Depuis bientôt trente ans, des clowns vont amuser les enfants dans les hôpitaux. Un chapeau, un nez rouge, deux tours de magie et, pourquoi pas, trois galipettes !

Nombre d’associations organisent ce type de rencontres : des clowns pour divertir, mais aussi pour faire oublier la maladie et même pour mieux guérir, car le rire stimule les défenses immunitaires, par la production d’endorphines. 

Or, ce qu’on sait moins, c’est qu’il existe aussi des clowns qui vont divertir nos aînés. D’autres associations, depuis quelques années et, cette fois, ce sont donc dans les maisons de retraite que les chapeaux et les nez rouges circulent à travers les chambres… Ça existe en France, et ça existe aussi au Canada, comme le rapporte le site ID, L’INFO DURABLE. Il s’agit ici d’artistes professionnels, spécifiquement formés pour intervenir auprès des anciens… Là, plus question de galipettes, mais on raconte des histoires, on prend le temps, on tient la main, on la caresse en racontant, on regarde des photos et l’on chante des refrains d’un temps que les moins de 80 ans ne peuvent pas connaître… 

L’objectif est simple, précise Agathe Palaizines, c’est de briser l’isolement. Car même dans ces structures, les résidents, souvent, peuvent se sentir seuls. Le rire thérapeutique, simplement pour rappeler que les personnes âgées, comme les enfants malades, il faut en prendre soin

Elle, elle prend soin des morts. 

C’est à lire sur LES JOURS… Elle, elle est italienne : Cristina Cattaneo… « La légiste et les corps sans nom » - c’est le titre du reportage de Taina Tervonen… Long reportage pour un portrait d’une femme qui, avec son équipe, s’emploie à rechercher l’identité de celles et ceux qui se noient en tentant la traversée de la Méditerranée… Ceux qu’on appelle des « migrants », et dont le seul tort est d’être né du mauvais côté de la mer… Dans les médias, ce sont des chiffres. Pour la police, ce sont des corps. Et Cristina Cattaneo veut donc leur redonner leur nom. Récit de son travail, après le naufrage d’un chalutier… 458 corps ont été retrouvés dans l’habitable - ils étaient notamment entassés dans la cale, à plus de 200 dans 45 m2… Les autres étaient en d’autres endroits du bateau, et d’autres encore ont été repêchés près des côtes… Pour la légiste, ce sont donc 675 noms qu’il faut maintenant retrouver… Notamment pour essayer de prévenir les familles... Autopsie des cadavres, radio 3D des crânes, analyses ADN, analyse des fractures, des cicatrices, des dents, photographies des vêtements, des tatouages et des objets retrouvés dans les poches – parfois, des bulletins de notes, les adolescents sont nombreux… « Beaucoup pensent que personne ne cherche les corps des migrants. Mais ce n’est pas vrai », dit-elle, précisant que malheureusement, son travail « n’a jamais de fin heureuse ».

Prendre soin des morts : ceux qui sont morts noyés. Prendre soin des vivants : ceux qui ont traversé la mer… Ce n’est pas toujours le cas, si l’on en juge par les témoignages que donne à lire LE PARISIEN… Reportage à Calais, où le président de la République se rendra mardi… Calais, où les migrants n’ont pas totalement disparu… Ni la police qui, semble-t-il, accroit par moments la pression… 

Certes, il n’y a plus la jungle, mais ils sont encore plusieurs centaines aujourd’hui à errer dans la ville… En majorité des Erythréens, des Afghans et des Soudanais... Des nationalités qui rendent ces migrants non expulsables vers leur pays d’origine. Mais sans pour autant leur permettre de briguer l’asile en France. S’ils errent là, c’est donc parce qu’ils espèrent encore traverser une autre mer afin de rejoindre l’Angleterre… Rencontre avec Abebe, 32 ans. Il est Ethiopien, parle un français châtié, et fait figure de grand frère pour des dizaines de ses compatriotes, qui se terrent dans un sous-bois… Certains dorment sous une tente, d’autres sur une couverture, jetée à même la boue… « On préfère la neige, dit l’un. Au moins, quand ça gèle, le sol est dur. » Et tous dénoncent l’accroissement de la pression policière… « Encore ce matin, raconte Abebe. On ne faisait que boire un café pour se réchauffer. Les policiers nous ont gazés. Dites-moi quel crime on a commis ? On nous traite comme des sauvages ! »

Dans le même journal, interview de Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur. Il évoque le futur projet de loi sur l’immigration et réaffirme la fermeté du gouvernement en la matière. « Pas question de changer d’orientation » - c’est la citation à la Une. 

