Pour le Monde diplomatique, la CGT a égaré la lutte des classes. Dans Mediapart, on réinscrit les pittoresques Balkany dans l'époque et leur ville. Si bel hommage dans Libération à Jean-Claude Brisseau. L'avocat de Weinstein, Ronald Sullivan, grand juriste, humilié par l'université de Harvard: le New york times.

On parle ce matin d'une policière...

Que le Monde appelle Roxane, qui a participé à l'encadrement des manifestations de gilets jaunes, et qui, à un ami, a raconté ceci. Un samedi de manifestation, Roxane, armée d'un lanceur de balle de défense, après avoir déjà tiré plusieurs fois, des tirs justifiés dit-elle, sur des personnes en train de commettre des infractions", a armé une nouvelle fois son lanceur, et cette fois a tiré sur un homme qui n'avait rien fait... « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. »

Et l'histoire de Roxane, sur le site du Monde, témoigne d'un désarroi que l'on raconte peu, les violences policières vue par les policiers eux-mêmes, qui plaident pour leurs collègues qui peuvent craquer après une insulte ou un pavé de trop mais qui se disent "pantois" devant cette jeune fille dont des collègues ont fracassé le crâne à marseille. Mais au-delà, c'est une politique que le monde met en cause, puisque le gouvernement nie contre les évidence ces violences que les policiers savent. 

« La série des violences est trop longue pour que les manifestants n’aient pas compris que la police avait les coudées franches. Les dizaines de milliers de « gilets jaunes » qui ont eu affaire aux forces de l’ordre depuis six mois ne l’oublieront pas, et le fossé entre les Français et leur police ne cesse de se creuser. » Et le Monde se souvient du préfet de police Maurice Grimaud, qui en mais 1968 disait ceci à ses troupes. « Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger.» 

Les gilets jaunes révèlent les doutes d'une institution de l’etat, comme ils révèlent, une autre crise d'une autre institution celle-là sociale,… La CGT, dont le 1er mai fut éclipsée dans le brouhaha, et qui entre en congrès aujourd'hui, en désarroi et en déclin. Elle "fait moins peur désormais que les ONG" dit l'Opinion, les organisations non gouvernementales qui défendent l'environnement avec lesquelles la CFDT, a pris langue et que les patrons entendent. Le Monde diplomatique, d'un autre point de vue, raconte comment la CGT depuis des années s'est fonctionnarisée, assagie, et n'a pas tant pêché par radicalisation que par l'oubli de la lutte des classes,  et c'est dans cet oubli qu'elle a raté les gilets jaunes... L'Humanité est plus tendre qui me présente un syndicaliste cgt des coursiers à vélo, il s’appelle Arthur Hay il a trente ans et ne doute pas de son devoir...

On parle aussi des époux Balkany

Dont le procès pour notamment blanchiment de fraude fiscale commence aujourd'hui, et les Balkany en unes du parisien et de Libération sont trop bons clients pour que la presse résiste et vous aurez alors, en veux-tu en voilà, riad à Marrakech, villa à saint martin, et billets de 500 euros qu'on oublie dans les poches d'un costume au pressing ou qu'on va changer en petites coupures à la caisse d'Intermarché... Les Jours, sur internet, en font leurs délices... Mais le meilleur article est sur Mediapart, où un journaliste, Jean-Louis Le Touzet, citoyen de Levallois, met de l'humour et de la distance et un regard sur sa ville, jadis cité communiste marquée par les usines Citroen disparues, devenue ville "de caméras de surveillance, d’intraveineuses de béton, de police municipale en 4X4 Duster, de crèches, de colonies de vacances à Miami, d’immeubles de bureau et d’appartements bourgeois qui dépassent aujourd’hui les 10 000 euros le m2..." Tous ça par les Balkany,  qui viennent de loin.d’une époque "où, les notables roulaient en CX et se partageaient les postes et les adjudications dans le feu de la digestion, quand les armagnacs succédaient aux pommards. Une droite pour qui, au fond, l’enveloppe n’a jamais été qu’une juste consolation."

Du Le Touzet, découvrez...  Et le journalisme consiste à rendre les pittoresques balkany à leur époque, c'est plus difficile que d'étaler par avance leur évidente pré-culpabilité...

Etre coupable ou innocent, c'est le sujet de l'heure. Le Figaro raconte une box qui permet, en toute illégalité, de pirater des chaines de télévision! Vous lirez dans Libération, un très beau et très triste article sur un homme disparu ce week-end, Jean-Claude Brisseau, qui fut condamné en 2005 pour avoir harcelé des actrices, mais pour la journaliste Camille Nevers, cela n’existe que peu en regard de l'oeuvre et d'un des plus grands cinéastes français..."Brisseau, fin lettré, cinéphile forcené, versé dans le mysticisme, et fils de prolétaires resté précaire toute sa vie, avait ce côté sauvage de l"autodidacte passionné, ce côté bricolé faramineux qui remettait tout en jeu pour le prochain film... "

Le cinéma inspire cela.

Etre coupable encore, sans avoir rien fait sinon son métier. Vous lirez dans le New York Times, le New Yorker, et le journal de université de Harvard the Crimson, comment un grand nom du droit aux Etats-Unis, l'avocat Ronald Sullivan, qui a redressé plus d'erreurs judiciaires qu'aucun lawyer avant lui, a été humilié et à Harvard oùil est enseignant... Sullivan était aussi le doyen, le dean, d'une maison d'étudiants, chargé d'accompagner et de parrainer les jeunes pousses de la fac... Quand il est devenu le défenseur de Harvey Weinstein, des étudiants ont considéré qu'ils n'étaient plus en confiance avec lui, et Harvard, après des semaines de polémiques, a tranché contre l'enseignant, ils ne sera plus doyen...  

Et on parle d'une vie sauvée pour finir... 

Et de deux sourires à la une de l'Est républicain  celui de Hamza, 19 ans, bonhomme extatique vêtu de rouge qui le 29 mars dernier faisait un arrêt cardiaque pendant le match de basket opposant son club des Hauts de Lièvre à celui de Ludres et celui de Adam, 23 ans bonhomme sérieux vêtu de noir qui est le coéquipier de Hamza et qui lui a sauvé la vie, quand il est tombé en plein repli défensif: "J’allais me moquer de lui, je pensais qu’il déconnait",  dit Adam, et comme Hamza ne se réveillait pas et s'est mis à convulser,  Adam qui a été pompier volontaire a massé le coeur de son pote et lui a fait du bouche à bouche, et l'a relancé au défibrillateur, et avec un autre joueur,l'a ramené à la vie avant l'arrivée des secours... Et on a célébré adam ce week end au gymnase et pour toute récompense, on lui a promis, Monsieur le maire de Nancy, de l'aider à devenir pompier professionnel...

On lit du coup avec intérêt dans la Montagne qu'à Brassac-les-Mines, les gamins de l'école de judo du bassin ont été formés aux premiers secours. Tout prévoir.

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