Les mythes des Indiens quand ils virent leur destruction, le Monde. Obama en France, le Dauphiné, Mme Macron à Marseille cité Félix-Pyat, la Provence. Un urgentiste joue au golf et sauve un homme au passage, Monaco-Matin. Son épouse et son fils étaient morts dans l'attentat de Nice, Tahar les a rejoint, Nice-Matin.

On parle de piranhas ce matin...

Quarante piranhas exactement ces poissons qui mangent les hommes mais que les hommes mangent aussi et que le Chef Virgilio Martinez a fait rôtir chez lui au Pérou avant de les emporter, en avion à Los Angeles, pour un dîner qu'on lui avait commandé, et c'est avec  cette histoire de haute et chic cuisine que les Echos m'accrochent dans leur magazine. Etrange monde et quel journal qui dans son édition quotidienne s'inquiète comme dans une avant-guerre du pétrole dont le prix flambe quand des bateaux brûlent dans le golfe persique, mais qui dans son supplément me raconte une monde de demi-dieux: le bonheur d'un quadragénaire à qui tout semble sourire, la beauté, le destin, le talent, et la conscience aussi, car Virgilio Martinez est ce cuisinier mondialement célébré qui rend la nourriture à la vérité de sa terre. Dans deux restaurants, l'un à Lima, l'autre tout en haut des Andes dans un phalanstère à 3500 mètres d'altitude où ses employés font pousser et recherchent plantes et gouts oubliés des indiens, notre chef propose des menus qui explorent son pays, et les classe en fonction de l'altitude où l'on recueille les ingrédients. A 250 mètres la racine de poire de terre, à 2800 mètres  la crevettes de rivière, à 3300 mètres le cabri andin. Le piranha lui se pèche à 120 mètres, on n'en mange que la peau, il n'est pas plus profond. Virgilio dit que le goût n'est pas tout, il est une vérité et une mode à la fois, les américains du Nord disent les Echos font silence dans son restaurant...

Et voilà bien l'époque, où dans des bols de terre cuite les classes aisées divines éclairées cherchent la pureté et commandent les piranhas livrés par avion. Est-il artificiel, ce besoin de renaitre, tant nous avons détruit? Allez lire dans le Monde, qui est donc en kiosque ce matin, dans le cahier littéraire, des textes passionnants, justement  sur les mythes et la culture des indiens des Amériques, qu'un livre rassemble, le paradis du nouveau monde... Quand ils ont rencontré  leur destruction certaines, et espéraient de dieux, des vampires, un sauveur... Dans la Vie qui se mobilise contre le tourisme qui ravage la planète, j'apprends aussi qu'un inventeur de mythe, Tolkien, du Seigneur des anneaux  était un vrai chrétien  et ses hobbits reflétaient l'esprit des Béatitudes, bienheureux les doux car ils possèderont la terre...

Nous n'échappons pas français à ce besoin de pureté et j'apprends d'un dossier de l'Obs aux confins des modes de vie et des publireportages que le « détox » est à la mode chez des gens chics épuisés qui payent dans des centres pour qu'on les fasse jeuner. Nous courons français après le monde ou nous en protégeons. Je lis dans les les Echos, quel journal encore, que nous avons dressé à la frontière belge une ligne Maginot, du nom de nos fortifications illusoires de 1940, des grillages pour empêcher les sangliers d’importer chez nous cette peste porcine qui en Chine détruit des millions de bêtes. J'apprends , dans les Echos toujours, que si la gastronomie chic est péruvienne, il nous reste français, l'armée. Les rations militaires française sont bonnes et nourrissantes et s'arrachent. Nous sommes aimés!

Et justement, Barack Obama nous aime!

Et il vient en vacances chez nous et nos journaux occitans s'en bouleversent la Provence et la Midi Libre et le Dauphiné l'affichent à la Une, Obama aurait des origines dans le Comtat Venaissain, dit la Provence qui n'a pas trouvé où les Obama logeront, c'est le Dauphiné qui gagne, ils seront sur l'ile de la Barthelasse, au Mas des poiriers où il y a notamment une chouette piscine.

La Provence se rattrape d'un autre scoop: Mme Macron, Brigitte, était hier à Marseille, adoubant un aspirant candidat LREM aux municipales et marchant avec lui cité Felix Pyat, quartier populaire... L'épouse du président, couple blonde parfaite et veste ajustée sur pantalon noir, lis-je, a vu un sac poubelle être jeté par la fenêtre d'un appartement au troisième étage, "vous n'avez pas honte" a dit une voisine. Il s'est passé des choses plus grave à Marseille hier, où un homme s'est défenestré et est mort, quand des malfrats ont envahi son appartement, pour se venger semble-t-il d'une morsure de chien, ils ont égorgé l'animal. Pendant ce temps, monsieur Macron rendait hier hommage, une de sud ouest, aux marins sauveteurs, héros français. 

Nouvelles de chez nous. L'Est républicain raconte comment, e, lorraine, faute de structures, des handicapés sont recueillis en Belgique. Un responsable de l''ONU nous reproche dans Libération les brutalités policières envers les gilets jaunes et regrette surtout l'arrogance de nos dirigeants quand on les interroge. Le Figaro campe du coté de l'Etat qui lutte contre les mosquées radicales; Chaque journal se ressemble.

Et les moteurs vrombissent au Mans!

Et le Maine libre est au rendez vous des 24 heures, nous sommes vendredi, le sport s’avance, la Montagne est prête à monter à paris avec les supporters de Clermont-Ferrand qui affrontent Toulouse, mais pourquoi les autorités du rugby donnent elles si peu de places aux supporters au stade de France? On lit dans l'Equipe Estelle Mossely, qui sera peut-être ce soir championne du monde de boxe, on lit dans la Dépêche la maman de Valérie Gauvin et dans la voix du Nord le papa d'Amandine Henry, qui seront peut-être championnes du monde de football. 

Les fins de semaines, on fait du sport et les parents sont fiers, mais parfois sur des parents le malheur est passé. Dans l'Union, lisez les parents de Kevin, assassiné au début de ce mois, découvrant que la jeune fille qui a entrainé leur fils dans un piège a été libérée d'une erreur de procédure. Lisez dans Nice Matin ce que fut la vie depuis trois ans d'un homme dont le petit et garçon et l'épouse furent tués dans l'attentat de Nice, il a fini par mourir à son tour, il avait rêvé que sa femme Olfa  lui disait qu'il manquait à Kylan; Tahar les a rejoint.

Une vie perdue, une vie sauvée. Dans la crise des urgences il est dans Monaco-Matin un urgentiste heureux: le docteur Frédéric Brod, du Centre hospitalier Princesse-Grace de Monaco disputait un tournoi de golf pour chics toubibs au pays basque, et en a profité pour sauver Aïtor Barainca, le patron du restaurant du Golf de la Nivelle, qui avait fait un infarctus. Le coeur d'Aïtor est reparti, le docteur a fait troisième de la compète. La grâce de ceux qui ont tout, même le don de vie.  

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