(Nicolas Demorand : "Premier bilan du Sommet de Copenhague après une semaine")... Bilan en son et images... Ce genre de grande conférence, d'habitude, montre une kyrielle de personnages en costume-cravate ou tailleur. Là, la dame que l'on va entendre, elle porte un chapeau-melon et un poncho arc-en-ciel. Elle s'appelle Angelica Sarzuli, et c'est une des représentantes de la Bolivie à Copenhague... (Extrait) Cette dame, elle explique que l'eau qu'elle consomme, elle vient des montagnes et de la neige des Andes... sauf que la neige, elle commence à fondre. Et donc, le danger, c'est qu'elle se retrouve sans eau. Le voilà, le premier bilan de Copenhague... C'est comme au G20 organisé pendant la crise : on voit et on entend enfin les pays du Sud. La vidéo d'Angelica, vous pouvez la regarder sur le site L'Express.fr, qui s'est associé avec les étudiants du Centre de formation des journalistes pour couvrir le Sommet. "Des peuples privés de parole ont pris la tête du cortège", écrit Michel Guilloux dans son édito de L'Humanité. "Cette émergence de l'opinion dans le concert a renforcé la position des pays émergents ou sous-développés dans les débats officiels". Alors, ces débats officiels, où en sont-ils ? Réponse dans Le Figaro : "L'empoignade politique commence". Et "le Nord est toujours opposé au Sud", complètent Les Echos. Ce qui pose problème, ce ne sont pas tant les engagements sur les émissions de gaz ou le débat sur la hausse des températures. C'est d'abord la somme que les pays riches sont prêts à débloquer pour aider les pauvres. Coup de gueule du représentant algérien, dans Les Echos. Quand les pays riches veulent trouver de l'argent, ils y arrivent : ils ont su trouver 1400 milliards de dollars pendant la crise financière. Mais pour l'instant, à Copenhague, personne ne s'est engagé sur le long terme. Oui, l'Europe promet de l'argent... La Tribune rappelle le chiffre : un peu plus de 7 milliards entre 2010 et 2012. Mais les non-dits sont nombreux. Que se passera-t-il après 2012 ? L'autre point de blocage, c'est une bataille de géants, que commentent Les Echos et Le Figaro : "Chine/Etats-Unis : dialogue difficile"... "Les deux géants s'accusent mutuellement de ne pas faire assez d'efforts". Les Etats-Unis ont une obsession : c'est la Chine. Pour Washington, la notion de partage de l'effort est primordiale. Or, Pékin refuse tout mécanisme de contrôle des émissions de CO². Les chefs d'Etat arrivent jeudi. Conclusion du Sommet vendredi. Parviendra-t-on à un accord ?Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger compare le centre des congrès de Copenhague à l'hôpital de Los Angeles, où Johnny est soigné : "Les informations rassurantes se multiplient. Mais les sourires ont des reflets jaunes". (ND : "Il est 8hXX... Suite de la revue de presse... Encore une vidéo")... Breaking News hier soir sur la télé d'infos continues de la RAI... (Extrait) Silvio Berlusconi vient de prendre un coup de poing à la sortie d'un meeting. Visage en sang. Ses gardes du corps l'engouffrent dans la voiture. Il en ressort quelques secondes, pour bien se montrer aux caméras. La vidéo est sur le site de La Repubblica. Précisions sur le Corriere.it : ce n'est pas un coup de poing qu'il a reçu, mais un coup de cathédrale. Son agresseur avait à la main une petite statuette représentant le Duomo de Milan, de ces objets qu'on achète chez les marchands de souvenirs. Il a été immédiatement arrêté. Dans ses poches, les policiers ont également trouvé un crucifix et une bombe de spray au poivre. Bilan médical : lésions internes et externes à la lèvre, grosse perte de sang, nez fracturé et deux dents abîmées. "Cette attaque, c'est le fruit d'une campagne de haine contre moi. Je m'y attendais". L'agresseur est suivi depuis une dizaine d'années à Milan pour troubles mentaux. Si les politiques de tous bords dénoncent le coup de poing, Berlusconi suscite toujours autant d'animosité dans une partie de l'Italie. Sur Facebook son agresseur a déjà des adeptes, sous ce slogan : "Santo subito !". "Canonisez-le tout de suite !". C'était le cri de ralliement des fidèles de Jean-Paul