Il y a des jeunes gens exaltés, un homme en robe d'avocat qui tient le drapeau tunisien, la pointe du canon d'un char sur la place Tahrir où est massée la foule en Egypte, une roquette s'envole dans le ciel lybien, une tranchée en Syrie, un émir du Qatar, un roi d'Arabie et un iranien à la tribune de l'ONU...

3 ans de révolutions arabes en quelques images dans Le Monde , mais aussi en texte. Remarquable travail du quotidien. Raconter ces mois de manifestations, de guerre, de négociations en faisant ressortir quelques fils rouges. Quatre longues pages qu'on lit comme un manuel d'histoire tout chaud. C'est encore de l'actualité.

Printemps arabes, une définition dans l'éditorial : « Aspiration générale à la dignité et la liberté venant de peuples soumis à des régimes autoritaires et corrompus. »

14 janvier 2011, Ben Ali s'envole pour Djedda en Arabie. « Ben Ali dégage ! », c'est la première déflagration.

2011, raconte Le Monde , ce fut l'année des peuples,

Fin 2011 puis 2012, année des Frères musulmans qui gagnent les élections en Tunisie et en Egypte. Année aussi du sponsor des Frères, le Qatar.

2013 : les révolutions deviennent un affrontement entre les deux puissances régionales, l'Arabie sunnite face à l'Iran chiite.

Trois ans résumés en un titre

Une Monde
Une Monde © radio-france

« Le grand jeu de l'Arabie saoudite pour étouffer les printemps arabes ». Exemple, quand l'armée reprend le pouvoir en Egypte, l'été dernier, l'Arabie et les Emirats débloquent aussitôt 12 milliards de dollars.

Trois leçons pour trois ans dans l'éditorial du Monde

  • le monde arabe ne retournera pas en arrière : l'aspiration à la dignité ne va pas disparaitre

  • la capacité des occidentaux à peser sur les événements fut limitée

  • les peuples arabes sont maîtres de leur destin, prisonniers d'une guerre de religion qui recoupe la rivalité de deux puissances régionales. Face à leur influence, il n'y a pas de force politique locale puissantes, porteuses de l'esprit de réforme et de tolérance. Pour l'instant.

Parmi les impasses de ces révolutions : l'économie, « parent pauvre du printemps arabe » comme l'écrivent Les Echos . Un exemple, pour donner la mesure du défi que représente la démographie dans la plupart de ces pays : l'Egypte gagne un million et demi d'habitants par an. Pour suivre le rythme, il faudrait construire une école primaire toutes les trois heures !

C'est en Tunisie que tout a commencé, c'est la Tunisie, sur le point d'adopter une nouvelle constitution qui reste la plus en avance sur le chemin. Sur le Huffington Post , éditorial d'Anne Sinclair, pour louer cette Tunisie, « lueur d'espoir dans un monde de brutes ». Ce qui se dessine, c'est que la Tunisie renoncera à la charia, adoptera la liberté de conscience, la liberté d'opinion, le droit de grève, la torture sera reconnue comme un crime. Et l'égalité des citoyens et des citoyennes sera garantie par la loi.

Cela demande encore confirmation, la constitution n'est pas adoptée. Si elle l'est, c'est "un événement de première ampleur", écrit Anne Sinclair.

Dans la Croix : inspirez, expirez !

Comment faire faire des économies à la sécu ? En sanctionnant ceux qui ne suivent pas correctement leur traitement !

C'est la piste qui se dessine, et c'est une première, dans le traitement de l'apnée du sommeil.

De 1 à 3 millions de personnes en souffriraient. Et le traitement de référence, c'est un masque, relié à un appareil que l'on porte la nuit pour mieux respirer. C'est assez contraignant, il faut le porter au moins trois heures par nuit. L'idée serait de moins rembourser ceux qui ne suivent pas correctement le traitement.

C’est aussi l’histoire d’une époque où les nouvelles technologies peuvent tout révéler de notre intimité. Grace à la télémédecine, on peut savoir si le patient utilise bien son appareil et pendant combien de temps. Les données sont envoyées par modem. Le mauvais suivi du traitement représente une dépense non justifiée de près de 80 millions d'Euros par an.

