Bonjour ! … Cette fois, ça y est, il semble que l’orage soit derrière nous ; la crainte d’un ralentissement de l’économie mondiale paraît se dissiper sous l’effet des interventions « concertées et massives » des banques centrales sur le marché monétaire. Dans « La Tribune », Dominique Mariette souligne qu’hier, « certains spécialistes demeuraient d’une prudence de chat, ne voulant surtout pas jouer les augures, bons ou mauvais »... Dans « La Nouvelle République du Centre-Ouest », Jean-Pierre Bel lui fait écho : « Comme en temps de guerre (précise-t-il), la gravité d’une tempête financière se mesure désormais à l’apparition sur nos écrans de commentateurs spécialistes (…) L’expérience a prouvé la valeur de leurs informations : à peu près celle d’une prévision-météo ». « Les consommateurs ont du mal à comprendre cette effervescence sur le front du marché de la dette hypothécaire, et ils sont excusables tant cette affaire relève de la cuisine d’experts » (c’est le commentaire d’Hervé Chabaud, dans « L’Union »)… Pour l’éditorialiste du quotidien rémois, ces « experts » commencent à s’inquiéter lorsque, petits porteurs, ils enregistrent un net recul du CAC 40 et s'inquiètent pour l’évolution de leur patrimoine. Au fait ? Combien sont-ils, ceux dont les nuits, ces temps-ci, sont plus blanches que noires, inquiets qu’ils sont pour leur portefeuille d’actions ? La réponse à cette question, vous la trouverez dans « La Croix », sous ce titre : … « Près d’un Français sur quatre a investi en Bourse ». En France, onze millions de personnes sont concernées par les turbulences qui affectent les places boursières... Près de 24% des plus-de-15 ans possèdent des « valeurs » telles qu’actions, obligations, placements collectifs, fonds d’épargne salariale. Sous la plume de Nathalie Birchhem, le président de l’association « SOS petits porteurs » Thierry Ottavioni précise que les petits porteurs ne sont pas tous « de fins connaisseurs de la Bourse (…) Si certains achètent des titres de grandes entreprises lors des grandes vagues de privatisation, beaucoup se retrouvent en Bourse sans même le savoir... Ce sont souvent des retraités ou des petits commerçants qui ont vendu leur affaire... Ils ont une somme à placer, ils vont voir leur conseiller financier et ils se retrouvent avec un portefeuille sans vraiment prendre conscience qu’à la Bourse, il y a toujours une part de risque, et que ce risque est d’autant plus grand que le produit est rentable ». Nous vivons dans un « village global » ; Michel Noblecourt nous le rappelle dans « Le Midi Libre » : « La mondialisation n’est pas toujours heureuse et elle est surtout hyper-réactive (…) Quand Wall Street éternue, l’économie mondiale s’enrhume ». Pour Patrick Berthomeau, dans « Sud-Ouest », nous sommes prévenus : « Si la crise devait s’aggraver, ses conséquences seraient ravageuses »... Alors qu'elle semble avoir aujourd’hui pour décor « une sphère financière quelque peu opaque et lointaine », elle pourrait « s’immiscer dans notre vie quotidienne, prenant cette fois un tour social et politique ». La menace, pour nous, a surgi ces derniers temps de l’Ouest (c’est-à-dire des Etats-Unis d’Amérique)… Le danger viendra-t-il demain de l’Est, de la Chine populaire cette fois, la Chine où (nous disent "Les Echos") « l’inflation atteint des records » ?... Dans l’Empire du milieu où l'on fait encore l'apprentissage du capitalisme, la croissance s’emballe, les prix à la consommation aussi... Sur les marchés de Shanghaï ou de Canton, la ménagère s’étrangle en faisant ses courses... « Le prix des œufs chinois fait trembler les conjoncturistes de la planète », écrit le correspondant du quotidien économique à Pékin Yann Rousseau... La hausse (plus 3 et demi pour cent sur les 7 premiers mois de l’année) ravive la crainte d’une contagion inflationniste dans les pays occidentaux, surtout dans ceux dont l’économie dépend fortement des productions estampillées « Made in China ». Mao. Blaise Mao. C'est le nom de mon confrère qui signe ce matin, dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France", un article intitulé : "La hausse des salaires des PDG s'accélère"... On est cette fois en France... Selon l'INSEE, la rémunération des patrons a augmenté plus vite, ces 5 dernières années, que celle des salariés, surtout dans la finance et dans l'immobilier... Pendant que leurs employés voyaient leur rémunération progresser de 0,7% entre 1998 et 2005, les PDG français enregistraient un bonus de 1,6% sur leur fiche de paie... Ce pourcentage, nous précise "Le Parisien", ne tient pas compte des stock-options, primes et jetons de présence au conseil d'administration... Evidemment, plus l'entreprise est importante, plus le salaire est élevé : 470.000 euros l'année, en moyenne, pour le dirigeant d'une société de plus de 2.000 salariés, contre 43.300 euros à celui qui emploie moins de 50 personnes. Autre étude de l'INSEE (que publie cette fois "Les Echos") : "Les logements HLM sont souvent inadaptés à la taille des familles et à leurs revenus"... Dans l'habitat à loyer modéré, la part des ménages "relativement" aisés a baissé