La loi qui protégeait depuis 1973 les animaux les plus vulnérables a été considérablement affaiblie, vidée de sa substance

La presse américaine s'en émeut, à grand renfort de photographies : image de rhinocéros pour USA Today, un grizzly de Yellowstone pour le Washington Post. Et peu importe que le symbole même du pays -l'aigle à tête blanche- ait été efficacement protégé par ce texte pendant des années.  Non, quand Donald Trump a décidé d'assouplir une réglementation qu'il juge trop contraignante pour les entreprises, écrit le Figaro, eh bien... rien ne l'arrête !! Il parvient encore à nous surprendre. L'offensive démarrée cette semaine, est insidieuse, explique Arnaud Parmentier dans le Monde. Car la loi, voulue par le Républicain Richard Nixon, reste inchangée : ce sont ses décrets d'application qui sont modifiés. Par exemple, ce qui change, c'est que les analyses d'impact économique liées à la protection d'une espèce seront désormais autorisées. La crainte, c'est qu'elles soient ensuite utilisées par les entreprises pour justifier des demandes d'exemption. Pour construire une route, un oléoduc, un gazoduc, ou encore, ouvrir une mine. 

Et pourtant... cette loi a fait ses preuves : 99% des espèces dont elle s'occupe ne se sont pas éteinte, nous dit Le Monde. "Elle a permis de sauver le grizzly, l'effectif de loups gris atteint 3500 individus... la panthère de Floride a échappé au pire, des lamantins ont été observés en Floride, et les baleines reviennent dans la baie de New York." Les Américains étaient fiers de cette reconquête organisée, écrit Arnaud Leparmentier... jusqu'à l'élection de Donald Trump en 2016.

Autre fin de success story : celle du milliardaire américain Jeffrey Epstein

Et cette question du Parisien : jusqu'où ira l'affaire Epstein ? Sous entendu : quelles répercussions... en France. Le milliardaire, mort samedi à New York, séjournait souvent à Paris, où il aurait pu commettre aussi des abus sexuels sur des mineures. C'est à la une de Libération ce matin, qui révèle que la police judiciaire française vient d'entamer une coopération avec les autorités américaines, à la demande du Parquet de Paris. Le milliardaire, nous dit Libé, possédait plusieurs appartements à Paris, à quelques pas de l'Arc de Triomphe. De début 2018 à aujourd'hui, il aurait passé 4 mois sur le sol français... D'ailleurs, quand il est arrêté, début juillet, sur le tarmac d'un aéroport du New Jersey, il arrivait tout juste du Bourget. Parmi ses proches, deux suspects français sont mis en cause. Ghislaine Maxwell (également citoyenne britannique et américaine) : son âme damnée, pour le Figaro, détenant d'inavouables secrets, qui mériterait, nous dit le quotidien, une protection spéciale, mais elle a disparu des écrans radars.

Disparu également : Jean-Luc Brunel, patron d'une agence de mannequinat, ami de Jeffrey Epstein depuis le début des années 2000 et dont le nom apparaît à plusieurs reprises dans l'enquête menée aux Etats-Unis. Dans un article, intitulé : "le rabatteur qui aimait les drogues et le viol silencieux" Libé dresse le portrait de celui qu'il considère comme un rouage français essentiel du système mis en place par Epstein. Un homme ambitieux, spécialisé dans le recrutement de très jeunes mannequins, parfois seulement... 12 ans.Un système bien rodé, comme nous le montre ce témoignage, glaçant, d'une jeune néo-zélandaise, qui arrive à Paris en 91, à l'âge de 17 ans. Sa mère est inquiète. Et pour la rassurer, écrit Libé, son agence, Karin Models, lui propose de la loger, je cite, "dans l'endroit le plus sûr de Paris : l'appartement du directeur."
La jeune femme échappera à ses griffes, mais sa carrière en France sera ruinée.