De son côté, LA CROIX propose également un dossier – un très intéressant dossier sur la question : « Le pape et les migrants, l’appel qui dérange ». Le pape François a placé la question des migrants au cœur de son pontificat, au risque de ne pas être compris par les catholiques eux-mêmes… 

Des témoignages dans le journal. Une professeure de lettres de 59 ans : « Moi, ce qui m’a choquée, dit-elle, c’est que le pape rentre de Lesbos avec trois familles syriennes de confession musulmane ». Puis elle poursuit : « Ce qui m’agace aussi, c’est d’entendre ceux qui se sont toujours opposés au pape – notamment sur le mariage ou sur l’avortement –les entendre nous dire maintenant qu’il est interdit de critiquer le pape sur les migrants. »

Ce dimanche, comme le rappelle à sa Une LA PROVENCE, toutes les messes seront consacrées au devoir d’accueil des migrants… Le devoir d’en prendre soin. Dans l’Eglise catholique, c’est la journée mondiale du migrant et du réfugié. « Les catholiques face à leur devoir », titre le journal à sa Une… 

Tout autre sujet à la Une du JOURNAL DU DIMANCHE : « Le patron de Lactalis sort enfin du silence ». C’est la toute première interview qu’il accueille. Et il n’avait pas encore parlé publiquement depuis le début de l’affaire du lait contaminé par des salmonelles… Emmanuel Besnier, le toujours très discret patron de Lactalis, prend donc la parole ce matin et il se défend de tout manquement dans la gestion de la crise – « Nous ne cachons rien aux autorités, dit-il, et nous collaborerons avec la justice. » Du reste, il s’engage à indemniser « toutes les familles qui ont subi un préjudice ». 35 nourrissons ont été contaminés en France, un autre en Espagne, et toutes les boîtes de lait infantile produites sur le site de Craon ont été sorties des rayons – 12 millions de boîtes dans plus de 80 pays… Une décision suggérée par le PDG lui-même, et qui ne résulterait donc pas d’une « injonction » de Bruno Le Maire, lequel l’a reçu vendredi.

Au rayon politique, on notera par ailleurs l’annonce l’ancien ministre Dominique Bussereau : il se met en congé du parti Les Républicains, et il appellera Laurent Wauquiez dans la journée pour le prévenir. Bon. Maintenant, il est au courant. Il faudra sans doute prendre soin de Laurent Wauquiez…

Les journaux reviennent également sur la visite surprise du Premier ministre à Notre-Dame-des-Landes hier « Une visite sans accroc » et un « coup politique parfait » - c’est la formule à la Une de PRESSE OCEAN… Un coup, mais toujours pas de décision politique concernant l’épineux dossier du projet d’aéroport. « L’Etat fait durer le suspense », résume LE COURRIER DE L’OUEST. 

Pour le reste, j’ai relevé l’interview de Charles Aznavour dans LA DEPECHE MIDI. Il sera en concert au Zénith de Toulouse à la toute fin du mois. « Je veux vivre 120 ans », dit-il. Ou même davantage encore… Il rêve de battre le record de longévité de Jeanne Calment

Ici, donc, les mots d’un chanteur, et les mots d’une chanteuse à la Une de LA VOIX DU NORD. « Il est mort, le soleil »… On a reconnu Nicoletta.  Une citation pour illustrer la météo maussade que connait la région… Depuis le 1er janvier, les habitants des Hauts-de-France n’ont aperçu le soleil qu’une heure et 42 minutes… On s’approche du record de non-ensoleillement. Et même si tout le monde sait, grâce à Enrico Macias, que « Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors », l’avoir aussi dehors, de temps en temps, ça fait du bien… Il fait moche dans le Nord… Ailleurs aussi, souvent. Ce n’est pas grave. Prenez soin de vous !

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.