ces dernières années, mais elle représente encore 20%... Les auteurs de ce document de l'INSEE cité par Véronique Le Billon soulignent que "la présence de locataires relativement aisés au sein des HLM n'est pas, à elle seule, un gage de mixité sociale, dans la mesure où les locataires HLM à faibles ressouces et ceux qui sont plus aisés résident dans des types d'immeubles et des quartiers distincts (...) Les ménages relativement riches sont nettement surreprésentés dans le parc social récent, et bénéficient plus fréquemment d'équipements et de dépendances". En moyenne, dans l'agglomération parisienne, le locataire en HLM réalise une économie de 264 euros par mois, par rapport à un logement comparable dans le secteur privé. Pendant la campagne présidentielle, "Les Echos" nous le rappelle, Nicolas Sarkozy avait déclaré (deux points, j'ouvre les guillemets) : "Il serait juste que les loyers dans le parc social soient réellement modulés en fonction des locataires"... Fin de citation... Sans doute faut-il comprendre : "...en fonction des locataires et de leurs revenus". Troisième étude : c'est "La Tribune" qui en publie les conclusions... ...En luttant contre le travail illégal, la Sécurité Sociale a récupéré l'an dernier 74 millions d'euros... C'est plus que les années précédentes, et c'est ce que nous apprend l'ACOSS (l'ACOSS, c'est l'Agence centrale des organismes de Sécurité Sociale ; elle fédère les URSSAF). Sur ce même chapitre du travail au noir, "Le Figaro" pointe du doigt l'hôtellerie-restauration... En région parisienne, 6 établissements sur 10 sont mis en cause... "L'Humanité", de son côté, revient sur la charte que la ministre de l'Economie Christine Lagarde a signée le 25 juillet dernier... Ce texte vise à garantir aux patrons de ce secteur économique (les hôtels-restaurants) "des contrôles allégés et discrets"... Interrogé par Bruno Vincens, de "L'Huma", le secrétaire de la fédération CGT-Commerce Ange Romiti voit dans cette charte "un permis de frauder". Le succès de "Vélib'" : plusieurs de vos journaux en parlent, ce matin... C'est le cas du "Figaro", de "La Tribune", et des "Echos". "Les Parisiens conquis par la révolution du vélo"... "Un million et demi de locations en un mois"... "Les maires de banlieue ouverts à l'extension du Vélib'"... ...Trois titres qui expriment bien l'ampleur du phénomène. Chaque jour, dans la capitale, les 10.600 vélos déjà mis en service (qui seront bientôt le double) parcourent presque 160.000 kilomètres, soit 4 fois le tour de la Terre... 50.000 personnes sont abonnées sur la durée... Depuis leur apparition dans les 750 stations réparties dans tous les quartiers de Paris, plus de 100 Vélib' ont disparu, 200 ont été détruits... Quotidiennement, 100 à 150 bicyclettes sont déposées dans les ateliers de maintenance pour des roues voilées, des fourches pliées, des jantes brisées ou des cadres tordus... L'entretien général des vélos, la gestion des centres d'appels et d'information, emploieront bientôt 285 équivalents temps plein. Les élus de certaines communes de la petite ceinture parisienne (de plus en plus nombreux) se pressent aux portes de l'Hôtel de Ville de Paris pour voir si une extension du système à leur territoire communal est possible... "Le Figaro" voit dans tout ça "un succès politique pour Bertrand Delanoë", et souligne au passage que "la droite parisienne, divisée, est restée silencieuse sur ce projet populaire". Françoise de Panafieu et ses proches, dans cette affaire, ne sont pas seuls à faire grise mine... Les loueurs de vélos se plaignent d'une chute de leur chiffre d'affaires (jusqu'à -20 %)... Idem pour les chauffeurs de taxi, qui notent une diminution du nombre de leurs courses (et donc de leurs recettes). Un mot enfin sur Budhia Singh, ce petit Indien surnommé "Marathon Boy", ou "Forrest Gump", réputé courir sans jamais s'arrêter. Il avait 6 ans l'an dernier quand il a parcouru 65 kilomètres en 7 heures (peut-être l'avez-vous vu sur vos écrans de télévision... Les images ont fait le tour du monde)... images d'un supplice en direct, vous vous en seriez douté... L'entraîneur de Budhia Singh vient d'être arrêté... Le quotidien britannique "The Guardian" consacre à cette affaire un long article... On y apprend que l'enfant était régulièrement frappé (parfois avec une tringle brûlante), il était privé de nourriture (il avait déjà été vendu, quand il marchait à peine, pour à peine plus de 20 euros. L'entraîneur tortionnaire crie évidemment au complot... Il comptait sans doute gagner encore beaucoup d'argent grâce aux jambes de son poulain, qu'il voulait aligner au départ du marathon des Jeux Olympiques de 2016. Dans le "Guardian", on a sans doute le sens de l'humour noir... Le site Internet du journal, qui relate la triste histoire de Budhia Singh, publie aussi une belle photo en couleur, sous le titre : "The new India... the best place in the world to be born"... Traduisez : "La nouvelle Inde... il n'y a pas de meilleur endroit au monde pour voir le jour". Une revue de presse signée Alain Le Gouguec

Alain LE GOUGUEC

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.