« Inspirez, expirez ! », conférence de presse de François Hollande cet après midi

On en parle déjà depuis quelques jours : elle se déroule dans un contexte politique, économique et personnel difficile pour le président.

Une Huma
Une Huma © Radio France

Résumé des enjeux en titre ce matin dans la presse :

« Hollande attendu au tournant » pour Le Figaro

« Ce cap libéral qui ne passe pas » pour L'Humanité

« Ce que veulent les patrons » dans La Croix

Le statut de la première dame en question dans Libération .

Et à la Une du Parisien-Aujourd’hui en France : « Et pendant ce temps là, Sarkozy… » Rien de nouveau dans l'article, juste le constat d'un contraste : pendant que François Hollande vit les moments les plus durs de sa présidence, son prédécesseur prépare son come back.

Dessin de Ramson : Sarkozy et Hollande face à face. « Moi, président de la République…. », dit Sarkozy. Hollande porte un casque de scooter : « Me cherche pas ou je te mets un coup de boule. »

Le contexte dans lequel se déroule cette conférence de presse, c'est aussi une morosité toujours plus grande en France. Le Céevipof, le centre de recherche de Sciences po, publie son baromètre annuel de la confiance politique. Et les chiffres sont calamiteux.

Je vous en donne quelques uns, ils sont dans Les Echos et L'Humanité notamment. La morosité est en tête des thèmes cités par les Français. Pour les 3/4 des personnes interrogées, les chances de réussite des jeunes sont moins bonnes que celles de leurs parents : + 5 points par rapport à 2009.

Morosité et crispation : il y a trop d'immigrés pour 67% des personnes interrogées.

Appartenir à l'Union européenne est une bonne chose pour un tiers des personnes seulement. Chute de 17 points par rapport à 2011.

Commentaire du Monde : « C'est la relation même des citoyens à la démocratie qui se trouve affectée par cette morosité.3

Quoi d'autre dans la presse ?

Manuel Valls laisse quelques plumes dans son combat contre Dieudonné. Moins 6 points par rapport au mois dernier dans le baromètre de popularité du Point. Il reste l'homme politique le plus populaire avec 53% de bonnes opinions.

Stromae grand favori des victoires de la musique. Il est nommé 6 fois. Dans deux catégories (meilleur clip et meilleur chanson), il est nommé à deux reprises. C'est à lire dans Le Parisien

Et Cristiano Ronaldo ballon d'or France Football…

Autrement dit, meilleur joueur de l'année, pour le dire très vite. On a beaucoup parlé ce matin de la déception de Ribery… Hommage tout de même au vainqueur, l'homme qui a marqué 69 buts en 2013.

Ronaldo faisait le mois dernier la Une du magazine So foot, sous le titre « L'homme qui ne savait pas être aimé ». Tentative de réhabilitation ce matin dans la presse. « Vous avez tort de ne pas l'aimer », nous ditRue89

Image d’un joueur arrogant, individualiste, playboy gominé… Mais sous la gomina, nous dit France Football dans un titre pas très ragoûtant, il y a de la sueur. Ronaldo, en plus d’être un joueur de très grand talent, est un bosseur ! « La légende qui veut qu’il fasse mille pompes par jour à l’entrainement est erronée, écrit Thierry Marchand. Mais pas forcément très éloignée de la réalité.

Difficile à croire pour une star du ballon, mais, dixit France Foot, « Ronaldo n’a jamais un jour de repos à son planning. Il ne sort jamais dîner en ville, ne fume pas, et ne boit pas d’alcool (…) Il est resté ce gamin pauvre de l’île de Madère qui n’a pas oublié d’où il vient, explique un journaliste espagnol qui le connaît bien. Tous les jours, il reçoit des lettres de gens qui lui demandent de payer une chaise roulante, un crédit à la banque, une opération chirurgicale ou d’aider un chômeur. Je sais qu’il n’aimera pas qu’on dise ça, mais il donne beaucoup d’argent à des inconnus. C’est un mec au grand cœur, qui souffre énormément de l’image qu’il donne sur le terrain »

Ronaldo travailleur pour transcender son destin et imposer sa chance. France foot résume avec une citation d’un autre grand du sport, l’ex basketteur Michael Jordan : « Je ne transpire pas quatre heures par jour juste pour savoir à quoi ressemble l’odeur de la sueur »

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