Et de ce qui fut peut-être un crime perpétré par des soldats français...

L'affaire Maurice Audin, un jeune mathématicien de l'université d'Alger, militant communiste et partisan de l'indépendance algérienne, qui fut enlevé en 1957 par des soldats français et dont le corps ne fut jamais retrouvé, et dont la famille pense qu'il mourut sous la torture... 

L'Humanité publie ce matin le témoignage d'un homme âgé de 82 ans, Jacques Jubier, qui était soldat, en Algérie et qui pense avoir enterré le corps supplicié de Maurice Audin, un jour d'aout 1957, dans un trou de quatre mètres de profondeur creusé par des civils algériens auxquels on avait bandé les yeux... 

Deux corps noircis en fait, et Jubier se souvient des mots de ce lieutenant de parachutiste qui l'avait réquisitionner...

On les passé à la lampe à souder, on a insisté sur les mains et les pieds pour éviter qu'on puisse les identifier.. C'est un frère de ben bella et une  saloperie de communiste, il faut les faire disparaître... 

Jubier a gardé le silence 60 ans, et puis est il est venu voir l'Humanité pour parler enfin... étrangement... 

Maurice Audin dont la jeune silhouette dessinée sur un mur d'alger fait la Une du journal, hante un député dont on a beaucoup parlé cette semaine... Cedric Villani, qui est lié, par les réseaux de mathématiciens, à la famille Audin. En janvier dernier, Villani avait dit à l'Humanité que le président Macron avait l'intime conviction que, effectivement, Maurice Audin avait été assassiné par l'armée française..  

Et c'est en lisant cela que le vieux monsieur s'est décidé à parler... 

Il raconte aussi  sa terreur de petit soldat à Fondouk dans un camps militaire où les appelés trompaient l'ennui à la bière et certains devenaient des sauvages... Je nous épargne ici les descriptions de massacres que l'on peut lire dans l'humanité... et qui ont hanté un homme pendant 60 ans et qui nous hantent désormais, avec la figure douce d'un mathémarticien de 25 ans... 

Il y a de la violence aussi à la Une du Figaro

Le Figaro qui titre sur les "violences gratuites", celles qui ne sont pas liées à un vol, 777 par jour l'an dernier... Et c'est aussi bien les attaques contre les pompiers, 6 par jours en moyenne, que cet homme de Nîmes, Ludovic, rescapé aux doigts brisés, comme si ses mains étaient passés dans une machine agricole ont dit des médecins, toué de coup par deux hommes, l'un d'eux surveillant dans un collège... Pour avoir klaxonné une voiture.

A la Une de Midi Libre, dans l'édition de Montpellier, on raconte l'émeute qui a ravagé une partie du centre ville, hier, autour du Karnaval des gueux, avec K, un défilé festif et engagé, mais que les autorités avaient interdit. Les fêtards ont défié la police, et vous lirez dans le journal les destructions et des lacrymogènes, des pouvbelles incendiées et du mobilier urbain dévasté... La fête.

A la Une du courrier Picard, on évoque un fermioer, tué chez lui, à coups de marteau.

Une guerre à la tête de Engie..

Le géant français de l'énergie. Et nous sommes ici dans une violence feutrée en haut de la pyramide sociale, Le Monde raconte la haine qui accompagne Isabelle Kocher, directrice générale de Engie, qui voulait en être aussi la présidente, et ne le sera pas. Cela s'appelle "coups bas, sexisme et boules puantes", et cela parle, ou bien, d'une dirigeante autoritaire lâchée par l'état actionnaire, ou bien d'une femme salie par un monde d'hommes,  quand les "barbons de l'establishment" supputaient ses coucheries... Tiens, rappelle le monde, jamais aucune femme n'a été PDG du CAC 40. 

Dans le Un, on parle des inégalités salariales et l'écrivaine Lola Lafon raconte une vieille histoire, quand au printemps 2000 elle était jeune journaliste... 

venue dans un journal branché se faire payer un article, et invitée dans un bistro café par le rédacteur en chef qui regardait son ventre dénudé "que laisse voir le treillis porté sur mes hanches"... 

L'histoire se termine dans la rue, par un homme qu'une fille pousse d'une main vers le distributeur de billets et qui pianote son code, furieux...  "Sous tes airs de blondinette c'est quoi ces méthodes petit gangster. Tu est sacrément vulgaire, lâche-t-il sans quitter des yeux la peau de mon ventre.." 

Ca soulage... Lola Lafon dans le Un...  

Et une légende venue d'Afrique pour finir...

En ce jour sucré de la Saint Valentin où par exemple, le journal de Saone et Loire met à la une un couple d'amoureux, elle l'a repéré en voyant sa photo dans le journal... Mais parle aussi d'une start-up érotique à Autun... 

On a dans slate un conte charnel, mais réel, et ceci ne regarde pas les enfants... 

Elle raconte ceci, cette légende, que le lac Kivu est né de l'éjaculation d'une reine qu'un soldat garde timide avait caressé de son sexe, 

et de cette légende est née une culture du plaisir féminin, on appelle cela le kunyaza, pratique consistant à stimuler le clitoris et les petites lèvres pour atteindre cet orgasme féminin, et cette pratique est liée à une autre coutume, le gukuna, caresser les lèvres des adolescentes pour développer leurs zones érogènes plus tard... 

C'est donc dans Slate, Jeune Afrique a aussi raconté cette histoire et un documentariste belge a tourné un film, l'eau sacrée, sur cette  exception féministe, en ce continent où sévit l'excision...  

Mais la coutume est mise à mal par les temps modernes... Mais résiste par la ruse... 

Et on découvre le personnage de Vestine Dusabe, qui parle de sexe sur Flash Fm,  et anime des ateliers sur le Kunyaza, mais défend aussi la contraceptuion et le pnanning familial...  Une grande tante, protectrice et dispendatrice de liberté.  "Quand elle a commencé en pleine nuit, les gens mettaient leur réveil pour écouter, faisaient l'amour en l'écoutant. Et le faisaient même en l'appelant...»

Nous sommes le 14 février, vous pouvez faire revenir les enfants. 

   

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