ai cru qu’il allait en venir aux mains ». Ce matin, dans LIBERATION, on lit que l’entourage de Laurent Wauquiez dément les propos de Virginie Calmels dans LE POINT. Ils dénoncent, je cite, « une interview qui relève de la psychiatrie ». C’est bien connu, quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage, qu’il est devenu fou.

A propos de psychiatrie, L’HUMANITE se félicite ce matin d'une victoire. 

La victoire des salariés de l’hôpital Pierre-Janet du Havre

Ils étaient en grève depuis près d’un mois. Certains s’étaient même installés sur les toits de l’établissement. Des soignants « perchés » qui réclamaient des postes. Et ils ont obtenu des postes. 34 emplois supplémentaires, certains destinés aux urgences psychiatriques. Une lutte similaire avait eu lieu à Saint-Etienne-du-Rouvray : mobilisation de deux mois, et des salariés qui s’étaient mis en grève de la faim. Là aussi, ils avaient obtenu des créations de postes. La psychiatrie est secteur qui va très mal. Pas de moyens, manque de personnel. Mais aujourd’hui, « la gagne s’étend », se réjouit donc le journal. 

Et l’on en arrive au football. Toute la presse espère, bien sûr, que « la gagne » va se poursuivre pour les joueurs tricolores. 

« La France prépare sa finale »

C'est le titre de OUEST FRANCE, et tout le pays se prépare, mêmes les commerçants : des vitrines aux couleurs de l'équipe nationale, et même parfois des gâteaux – sur la photo, une pâtissière présente des éclairs bleu-blanc-rouge. Dans LA REPUBLIQUE DES PYRENEES, on revient sur la carrière de Kylian Mbappé. Dans PRESSE OCEAN, un décryptage de la stratégie de Didier Deschamps, qui vivra dimanche la 24ème finale de sa carrière. Dans L'ARDENNAIS, des supporters racontent leur joie d'être à Moscou. Dans LA CHARENTE LIBRE, citation de Paul Pogba : 

On va faire péter la France ! »

C’est curieusement dit. Plus insolite, le site SLATE évoque des spectateurs pour qui ce n’est pas simple : pas simple de regarder les matchs quand on est daltonien ! C’est à cause de la couleur des maillots. Il y a 320 millions de personnes daltoniennes dans le monde, et pour elles, les joueurs se confondent parfois avec le terrain : le rouge, par exemple, se confond avec le vert… Cependant, ils n’ont semble-t-il, aucun mal à distinguer le bleu. 

Cette semaine, la couverture de TELERAMA est toute bleue.

Mais ça n’a strictement rien à voir avec le football, non : c’est un dossier sur l’élévation du niveau des mers et des océans, mouvement qui s’accélère depuis trois décennies. Les mers montent, les océans montent et « la terre prend l’eau », prévient l’hebdomadaire. La faute à qui ? La nôtre, explique la géophysicienne Anny Cazenave. Ou, plus précisément : la faute aux changements climatiques provoqués par les activités humaines. Le climat se réchauffe, deux conséquences directes. D’abord, la fonte des glaces. Du coup, ça fait plus d’eau. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’en gagnant en chaleur, les mers et les océans, en prime, se dilatent – comme n’importe quel liquide qui bout dans une casserole. Et donc, là encore, ça fait monter le niveau. Pas de grand-chose, c’est sûr. Vous n’allez pas vous faire engloutir cet après-midi sur la plage… Mais les générations futures, en revanche, pourraient l’être si l’on ne fait rien. Certains climatologues prévoient une élévation du niveau des eaux de plus de deux mètres d’ici soixante ans. Et ce sera peut-être encore pire : des mers qui montent de trois mètres, des océans de cinq mètres. Dans ce cas, les côtes du Bangladesh, le sud de la Floride et la région de New York seront submergées. 

Ce matin, LE FIGARO s’inquiète d’ailleurs aussi pour le climat.

"Coup de chaleur extrême sur toute la planète" 

Depuis un mois, des records de chaleur se succèdent dans l'hémisphère Nord, et les météorologues estiment que les périodes de canicule vont devenir de plus en plus fréquentes, plus intenses et plus durables. Alors, il faut faire quoi ? Eh bien déjà, il faut en parler, s’en inquiéter, y réfléchir – çà et là, on peut s’adapter, en construisant des digues, des barrages, voire en déplaçant certaines populations. Et puis, bien sûr, il faudrait tenter d’infléchir le réchauffement du climat. Lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, en faisant du vélo !  

Le vélo, qui fait aujourd’hui figure de remède collectif contre la pollution. C’est le thème du dossier du UN cette semaine.

"Demain, tous à vélo !" 

Où comment le modèle néerlandais a inondé la planète. Il est question du plaisir de pédaler, le plaisir de la lenteur et du vent dans les cheveux, on profite des paysages tout en évitant les bouchons et, en prime, tout c’est bon pour la santé ! Bon pour l’environnement et bon pour la santé, vive la « Vélorution », clame l’hebdomadaire. Mais en France, certaines villes ne sont toujours pas adaptées, et le vélo continue parfois d’avoir une sale image. A lire, cette fois dans L’EXPRESS et les INROCKUPTIBLES.

Et puis, dans LA CROIX, un papier à lire ce matin. « A Nice, la difficile reconstruction des victimes ». Deux ans après l’attentat au camion sur la promenade des Anglais, certains habitants ont encore du mal à reprendre le cours normal de leur vie. 

Allez, plus léger pour finir. 

Aujourd'hui, nous sommes le vendredi 13

Et, pour l’occasion LE PARISIEN nous présente des lieux magiques ; des lieux, en France, qui sont sensés exaucer nos désirs. Il y a, à Paris, la statue de Montaigne, « pour réussir ses examen ». Il y a, en Bretagne,  le menhir de Men Marz, « pour trouver un mari ». Il y le jardin des Amoureux, à Saint-Valentin dans l’Indre, « pour garder son conjoint toute sa vie ». Il y a la grotte de Saint-Emilion près de Bordeaux, « pour tomber enceinte ». Et puis, « pour s’attirer la chance », vous pouvez vous rendre à la cathédrale de Strasbourg. Là-bas, il faut aller caresser la sculpture d’un petit chien. Une précision : ce chien n’est pas un labrador.

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