Qui aime-ton ? Qui se doit-on d’aimer en France en 2016 ? La presse nous apporte en ce dimanche matin une réponse :

C’est le Journal du Dimanche qui met fin au suspens à la Une.

Avec la photo.

Le personnage est assis avec nonchalance sur un haut tabouret.

Il est plutôt baraqué.

Sourire de toutes ses belles dents blanches et regard lumineux…

Tout en lui appelle la sympathie.

Omar Sy est devenu en cet été 2016 la personnalité préférée des français selon la dernière enquête IFOP-JDD.

L’acteur d’Intouchable devance Jean-Jacques Goldman et Simone Veil.

Je vous laisse feuilleter le journal pour la suite du classement.

Un classement sans surprises finalement…

Omar Sy sacré, il se devait à quelques devoirs : il accorde au Journal du Dimanche un long entretien dans lequel il nous explique sa foi en la France et la volonté de ce pays de continuer à vivre ensemble, même s’il regrette que la majorité reste trop souvent silencieuse face à ceux qui remettent en cause, justement, cette notion de vie en commun.

Omar Sy vante avec beaucoup de chaleur et de lyrisme ce maillot de l’équipe de France qu’il partage avec tant de fierté.

Même si lui, depuis 2012, a choisi de vivre à Los Angeles.

Omar Sy, garçon sympathique, engagé, sincère… n’en est pas moins artiste.

Si la plupart de vos quotidiens régionaux affichent en ce dimanche de la mi-août des Unes en forme de dépliants pour festivités estivales, ils n’en oublient pas moins que les réalités du monde se moquent pas mal du cours des saisons.

Dans les dernières Nouvelles d’Alsace, Jean-Claude Kiefer passe en revue les terrains, nombreux, où l’horreur a sévi et continue de sévir, et notamment cette Méditerranée devenue un cimetière pour migrants qui fuient les misères africaines.

Mais parmi les sources graves d’instabilité internationale l’éditorialiste du quotidien strasbourgeois s’arrête ce matin sur le dossier ukrainien.

Un dossier, écrit-il, que toutes les chancelleries occidentales voulaient, par confort, croire en sommeil depuis l’annexion de la Crimée par Moscou.

Pourtant on assiste aujourd’hui à une très inquiétante concentration de troupes des deux côtés, autour de la Crimée.

La « poudrière russo ukrainienne menace d’exploser en déflagration gigantesque, écrit Jean-Claude Kieffer.

Comment empêcher que le tonnerre des armes de nouveau ne se déchaîne si près de chez nous…

Comment l’empêcher quand nous-mêmes, français, sommes redevenus les 3e vendeur d’armes dans le monde ?

Sud-ouest Dimanche s’arrête ce matin sur ce qui sera l’un des succès incontestables de la présidence Hollande :

L’industrie française de l’armement ne s’est jamais aussi bien portée. Sud-Ouest dimanche passe en revue les derniers succès en date. Depuis la vente à l’Egypte de ces rafales assemblés près de Bordeaux, jusqu’au « contrat du siècle » conclu avec l’Australie pour la livraison de 12 sous-marins, sans oublier ces 30 hélicoptères vendus au Koweit.

Le journal de Bordeaux explique pourquoi ces succès : la France a enfin compris que pour obtenir des résultats dans ce commerce bien particulier, il faut agir dans la plus grande discrétion. Et si possible en toute coordination entre industriels et responsables politiques. Ce qui n’était pas le cas lors du précédent quinquennat.

Mais Sud-Ouest dimanche rappelle aussi que ces succès ne font pas que des heureux y compris dans les rangs de nos militaires :

Le général Jean-Vincent Brisset explique à mes confrères que certains matériels récemment vendus étaient en fait destinés à équiper des unités de l’armée française. C’est le cas de trois des rafales livrés aux Egyptiens. Et ces succès commerciaux qui se transforment en report de dotation, nos militaires n’apprécient guère….

Depuis un mois, depuis la tentative de putsch des militaires en Turquie, les hebdomadaires ont fait un gros travail pédagogique pour expliquer la situation politique de ce pays, lui aussi aux portes de l’Europe.

