Dans la presse ce matin : un monde bascule

"Je venais de quitter le bureau et j'étais rentré à la maison. Il était 16 heures environ. Ma belle-fille a appelé. Elle criait, je n'arrivais pas à la calmer. Elle m'a dit : 'Il s'est forcément passé quelque chose. Adrien n'est pas allé chercher les petits à l'école'. J'étais assis dans mon fauteuil, j'ai dit à ma femme 'Mon fils est mort'. La police m'a appelé, je me suis rendu sur les lieux. Voilà."

José Anigo le directeur sportif de l'Olympique de Marseille raconte ce matin dans L'Equipe comment il a appris la mort de son fils dans un règlement de compte jeudi dernier à Marseille.

"A chaque fête, il aura sa chaise et son couvert. Je vais me reconstruire par le foot."

Adrien Anigo avait fait de la prison pour une série de braquages. "J'ai fait le maximum pour le tirer de la rue qui l'avait aspiré, dit son père. J'ai dû manquer une étape. Je m'en veux."

José Anigo se dit prêt à mener des actions dans les quartiers Nord de Marseille. "Si je demande à ce que l'OM s'implique, l'OM s'impliquera (...) Il faut que toute cette violence s'arrête, j'aimerais que la mort de mon fils serve au moins à ça."

Quand la violence surgit... Quelques faits divers dans la presse

Il trouvait que la voiture devant lui ne roulait pas assez vite. Alors il a sorti un flingue et il a tiré. Un automobiliste a été blessé. Ca s'est passé mercredi sur le périphérique de Nantes. L'homme passe cet après-midi en comparution immédiate. C'est dans Presse Océan .

Ils sont quatre comme les Dalton. Ils ont commis hier quatre braquages en quelques heures dans la région de Carpentras et Avignon. Attaque d'un bureau de tabac, d'une station service, d'un magasin Carrefour puis d'une boulangerie. Maigre butin mais les gangsters sont toujours en fuite. C'est dans Vaucluse matin .

Et puis cette histoire dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. Un meurtre sans doute élucidé, 12 ans après, à la faveur d'un divorce. En 2001, dans un village près de Pau, une vieille dame, Marguerite Lagrave, avait été tuée chez elle. Affaire restée mystérieuse jusqu'à ce qu'un couple originaire du village se sépare.

Le divorce de Karine et Daniel se passe mal.

Et un jour, devant une amie gendarme, Karine se confie. Son ex aurait menacé de lui faire "comme à Margot", Marguerite. Et elle donne des détails troublants. Sur ces indications, on retrouve l'arme du crime.

Daniel a reconnu les faits mais en impliquant son ex femme. Le soir fatal, la voiture aperçue, c'était celle de Karine. Quant au mobile du crime, c'est apparemment une tentative de cambriolage qui avait très mal tourné.

Vendredi 13... Un monde basculera peut-être ce soir...

Voici un homme qui tient au bout de son stylo 13 millions d'Euros ! Super loto ce soir. Et Le Parisien , encore, a la bonne idée de brosser le portrait de celui qui signe les gros chèques à la Française des Jeux. Portrait partiel car il reste anonyme. C'est un homme de 60 ans qui, ces neuf dernières années, a dépensé 2 milliards 200 millions d'Euros.

A part ses collaborateurs directs et ses patrons, personne n'est au courant de ses fonctions. Il ne fait pas que cela à la Française des jeux. On accède à son bureau avec un badge personnalisé, le carnet de chèques est dans un coffre fort. "C'est le même que le vôtre", dit-il. "Sauf la souche", ajoute Vincent Montgaillard qui nous présente ce bon Samaritain.

Quand le gagnant arrive, on vérifie son identité et son reçu de Loto "Il est nickel, dit l'homme au stylo. Pas froissé, on sent que son propriétaire en a pris soin". Après quelques opérations, le chèque est imprimé dans une machine, comme au supermarché. Avec un stylo bille, il ne lui reste plus qu'à signer. Son paraphe est habilité, déposé, reconnu par la banque. Pas question de trembler au moment crucial...

