Et dans rue89, sur le web, on raconte une scène de viol non pas à Hollywood mais dans une soirée étudiante…

Une histoire, que la victime, charlotte, je cite « raconte souvent à ses copines sur le ton de la blague ».

« Elle avait 20 ans et elle était "vraiment ivre". Un jeune homme l’a attrapée, emmenée jusqu’au balcon, lui a baissé le T-shirt et le soutien-gorge et s’est mis à lui lécher la poitrine. "Il m'a traînée dans ma chambre, j'ai dit que je ne voulais pas. Je me souviens clairement avoir agrippé l'encadrure de la porte pour ne pas qu'il m'y entraîne. Il m'a dit que tout le monde était adulte et qu'il fallait laisser les choses se faire. J'ai abandonné la lutte."

Et c’est ainsi que Charlotte s’est fait violer, mais pas vraiment elle dit « une expérience foireuse » et elle se sent un peu coupable. Et elles sont nombreuses à trainer ce genre d’histoire, où l’on a dit non et ensuite on n’a rien dit… .

Ca s’appelle la zone grise… La zone grise du consentement… Cet espace ambigu où l’on abdique, alors qu’au fond on ne voulait pas… c’est le « viol consenti » dit une jeune femme interroge par rue89… La zone grise est le refuge du violeur… qui s’abrite de ce qu’il est… « Imaginer que le violeur est toujours un monstre pervers nous fait passer à côté de la banalité de la violence » dit rue 89…

Cette banalité que subissent des femmes ordinaires… non plus le scandale mondial d’un magnat du cinéma… Mais le cinéma est un monde très banal, une vaste zone grise que protègent les hommes…

Vous lirez dans Cheek magazine et sur le site du Monde, la colère des femmes de Hollywood… Et notamment la réalisatrice Lena Dunham… Elle a écrit un texte au scalpel pour le New York Times, Harvey Weinstein et le silence des hommes

« C’est notre problème à tous. Celui des agents qui envoient leurs clients à la rencontre des hommes qu’ils savent prédateurs (…) celui des acteurs qui ont entendu des rumeurs mais qui ont préféré retourner jouer à Fantasy Football dans leurs loges. C’est le problème de l’industrie des médias et des journalistes. Et ce n’est pas le problème des femmes qui ont peur. »

La maladie de Lyme fait la Une de Libération…

Une maladie épuisante et destructrice causée par une bactérie dont sont porteuses des tiques… Et cette maladie difficile à dépister… est à la fois un immense silence médical et une non moins immense rumeur dans la société…

D’un côté, des gens qui souffrent, et croient tenir une réponse, de l’autre, des médecins qui affrontent une panique…

Dr Yves Welker, infectiologue à l’hôpital Poissy - Saint-Germain-en-Laye. A chaque consultation qu’un patient me dit qu’il a la maladie de Lyme. Et il n’y a rien à faire. Ils disent "j’ai la maladie de Lyme, je veux le traitement".

On a dans cette affaire quelques une de nos fractures… La culture victimaire… et la crise de l’autorité médicale, alimentée de trop de scandale et d’arrogance… Une seul médecin, le docteur Perronne, affirme que le maladie de Lyme est un scandale. Ses collègues se demandent s’il n’a pas été atteint « du syndrome de la sympathie ? A-t-il succombé à ses malades ?»

La sympathie pour le malade est un syndrome ? Marianne consacre 6 pages enlevées à cette grande révolte des malades… Le Monde raconte le lien des médecins avec les laboratoires, aux confins de la corruption… « En cinq ans, les laboratoires pharmaceutiques ont consacré plus de 600 millions d'euros en rémunérations et cadeaux aux professionnels de santé »

Et sur le net, des escrocs proposent du faux levothyrox, ancienne formule, à des malades de la thyroide désespérés…

On a raison de se révolter, mais contre qui ?

Une histoire glaçante venue du passé dans la Vie…

Celle de Don Ernest Simoni, 88 ans un prêtre albanais que le communisme avait persécuté… 11107 jours en prison aux travaux forcés, la vie décrit ses mains de forçat et ses yeux verts qui fouillent l’âme… Le pape François a fait de lui un cardinal honoraire….

C’est dans un dossier passionnant, sur ce que fut le sort des églises, orthodoxes et catholiques sous le communisme… ce sont les 100 ans de la révolution d’octobre… des martyres, des compromis et des tentations… On y voit Staline se réconcilier avec les popes au moment de l’invasion allemande…

Mais c’est moins la politique qui reste que la foi mystérieuse… La foi du pape françois, en une de la croix… qui se bat désormais contre la peine de mort, ou la foi, de l’albanais Simoni…

« En détention, j’entrai dans la mine comme si j’allais célébrer la messe, dieu rend toute chose fleur et lumière… »

Maintenant, Nicolas, pour conclure une histoire de rédemption mais marquée le bruit et le péché…

Une histoire de rock n roll dans M le magazine du Monde…

Comment les rolling stones furent sauvés de la drogue grâce à une de leurs compagnes, la blonde hippie chic (je cite) anita pallenberg, trouvée le 24 février 1977 en possession d’une cuillère imprégnée d’héroïne… laquelle cuillère appartenait à son homme, Keith Richards… » Ce fut le moment où le « junkie richards » décrocha de la dope…

Ce qui lui permet d’être encore avec nous et bientôt en concert à Nanterre avec les Stones, emmenés par l’arrière grand père Mick Jagger… long live ?

Le magazine de échos décrit un phénomène, on appelle ça le « classic rock », c’est la tournée triomphale en revival… de grand pères… Les Who qui chantaient pourtant, j’espère mourir avant d’être vieux… Sting 66 ans, Phil Collins 66 ans, « incapable de toucher à sa batterie et contraint de marcher avec une canne en raison de problèmes de dos, qui a passé son dernier concert a Bercy assis sur un tabouret » mais la foule était debout !

Bref, un monde de douleurs… qui prospère devant un public qui a vieilli aussi…

Le fan de classic rock communie dans des salles confortables, assis sur un fauteuil à 100 euros, protège ses oreilles, et boit du vin blanc ou de la San Pellegrino plutôt que de la bière… décrit les échos…

My gggg neration… Nicolas…

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