II juste après sa mort. (ND : "Les vents seraient-ils en train de tourner au PS ?") Aubry, Royal... Semaine après semaine, les deux dames posent leurs jalons. Et c'est plutôt la première qui a bonne presse en ce moment. "Aubry à l'attaque, Royal à la baisse", titre Libération ce matin. Et en pages intérieures, "à Tours, Royal s'absente, Aubry s'échappe". C'est le compte rendu de la Convention nationale du PS samedi. La Première secrétaire a réuni autour d'elle toutes les têtes de liste des Régionales. Une absente : Ségolène Royal. Explication du côté de la présidente de Poitou-Charentes : sa seule préoccupation, c'est le terrain, le terrain et le terrain. Mais pour David Revault d'Allonnes, elle fournit un angle d'attaque à ses détracteurs : à côté de Martine, qui la jouerait collectif, Ségolène la jouerait perso. Le député Philippe Martin ironise sur son absence à Tours : "Peut-être qu'elle est à Los Angeles, au chevet de Johnny"... En tout cas, le baromètre ViaVoice pour Libération la place plus de vingt points derrière Martine Aubry, en termes de popularité. Mais il est vrai que Ségolène Royal est fâchée contre les sondages en ce moment. Son équipe a saisi la Commission des sondages après une enquête BVA publiée vendredi, qui faisait d'elle un handicap plutôt qu'un atout pour son parti, pour les trois-quarts des Français et 70% des sympathisants de gauche. Pour le camp Royal, la formulation des questions de ce sondage relève d'un parti-pris : on flirte avec la manipulation de l'opinion. Aubry a bonne presse : tout est relatif... Le Figaro dresse ce matin le bilan de son bébé : la loi sur les 35 heures. Dix ans après le vote, c'est un "fiasco" pour le journal. La loi Aubry aura coûté 15 milliards d'euros et pèse encore sur les entreprises. Alors, en matière de sondages et de communication, Nicolas Sarkozy en connaît un rayon... A quelques heures de sa conférence de presse sur le Grand Emprunt, Le Parisien-Aujourd'hui enquête sur "la facture du Président", au chapitre Communication. 7 millions et demi d'euros cette année. Quelques exemples. Quand le chef de l'Etat se déplace, c'est la logistique d'une rock-star : 5 à 8 tonnes de matériel, jusqu'à 40 enceintes et 6 pupitres. Là encore, on pense au malade le plus célèbre de France : Johnny... Le Parisien raconte encore que, début 2008, pour assurer la com' d'une rencontre avec Lula, les équipes de l'Elysée ont fait venir un groupe électrogène en pleine jungle amazonienne. (ND : "Et pour finir, Bruno, deux OPNI : Objets de Presse Non Identifiés")... Le premier, on s'en serait volontiers passé : il s'appelle Doggy Célébrités, consacré aux peoples et leurs animaux de compagnie... Le numéro 2 vient de paraître. On y trouve notamment une interview de notre ami Stéphane Bern, qui dit être fan des teckels à poil dur. A mon avis, il va se faire chambrer de longues semaines par ses chroniqueurs du "Fou du Roi" sur France Inter... Après le teckel à poil dur, Le Tigre... C'est le titre d'un curieux Magazine Curieux. On y trouve de tout. Un long article passionnant sur la disparition de ces langues qui ne sont plus parlées que par quelques personnes dans le monde. On y trouve un entretien avec un boucher-charcutier, qui nous apprend comment bien couper la viande. On y trouve des fausses pubs, comme celle-ci, pour la peinture à l'hormone de croissance : vous inhalez la peinture, et plus besoin d'escabeau pour atteindre le plafond. C'est drôle, intelligent, poétique... C'est au carrefour du journal satirique, de la revue littéraire et des vieux magazines d'information. Ca ne ressemble à rien de ce qui existe, y compris dans la typographie ou les illustrations. A partir de janvier, Le Tigre paraîtra tous les quinze jours. Vous le trouvez dans certains kiosques, ou bien en librairie ou sur Internet. Ma rubrique préférée, c'est celle de l'écrivain Eric Chevillard : une série d'aphorismes assez surréalistes. Exemple, celui-ci : "Je suis passé à la poissonnerie-chevaline, ma chérie. Ce soir, nous mangerons de l'hippocampe"... Bon appétit et bonne journée...

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