François Hollande sur France 2 ce soir, face aux journalistes et face à un panel de Français : pour quoi faire ?

Et bien à lire la presse ce matin…pour rien ! Je veux dire c’est foutu pour François Hollande, sauf « miracle » lit-on un peu partout, comme pour se prémunir face à l’impensable! Il semble bien que plus personne ne croit à un rebond du président…Ni les Français, sondage Odoxa dans le Parisien, 76% d’entre eux estiment qu’il devrait renoncer en 2017, ni ses proches, dessin de Kak à la Une de l’Opinion, on y voit les hollandais Stéphane le Foll, François Rebsamen et Jacques Attali réclamer à un tatoueur de leur enlever l’effigie de François Hollande qu’ils arboraient sur leur torse. Ni les journalistes, a fortiori les éditorialistes : « vous avez dit dernière chance ? s’interroge Paul Henri du Limbert dans le Figaro… « ceux qui à gauche veulent croire que 90 minutes de télé peuvent effacer 4 ans d’impéritie font preuve d’un bel optimisme ». Dans les Echos, le politologue Olivier Rouquan fixe pour objectif au président de « susciter un peu d’intérêt ». Un peu d’intérêt, je le cite, vous voyez que la barre n’est pas bien haute. Et pourtant lui, y croit. Analyse d’Alain Duhamel dans Libération sur celui qu’on pourrait appeler le « résilient de la République », l’éditorialiste souligne tous les obstacles objectifs sur la route de l’éventuel futur candidat, « affaibli comme aucun de ses prédécesseurs », mais « là réside la part de mystère de François Hollande écrit-il, son inébranlable résilience » « Toujours aussi imperturbable, enjoué, agile. Il constate qu’il n’est ni le favori, ni le challenger, ni l’outsider, encore moins un recours, mais il commence néanmoins une campagne implicite dès ce soir »

Coulisses de la préparation de l’émission à lire dans Aujourd’hui en France/le Parisien. On y apprend que François Hollande a relu le discours du Bourget, revisité son anaphore « Moi président.. », et fait le compte de ses 60 engagements de campagne de 2012 pour en vanter les réalisations…Pas sûr que ce soit suffisant pour vaincre le scepticisme des Français qui vont l’ interroger…

Le fameux « panel » de Français qui vont interroger le président, qui a suscité quelques polémiques….

Avant la polémique, Christophe Caron dans la Voix du nord s’amuse à souligner qu’eux aussi jouent gros ce soir !Il rappelle l’exemple de Karine Charbonnier- Beck, chef d’entreprise d’Armentières qui avait échangé avec le président en direct à la télé en novembre 2014. Prestation remarquée qui lui a valu d’être recrutée par Xavier Bertrand, aujourd’hui elle est vice-présidente du conseil régional des Hauts de France…ça peut mener à tout une émission avec le président de la république

Et parfois au pire…c’est l’expérience vécue par le nouveau patron de l’info de France télévision Michel Field, soupçonné depuis plusieurs jours de connivence avec l’Elysée pour avoir écarté de l’interview certains des français pressentis. Focus dans Libération ce matin sur l’ambiance « nuit debout » qui règnerait au sein de la télé publique. Haro sur Field, « l’ancien trotskiste » écrit Jérôme Leffiliâtre, qui a réussi l’exploit de faire converger toutes les luttes. Collusions avec le pouvoir donc, brutalité, privatisation de la grille, lancement en trombe de « France Info » la future chaine publique d’info continue, tout y passe. « Pour moi, il est mort » tranche un membre de la société des journalistes. Mort ? Allez savoir, il est peut être résilient lui aussi !

Le président à la télé ce soir, et pendant ce temps-là, un de ses ministres à la Une d’un grand magazine… A quoi reconnait-on un politique qui aspire aux plus hautes fonctions ? A sa femme qu’il affiche, pardonnez le sexisme de la formule, mais c’est vrai que l’inverse s’est encore peu vu. Brigitte MAcron, femme de, à la Une de Paris Match ce matin pour des confidences exclusives, et un album de photos intimes, on y voit le jeune grand père biberonner un des 7 petits enfants de son épouse, brigitte et manu au ski, brigitte et manu au concert etc…faire de la politique autrement qu’il disait… bon, en tout cas, Brigitte est en marche !

Dans la presse également ce matin Hélène, un pèlerinage en Algérie pour un tragique anniversaire

Celui de l’enlèvement puis de l’assassinat des 7 moines trappistes de Tibéhirine, en mars 1996 . 20 ans plus tard, la communauté chrétienne a réussi à organiser ce pèlerinage qui aura lieu samedi, 200 pèlerins attendus … les familles des prêtres assassinés dormiront au monastère nous raconte le Parisien qui révèle l’information. Un moment important bien sûr, mais depuis 20 ans l’enquête continue de piétiner, par manque de coopération des autorités algériennes.

En bref encore, il n’y pas que François Hollande qui est de Grand O ce soir, le Figaro nous raconte les auditions des prétendants au siège de secrétaire général de l’Onu qui se déroulent depuis mardi…4 femmes, 5 hommes, avec une grosse pression sur les femmes puisque 56 pays soutiennent ardemment une nomination féminine qui serait une première pour les nations unies. Pour l’instant, la favorite la bulgare Irina Bokova a parait il livré une prestation en demi teinte. Attendue aujourd’hui, celle d’une autre favorite la néo zélandaise Helen Clark

Enfin, un hommage rendu à Jacques Chirac. Le musée du quai Branly à Paris va être rebaptisé Musée du quai branly-Jacques Chirac. L’usage veut qu’un lieu prestigieux trouve son nom définitif après le décès d’un grand homme. Exception donc nous raconte le Figaro pour Jacques Chirac afin de saluer son engagement personnel en faveur de ces arts premiers ou lointains, et du musée qui les accueille depuis, pile poil comme il disait, 10 ans !

On termine Hélène par la Syrie…

Pas grand-chose à dire du simulacre d’élections législatives que BAchar el Assad organise aujorud’hui même dans les régions qu’il contrôle en Syrie, ni du peu d’espoir qui semble émaner de la reprise des pourparlers de paix à Genève, mais 2 dossiers intéressants. « LA revanche de Bachar El Assad » à la Une de l’Express, Vincent Hugeux nous raconte notamment comment la reprise de Palmyre a dopé « jusqu’à l’arrogance la confiance du dictateur comme son ego ». Jusqu’à largement agacer son allié russe, un allié russe qu’il tient néanmoins par la barbichette, « si vous me lâchez, vous perdez tout »

Et puis le témoignage, fort de la romancière syrienne Samar Yazbek, dans le magazine le Un. Extrait de son dernier livre, qui mêle enquête et témoignages sur cette Syrie retrouvée dans la clandestinité, Les portes du néant, « la communauté internationale poursuit sa vie alors même que la vie s’éteint devant ses yeux. Une révolte populaire pacifique contre un dictateur s’est muée en une mutinerie armée, avant que les islamistes ne s’emparent de la scène et ne transforment les syriens en pantins dans une guerre par procuration. Les rouages des négociations internationales se grippent et pendant ce temps, le sang coule.»

Samar Yazbek, à lire dans le Un

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