Ce travail pédagogique, le Monde le complète aujourd’hui dans les trois pleines pages de son dossier géopolitique.

Marie Jégo et Marc Sémo décryptent ce duel à mort : celui auquel se livrent le président Erdogan et son principal adversaire le prédicateur Fetullah Gülen, réfugié aux Etats-Unis.

Nos confrères du Monde nous rappellent que les deux hommes partagent le même nationalisme, la même piété musulmane, mais qu’ils sont devenus aujourd’hui des ennemis mortels.

Le journal nous décrit aussi comment la confrérie que dirige Gülen s’est immiscée dans tous les domaines, y compris dans les rouages du pouvoir. Ce qui explique les incroyables purges lancées par Erdogan.

Que ce soit dans l’armée, dans la magistrature ou dans la presse.

Des purges qui vont continuer, prédit le Monde, car le mythe de l’ennemi intérieur est l’argument inépuisable des dirigeants populistes pour enflammer les foules.

Les JO : et maintenant, que vais-je faire ?

Florent Manaudou, médaille d’argent dans les bassins de natation de Rio, reprend à son compte la chanson de Bécaud…

C’est le quotidien marseillais la Provence qui s’intéresse aux questionnements, aux doutes du nageur vice-champion olympique du 50 m.

Et pour cause : Manaudou est licencié au cercle des nageurs marseillais.

Le quotidien nos apprend que le médaillé d’argent se donne quelques mois pour décider de la poursuite ou non de sa carrière après la déception de Rio.

Le journal rappelle que le garçon a toujours rêvé de pratiquer d’autres sports à haut niveau…

Surtout que, visiblement, rien ne va plus très fort au sein de la natation française.

Si comme moi vous lisez le compte rendu que publie Stéphane Joby dans le journal du dimanche, vous découvrirez avec stupéfaction le climat détestable qui règne au sein de la délégation française.

Climat illustré dramatiquement par le désistement de Yannick Agnel au relai 4 fois 200.

Stéphane Joby parle de TELENOVELA en piscine.

Les telenovela, ce sont ces séries télévisées sud-américaines de piètre qualité dont on devine dès le début comment elles finiront.

Comment finira la télénovela de l’équipe de France de natation ?

Pas très bien sans doute. L’important est qu’elle se termine rapidement.

Ces jeux ne sont pas refermés que déjà d’autres s’interrogent cette fois sur le sens d’une candidature à l’organisation de prochaines olympiades.

C’est ce que fait dans la Voix du Nord Jean-Michel Bretonnier.

Ce confrère rappelle qu’entre l’acte de candidature de Rio et sa consécration, il y a eu tout un monde : Rio candidat était la capitale d’un pays en plein boum.

Rio élu était devenue celle d’un pays en pleine crise, politique et économique.

Le temps olympique et le temps de l’économie mondialisée ne sont pas synchrones constate Jean-Michel Bretonnier bien convaincu néanmoins que ce décalage ne découragera pas les candidatures.

Pas celle de Paris en tout cas.

Aussi le quotidien La Montagne offre-t-il ce matin l’espace de sa chronique du temps présent au romancier François Taillandier.

Taillandier qui s’indigne de voir le débat sur cette candidature de Paris totalement confisqué : personne n’ose remettre en cause le bien-fondé de la démarche. Tout le monde est d’accord sur la réponse à une question qu’on s’est bien gardé de poser.

François Taillandier se rappelle avec angoisse le spectacle auquel on avait eu droit il y a une dizaine d’années, lorsque Jacques Chirac et Bertrand Delanoe avaient mené, main dans la main, la précédente campagne de candidature.

«  Croyez-vous urgent d’organiser ce gigantesque barnum dans une capitale – et une région – saturées de population, avec des prix prohibitifs, des problèmes de transport, d’emploi, de logement, de pure et simple misère ? Croyez-vous urgent de mobiliser des budgets pour cela, s’insurge Taillandier, pour qui le discours ambiant, s’apparente à une véritable propagande de régime totalitaire.

Taillandier propose donc de soumettre la question à référendum. Sans y croire une seconde…

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