Les carrières, qui aujourd'hui, se font et se défont sur les réseaux sociaux

Enquête à lire dans le New York Times aujourd'hui : comment You Tube a radicalisé le Brésil. Où l'on apprend que les algorithmes de You Tube ont été un vrai cadeau fait dans le pays à l'extrême droite ! Le quotidien revient sur les mois qui ont précédé l'élection de Jair Bolsonaro, en s'intéressant à un jeune musicien. Mateus Dominguez a 16 ans, quand You Tube lui recommande une vidéo qui va changer sa vie. Le jeune homme pratique la guitare en s'exerçant grâce à des tutos en ligne. Un jour, You Tube lui propose la vidéo d'un professeur, connu certes, pour son goût pour le heavy metal, mais aussi les jeux vidéos, et surtout, la politique, avec des idées d'extrême droite, ça s'appelle du hameçonnage : Mateus Dominguez est ferré. A partir de ce moment-là, le jeune homme se voit proposer par la plateforme une série de vidéos d'autres figures de l'extrême droite brésilienne. Et parmi elles : un certain Jair Bolsonaro, figure encore marginale en politique à ce moment-là, mais déjà STAR dans la communauté You Tube d'extrême droite. De quoi poser question, nous dit le New York Times qui cite un spécialiste : You Tube est devenu l'instrument de radicalisation le plus puissant du 21e siècle. Aujourd'hui au Brésil, à l'exception d'une seule chaîne, la plateforme est plus regardée que la télévision.

Et ce qui sera très regardé ce soir à la télé, c'est la Supercoupe d'Europe

Liverpool contre Chelsea, ce soir à Istanbul. Match qui oppose le vainqueur de la Ligue des Champions au vainqueur de la Ligue Europa.
Rencontre de prestige qui fait rêver tous les arbitres et qui sera supervisée ce soir pour la première fois par une femme, Stéphanie Frappart. Vedette parmi les stars, titre l'Equipe à sa Une... La Française, écrit le journal, vit une ascension express qui ne surprend pas ceux qui l'ont croisée sur les terrains. "Malgré sa silhouette fluette, 1m64 pour 54 kilos, elle a vite su s'affirmer dans le milieu, même si certains, nous dit l'Equipe, continuent encore de l'appeler "Monsieur l'arbitre" sur le terrain."

On poursuit Virginie cette revue de presse avec ce qu'il faut bien appeler les "fléaux" de l'été

Il y a le supplice des galets sur la plage, à lire, dans Nice-Matin, il y a aussi... la recrudescence des poux, nous dit Sud-Ouest, en particulier le long de la Cote Atlantique, mais aussi en Normandie et en Corse.

Mais à l'Ile de Ré, le fléau de l'été, c'est le vélo. Ah... l'Ile de Ré, sa lumière, ses dunes, ses marais... et ses 134 kilomètres de pistes cyclables, où l'été, nous dit Sud-Ouest,  les cyclistes multiplient les incivilités. -Au moins autant, et je parle d'expérience, que sur les pistes cyclables parisiennes...- Il faut dire, qu'il y en a, du monde ! Le reporter de Sud-Ouest, qui a enfourché sa bicyclette, classe les amateurs de petite reine en 3 catégories : d'abord, l'échappé du Tour de France... Pas là pour le paysage, son objectif, c'est la perf' ! Ensuite, le chef de tribu, qui guide sa petite famille, casque sur la tête, tant bien que mal... -variante : il peut aussi utiliser une cariole.- Et puis, il y a... le connecté. Sur son vélo électrique, tout en pédalant, il passe un coup de fil, écoute de la musique et se prend en selfie. Et ça peut encore se compliquer quand le vélo, eh bien... on n'a plus vraiment l'habitude... ça fait longtemps qu'on n'en a pas pas fait. L'expression : "c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas" ... en prend un sérieux coup. Sur sa monture, le reporter de Sud-Ouest, Etienne Latry, rencontre Christelle, avignonnaise de 50 ans qui cherche son chemin à l'entrée de Saint-Martin de Ré. "Les loueurs, dit-elle, devraient faire passer un test avant de confier leurs engins. Du genre, un petit parcours avec des plots". Dominique, elle, habite La Couarde. "Tous les jours, il faut éviter les catastrophes. Il est recommandé de faire rouler les enfants entre les parents. Quand je le conseille, on me répond : ta gueule." Jean-Pierre, son mari, raconte : "A un carrefour, quand vous traversez pour rejoindre la piste, en face, il y a un léger décalage à gauche... Sinon, vous vous payez le mur. "Eh bien, cela n'a pas loupé : une jeune femme pédalait en regardant son téléphone fixé au guidon. Elle a filé, tout droit !"

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