Mais l'Angleterre pantelante de l'aphone Madame May, libération. Mais l'Angleterre de l'aimable conservateur Roger Scruton, héritier de Burke et phare du Figaro. Les pompiers se font payer pour chasser les guêpes, où est l'égalité, l'Est-éclair. L'Echo républicain célèbre Proust, génie français.

On parle de l'Egypte ce matin!

Et d'un vertige de trois millénaires quand le masque de TOUTANKHAMON s'affiche à la une de Télérama pour nous préparer à l'exposition qui s'ouvre bientôt à la Villette à paris, autour de ce pharaon mort à 18 ans dont les splendeurs sont un mythe, en 1967 un million 200000 visiteurs avaient défilé devant ses trésors, combien cette année pour ce jeune homme qui reposait, momie aux chairs friables, recouvert de 200 joyaux sous ses bandelettes, dans un sommeil inviolé au coeur de la Vallée des rois, avant que des anglais viennent ouvrir sa tombe et son sarcophage et dépecer son corps pour en libérer les bijoux, il y  97 ans... 

Deux anglais, dis-je, et c'est bien de l'Angleterre qu'il convient de parler aujourd'hui, que Télérama nous restitue au prétexte du pharaon, le journal et surtout le hors série qui l'accompagnent me raconte, anglais en costume et noeud papillon sous le soleil d'Egypte, Howard Carter, archéologue autodidacte et son partenaire Lord Carnavon, que les ouvriers égyptiens appelaient "Lordie", qui ensemble trouvèrent le secret de la mort. Le 26 novembre 1922, Howard Carter éclairait à la bougie vacillante le trou qu'il venait d'élargir dans la porte du tombeau, et il vit se dessiner des formes, des statues, et partout le scintillement de l'or, "vous voyez quelque chose" demande Carnavon, "yes wondertul things" répondit Carter. 

Et de cette tombe, Carter allait sortir 5398 merveilles, que l'Egypte réclamait car le pays s'affranchissait de la tutelle britannique et rejaillit un temps de colonialisme et de découvertes et  d'enchantement, et quand Lord Carnavon mourut d'une piqure de moustique infectée, naquit l'idée d'une malédiction du pharaon, sir Arthur Conan Doyle, papa de Sherlock Holmes y croyait. C'étaient les fake news de nos ancêtres...

Quelle Angleterre ce fut...

Et quelle pitié alors quittant Télérama de la voir pantelante, cette Angleterre, dont la première ministre Mme May était en crise d'aphonie, hier aux Communes me raconte Libération, au moment de défendre en vain son arrangement ultime sur le Brexit, Dieu sauve l'Angleterrere, mille milliards de dollars ont été transférés de la City vers l'europe, dit le Figaro... Mais il reste encore une flamme. Les Echos racontent l'attorney general George Cox, conseiller juridique du gouvernement, qui a torpillé Mme May en expliquant que l'accord de l'aphone gardait le pays prisonnier de Bruxelles...  il cite dans ses discours aussi bien Mick Jagger que John Milton, penseur du XVIIe siècle: "je vois une nation noble et puissante qui s'éveille en secouant ses chaines inébranlables"...

Le libéral l'Opinion en vient à espérer l'arrivée au pouvoir du travailliste Corbyn, qui veut conserver avec l'europe une union douanière... 

C'est d'Angleterre encore que vient la lumière  pour le Figaro, qui interroge, cela arrive souvent, cet anglais nommé Roger Scruton qui croit en la beauté et au conservatisme, qui aime les villages immuables et ces familles que l'on dit bourgeoises, il se veut l'héritier de Burke, le philosophe anglais qui détestait la Révolution, lui vilipende nos intellectuels de gauche dans un livre intitulé "l'erreur et l'orgueil", Libération a rappelé que le titre orignal, en anglais, était plus cru: « Fools, Frauds & Firebrands». Bouffons, imposteurs et trublions». L'obs me disait en septembre que Monsieur Scruton inspire aussi Laurent Wauquiez... 

L'Angleterre nous inspire, pas seulement des idées. Dans l'Yonne républicaine et le Journal du Centre coule un canal enchanteur, le canal du nivernais, qui fut sauvé dans les années 70 grâce à des anglais, qui explorant la Bourgogne comme jadis l'Egypte, emmenèrent leurs bateaux flotter chez nous, merci.

On parle de polémiques françaises...

Et Sud Ouest parle le bonne vieille polémique des privatisations, à propos de la loi Pacte et de la privatisation prévue d'Aéroports de Paris... Dans la Dépêche, on me parle de la revente de l'aéroport de toulouse Blagnac, dont le propriétaire chinois veut se défaire en faisant la culbute, cela ne fait guère envie... Je lis dans le Canard enchaîné que le président Macron ne veut plus qu'ADP soit vendu à Vinci, ce géant du BTP qui a déjà tant profité de la privatisation des autoroutes et qui donc ne serait plus politiquement acceptable... Comédie? 

Nous sommes, par moment, à désespérer de nos valeurs. 

Liberté? il faut lire le dossier de BastaMag sur cette loi anticasseur que le parlement a voté cette nuit... 

Fraternité? Il faut lire dans le Maine libre ce qui est arrivé à un vieux monsieur timide, hospitalisé au mans pour un cancer du colon, et qu'on avait installé avec un déséquilibré, qui renversait sur lui un bassin remplis d’excrément; on ne le lave pas, notre malade, juste au gant, et sa peau s'infecte... 

Egalité. je lis dans l'Est éclair que désormais, les pompiers se feront payer dans l'Aube pour enlever les nids de guêpes et de frelons, 160 euros le nid, le double s'il est en hauteur, parce que voyez-vous les gens appellent trop... ils doivent se diriger vers le privé. et ainsi s'accumule l'abandon...

Mais on parle aussi de beautés de la France...

Et même de son génie. 

Il est ce génie dans Claude Terouinard, octogénaire patron du département de l’Eure-et-Loir, qui lançait hier au Restaurant Drouant, temple des lettres à paris "on n'est pas que des ploucs", et certainement car l’Eure-et-Loir, terre rurale , présentait son printemps proustien, qui  se déclinera autour de Marcel de lectures et de madeleines aussi, et c'est la une de l'Echo républicain.

Notre génie est de mots; ces vieux mots du football que France football ressuscite, souvenez-vous que l'on disait le cuir, le demi centre, et l'on tirait nos corners à la rémoise et « il y est » pour un but... 

Ces mots aussi d'un autre conservateur, forcément dans le Figaro encore, christian clavier, quin dit de son partenaire Depazdieu qui ne joue pas, il est, dans le dernier Blier, Convoi exceptionnel, "une errance mélancolique » selon le monde »…

Elle peut l'être aussi. 

A Clavier et Depardieu  qui ont joué Astérix et Obélix, et je  dédie cette histoire trouvée dans Paris Normandie et sur France bleu, de la laie Nénette, femelle sanglier rescapée de la chasse, recueillie par un fermier dans l’Eure, et devenue mascotte de sa maison, mais quelques méchants ont dénoncé la famille et Nénette risque d'être abattue, et il faut sauver Nénette, on pétitionne. 

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