13 millions, ce serait bienvenu au moment des impôts. Pause fiscale ou ras-le-bol fiscal, le sujet fait encore florès dans la presse ce matin. Selon Rue89 , les centres des impôts reçoivent en ce moment beaucoup de visites de contribuables qui ont eu de mauvaises surprises.

Les mesures prises dans le budget 2013 n'ont pas été anticipées par tout le monde. Sur Rue89 , exemple d'un couple. Ils sont dans les ménages pour lesquels les impôts auraient dû augmenter d'environ 3% cette année. Mais c'est 30% à cause d'un détail : madame ne touche plus la prime pour l'emploi.

Un monde bascule... C'était le 13 septembre 1993

L'une des photos les plus célèbres de ces dernières années. L'Israélien Rabin, le Palestinien Arafat se serrent main devant l'Américain Clinton. Israël et l'Organisation de Libération de la Palestine se reconnaissent mutuellement. Une autorité palestinienne est crée en Cisjordanie et à Gaza.

lemonde.fr raconte le rôle méconnu de François Mitterrand dans ces négociations, dites d'Oslo puisqu'une bonne partie s'était tenue en Norvège. C'est un des négociateurs israéliens de l'époque qui dévoile les coulisses.

Tout commence par une visite d'Etat de Mitterrand en Israël en novembre 1992. Lors d'un repas, il se fait solennel avec les dirigeants israéliens. "Je suis votre ami (...) mais je dois vous dire que vous serez incapables de progresser à moins de vous adresser directement à l'OLP. Ils sont les représentants légitimes du peuple palestinien."

L'idée fait son chemin. Et c'est à Paris, à l'hôtel Bristol, que cet aspect des négociations, la reconnaissance mutuelle, s'est conclu. Réunion secrète, les délégations étaient inscrites sous le nom de "Larson".

"Ces 24 heures ont probablement été les plus importantes des négociations", dit le diplomate israélien, qui y a participé. "Je parlais toutes les heures à Rabin, le négociateur palestinien était constamment en ligne avec Arafat. (...) A Paris, après cette reconnaissance mutuelle, un conflit existentiel, venait de se transformer en conflit politique, autrement une affaire à résoudre par la négociation."

Quoi d'autre dans la presse ?

Quand Gérard Depardieu fait de la pub pour un crédit à la consommation en Russie. La photo est dans Courrier International . Depardieu pointe son doigt vers les passants. Slogan : "Et toi ? As-tu pris un crédit ? 12 roubles par jour."

Un nouveau né et bien né dans le monde des Revues. La Revue dessinée , qui raconte l'actualité, (reportages, enquête, documentaires) en bande dessinées. Drôlement bien fichu. Dans ce premier numéro, on lira notamment une enquête sur l'essor des gaz de schiste aux Etats-Unis.

Le bel hommage du professeur Philippe Mérieu à Albert Jacquard. C'était "L'homme qui savait pleurer". "Contrairement aux esprits forts qui campent dans l'indifférence ou se réfugient dans l'ironie, Albert Jacquard, quand il était bouleversé, n'hésitait pas à pleurer". C'est à lire sur le Huffington Post .

On peut pleurer. On peut rire aussi. Rire avec Jamel Debbouze qui sera l'une des vedettes de la fête de l'Huma ce week-end. Grande Interview dans L'Humanité . Jamel reconnait sa dette : "Quand on était à Trappes, les seuls qui nous parlaient c'était les communistes (...) J'ai essayé d'être communiste mais c'est très dur. Porter des sandales avec des chaussettes rouges, c'est compliqué. Ce sont eux qui les premiers nous ont inculqué la notion de militantisme et de partage. J'ai essayé d'être communiste, mais mes frères me prenaient tous les habits et tous mes disques."

Bon week-end !

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.