Libération, l'Equipe, le Parisien, célèbrent la nouvelle jeunesse des Bleus. Society est allé rencontrer des Zinedine nés en 1998. La Croix récite du Pouchkine. L'Opinion scande "pognon de dingue". Le Un regrette le "tri des étudiants". Ouest-France et le Télégramme disent les requins échoués de Pleubian.

De la jeunesse et du football ce matin…

Un petit matin de jeunesse et donc de doute devant le monde, quand le Un s'interroge sur le "tri des étudiants" qu'incarne le logiciel parcours sup, dans la pénurie de nos universités et me rend triste en racontant  ces lettres de motivation, si souvent pauvres à force de prudence, que l'on impose aux jeunes et qui ne sont pas lues..

Mais aussi un matin de renouveau et d'espérance quand Nice matin me présente, Hanifa, 13 ans, du lycée Michelet de Nice et qui est la plus jeunes de tous nos candidats au bac et Hanifa aux tresses rasta, qui veut « imaginer le monde de demain », a quelque chose de Kylian M'Bappe dans sa souriante perfection...

Car la jeunesse inonde l'équipe de France, annoncent le Parisien et l'Equipe, "jolis mômes » dit si bien l'Equipe,  Didier deschamps se prépare à lancer contre l'Australie Tolisso, 23 ans, Dembele, 21 ans, Pavard et Hernandez, 22 ans... Et le plus jeune,19 ans, est le plus fort  et s'appelle M’Bappe...

« Il a une confiance à traverser les murs, une saison au Paris-SG passée à filer le ballon à Neymar pour s’en faire un ami et, s’il jure en roulant ses grands yeux qu’il lui reste tant à apprendre, il a l’intime conviction d’avoir déjà saisi l’essentiel », le résume Libération. Et le Monde raconte la construction de cet enfant qui a en interview la componction d'un ministre, "dans une PME familiale mené par papa Wilfried et maman Fayza, qui dès l'enfance ont écarté le hasard et le danger, jusqu'à le débarrasser d'un surnom, Razmoket, qui pouvait poser un problème...

Il voulait, enfant, chez le coiffeur, se faire découper un tonsure, croyant que la calvitie de Zidane était le propre du footballeur, maman n'a pas laissé faire. Mais Zidane l'adoube  et tout se tient. Nous seront champions du monde, promet le Parisien...

Est ce que nous donnerons le prénom de Kylian aux enfants qui naitront cet été?

Et Society est justement allé rencontrer des Zinedine, qui vont avoir 20 ans...

Car en 1998, des  familles de France appelaient leur bébé Zinedine, et Society  a vu ces prénommés de la victoire qui posent en maillot bleu!

Ce sont de chouettes souvenirs quand Zidnedine Medjekane, devenait par son prénom et ses jongles l'idole des filles  sa colonie de vacances, et aujourd'hui, le serveur  à qui on donne les meilleurs pourboires...  C'est fatigant aussi, et Zinedine Hambli qui s'ébroue dans l'intérim à Montbéliard après un bac pro aimerait que sa maman cesse de l'appeler Zizou, c'est sa grand mère qui avait voulu ce prénom car elle aimait qu'un jeune français d'origine arabe soit dans l'équipe...  "Tu portes sur toi et en toi cette partie de l'histoire de France" lui dit papa... Il n'y croit guère, le racisme existe et ses copains ont voté Front national.

Ces Zinedine sont un portrait de France, pas simple car ce sont surtout des familles maghrébines qui avaient choisi le prénom de Zizou, et l'on parle beaucoup de déception. Mais Zidenine Lamraoui d’Athis-Mons, qui en a marre des couvertures de magazines consacrées aux musulmans, fait ses études, il va passer son brevet théorique de pilote de ligne, il se  voit un jour à Air France: ce Zinedine a voté Macron...

Le football est l'occasion de contempler la société. Il y a dans nos journaux des guides de la compétition, cela parle de la Russie et donc de Poutine dans le Figaro et Libération... Mais la Croix me dit autre chose des Russes. La semaine dernière, le 6 juin, c'était le jour de Pouchkine et non pas Poutine, le jour de la naissance de cet écrivain et poète qu'un français, assassina en duel après avoir courtisé son épouse... Les 6 juin, on va chez Pouchkine a Mikhaïlovoskoïe, on joue « le Conte de la Princesse morte et des sept chevaliers », et l'on récite des vers...  "Je vous aimais, cet amour dans mon âme, il se peut bien qu'il brule encore un peu."

Pour Kylian, dans 20 ans... 

Des poissons échoués dans les Côtes d'Armor...

A Pleubian où l'on a découvert hier  438 poissons morts, en grande majorité des petits requins, tous pris dans un filet de pêche dérivant...  Et c'est un témoignage de destruction et aussi de solitude que racontent le Télégramme et Ouest France... Car l'administration a gentiment expliqué au maire de Pleubian, Loïc Mahé, que c'était à lui, à sa petite commune, de retirer un par un ces 438 poissons, une tonne de chair morte, le village s'y mettra ce matin à marée basse...

Et c'est ici que cet article est  politique. il souligne la limite de ce que l'Etat peut faire, à Pleubian pas grand chose.

Cette dialectique de l'Etat est aussi ce qui travaille les projets d'Emmanuel Macron, entre la limitation des aides sociales mais nos prothèses auditives un jour gratuites... C'est aussi dans le Télégramme.

Nos journaux parlent politique et c'est parfois courageux. Deux journaux libéraux portent sur Emmanuel Macron le regard le plus net, parce qu'ils l'approuvent mais sans complaisance. 

Le Point encourage le Président à choisir réellement la baisse des dépenses publiques. Et l'Opinion s'autorise une superbe malice, car tous les articles du journal sont précédés des mots fétiches du Président. « Cannabis, le gouvernement canadien veut généraliser la culture à domicile, pognon de dingue »! « Apple sur les Champs-Elysées, pognon de dingue »! « L’Espagne purge des affaires de corruption, pognon de dingue »! « Rome s'en prend à Paris, lasagne et paella  »! Ca a de la gueule, parfois, les journaux.

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