Un parachute anglais fournit le tissus de la robe de mariée de Suzanne en 1944, le Progrès. Sonia qui empêcha des attentats vit un enfer administratif, le Parisien. L’avenir est au vieux racontent et analysent la Croix, Sud-Ouest, Ouest-France, Usbek et Rica et Books! La vie à Kaboul est en photos dans Polka.

On parle d'une bague....

Un petit grenat enchâssé dans une monture de métal que sa maman avait offerte à Ludmila Labojka,  les nazis lui avaient prise quand elle était arrivée au camp de Ravensbruck, arrêtée et déportée à 20 ans pour faits de résistance, mais depuis le 12 octobre la bague brille à nouveau au doigt de Ludmila, qui a 95 ans, elle est revenue après trois quart de siècle dans un courrier posté en Allemagne... Ludmila est dans l'Express, fille et femme de mineurs de l'allier, qui avait survécu aux fusillades, au typhus, qui avait gardé toute sa vie ses papiers de déportation,"Mes papiers, c'est sacré !" mais la bague, elle n'y croyait pas. L'Express est allé à Bad Arolsen, dans le Nord de l'Allemagne, au Centre international des persécutions nazies, qui conserve des millions de de documents et d'objets que les déportés avaient abandonné aux portes de l'enfer, infimes trésors que les archivistes, essaient de restituer. Dans ces miracles un médecin parisien découvre les broches qui avaient appartenues à sa maman, qu'il avait toujours connue hantée par cette déportation dont elle n'avait presque rien dit, et Ludmila, 95 ans porte sa bague au doigt.

Dans le Progrès, a robe de mariée de Suzanne 98 ans, qu'elle offre au musée de la résistance de Nantua dans l'Ain, elle avait été cousue à l'été 1944 dans la toile de nylon d'un parachute anglais qui amenait des armes à la résistance, "c'était un monsieur de Bourg que l'on cachait" se souvient-elle qui avait donné le parachute à sa maman, le monsieur de Bourg, un maquisard, fut pris par la milice et fusillé avant la révolution, il reste Suzanne et sa robe, elle était jolie en mariée...

Ces histoires dans l'Express et le Progrès nous parlent d'autant plus aujourd'hui quatre ans après les tueries de Paris, qui seront une mémoire, pour l'instant des cicatrices recouvertes d'une fine pellicule de vie. La nuit du 13 novembre 2015, Gaétan honoré survécut parce qu'un homme était tombé mort sur lui, dans la fosse du bataclan, son sang avait imprégné ses vêtements, Gaétan a souvent regardé les photos des victimes sans retrouver le nom de cet homme charpenté dont la mort fut sa deuxième naissance, dit-il à la Montagne... Dans la Montagne encore je lis qu'à Ceyrat près de Clermont Ferrand le stade du village porte le nom d'Olivier Vernadal qui fut fauché à 44 ans.. Dans la croix  jean camille qui sortit du bataclan avec une balle dans le dos sourit, il a eu une fille juliette qui a 9 mois et une bronchiolite et si l'hôpital de sa fille lui a rappelé des souvenirs, la fatigue des jeunes pères emporte tout, parfois son corps le pique, il ne joue plus au rugby...

Il est une autre histoire venue des attentats dans le Parisien, l'historie de sonia qui permit à la police de retrouver à Saint-Denis Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur du commando djihadiste; Sonia bénéficie d'un programme de protection des témoins, elle a changé de nom, officiellement elle est morte avec sa famille, mais sa vie est infernale, sa nouvelle identité colle mal, elle butte contre l'administration, elle ne peut pas fournir aux écoles de ses enfants les anciens bulletins de notes qui portent le nom interdit, elle recevrait  2 680 € par mois pour avoir empêché d'autres attentats, le prix de combien de vies, la sienne est en morceaux.

On parle des personnes âgées...

Que nous serons et qui se trouvent belles à la une de la Croix, en sondage en tous cas, les seniors se vivent non pas comme une charge mais comme une ressource, utile, pour toute la société, les plus de 75 ans se préoccupent de leur forme physique, seule la vie sentimentale s'estompe et c'est la tristesse des veuvages que l on devine derrière les chiffres pourtant revigorants de la Croix qui publie une étude réalisée pour le groupe Bayard sur les plus de 55 ans, mince, j'en suis? .

 Pendant ce temps sud Ouest me dit l'avenir du marché des seniors, la silver economy, qui va décoller quand les baby boomers, ces enfants de la prolifique après guerre seront pleinement octogénaires. Cette vague d'anciens fait des clapotis  dans ouest-france, quatre sexagénaires vont traverser l'atlantique à la rame...  

Et un journal dévoué au futur; Usbek et Rica, constate que le futurs c'est les vieux. en 2050 la terre comptera 2.1 milliards de plus de 60 ans contre 2 milliards de 10-24 ans, qui fera la loi, et Usbek et Rica joue les anthropologues de demain, comment fera-t-on travailler les vieillards, soignera-ton le vieillissement comme une maladie, faudra-t-il moins manger pour bien durer tel le ver Caenorbathis elegans qui dans les restrictions vit 300 jours et non plus 3 semaines, pourra-t-on génétiquement renouveler nos cellules en imprimantes 3D pour être non pas éternels, mais pimpants jusqu'au bout, aura-ton une vie sexuelle passée 90 ans? Aïe. 0.07% des videos disponibles sur le géant de la pornographie Pornhubrevueconcernent des vieillards. Ca sera un souci.

La vieillesse est aussi le sujet de Books, belle revue qui éclaire le monde par des textes, et pose une limite; en 2014, dans la revue the Atlantic, l'alors quinquagénaire cancérologue et bioesthéticien Ezekiel emmanuel expliquait méthodiquement  pourquoi il ne voulait pas vivre au-delà de ses 75 ans, il allait cesser de soigner à cet horizon après avoir bien vécu bien aimé et avant le déclin... La démence sénile sera le lot d'un quart d'entre nous, rappelait en mars le Times litterary supplement, que reproduit Books, mais dans ce même article je lisais une poétesse, Mary Oliver qui est morte cet année. 

« J'ai pris mon vieux corps, je suis sortie dans le matin et je me suis mise à chanter. » espérance.

Et des photos pour finir...

Des photos qui sont exposées à Seoul en Corée du Sud me dit le Monde, des photos de militants qui exposèrent leurs corps et témoignent de la dictaure qui ravagea le pays dans les années 70 et 80, et ces photos exposée dans ce qui fut un lieu de torture apaisent et consolent par la fragilité des êtres... 

Dans Polka, référence en matière d'image, d’autres photos vienennt d’un pays que la guerre la mort le terrorrisme ont pris depuis longtemps, mais grace au numérique, des centaines de photographes indépendants chroniquent la vie quotidienne à Kabul Afgnanistan, si belle de couleurs saturées: un couple d'amoureux  une boulangerie de pains suspendus, un quinquagénaire qui fait plus vieux, dans un vieux cinéma, va voir son premier film depuis trente ans, des marchands d'oiseaux, de tapis, un marié que l'on porte, une jeunesse tatouée musclée gominée, des ballons d’enfants, un enfant porteur d’eau, c'est dans Polka la vie, belle et forte comme la bague d'une résistante encore parmi nous. 

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