(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : jolie et virtuelle...

(Bruno Duvic) C'est l'une des filles les plus sexys de la planète. Ses courbes de rêve ont servi de modèle à la bombe virtuelle Lara Croft.

Ce matin Angelina Jolie publie une longue tribune sur le site Internet du New York Times , très loin du glamour et de l'apparat. C'est intitulé "Mon choix médical. Elle vient de subir une ablation de seins.

Information privée, dira-t-on : elle choisit de la rendre publique pour que d'autres femmes bénéficient de son expérience.

La mère de l'actrice est morte d'un cancer il y a une dizaine d'années. Et elle est elle-même porteuse d'un gène défectueux qui accroit considérablement son risque de développer un cancer du sein. Alors elle se les ai fait retirer. Opération préventive, pour elle, pour ses enfants. « Je ne me sens pas moins femme », écrit la compagne de Brad Pitt.

D'ailleurs, message aux mariés et compagnons : Brad a été très présent et c'est important.

« Je sais qu'il y a des alternatives à la chirurgie écrit encore l'actrice. Que toutes les femmes qui lisent ce texte sachent qu'il y a plusieurs options. »

Le cancer du sein tue 458.000 personnes chaque année selon l'organisation mondiale de la santé

On trouve de tout dans le monde virtuel, même des taxes

Après l'iPod, l'iPhone et l'ipad, voici donc, l’iTax, comme l'appelle le Financial Times , édition Europe ce matin, une taxe sur les appareils connectés pour financer le monde de la culture.

C'est l'une des propositions phares du rapport Lescure que l'on commente longuement ce matin sur France Inter.

Les différents commentaires, je vous les laisse découvrir en détail. Libération et Slate critiquent le flou de ce rapport, Le Figaro redoute que le consommateur soit le payeur à la fin de la chaine. Le Monde replace le texte dans la longue bataille pour l'exception culturelle en France : si la France ne défend pas son modèle de financement de la culture, seule une poignée d'acteurs américains maitrisera la consommation de culture.

Parmi les mesures préconisées par Pierre Lescure, le développement de l'offre légale. Ce ne serait pas du luxe. Sur rue89 , Yann Guéguan exhorte les pouvoirs publics et acteurs de l'économie culturelle : « Je vous en supplie, laissez moi payer pour mes séries télé ! »

Le rédacteur en chef adjoint de rue89 explique qu'il est amateur de série télés, qu'il est prêt à payer et même assez cher mais que l'offre n'est vraiment pas à la hauteur.

Difficile voire impossible d'accéder rapidement et légalement aux meilleures séries diffusées à l'étranger. Et même aux françaises, même aux saisons passées. La série « Engrenages » par exemple. Les trois premières saisons ne sont disponibles que sur Itunes. Rien sur les plateformes légales de vidéos à la demande. En revanche, pour télécharger en pirate les épisodes, il faut quelques instants.

Aux Etats Unis, le site Netflix a déjà 30 millions d'abonnés. On y trouve la première série diffusée d'abord sur le Net, « House of cards ». On y trouve même l'intégralité d' « Engrenages »...

S'il est un secteur bouleversé par le numérique, c'est bien celui de la presse.

Dans quelques heures, cet après midi, naissance d'un nouveau journal, L'Opinion , qui affiche la couleur : libéral, pro business et européen. Journal bi-média, écran et papier. Un numéro zéro circule déjà. Dans un premier et long texte, le fondateur de L'Opinion , Nicolas Beytout, ancien patron des Echos et du Figaro explique ce choix de maintenir le papier à l'heure où il semble voué à disparaitre. « Il disparaitra peut être un jour mais le malade est diablement résistant. C'est là encore que les entreprises de presse font l'essentiel de leur chiffre d'affaires. Il est trop tôt pour faire vivre un site Internet gratuit, trop tard pour lancer un journal seul. »

Faut-il encore une preuve de l'emprise du numérique sur nos vies ? Il entraine la création de nouveaux mots. Parmi les chiffres du jour sur le site Atlantico : 15% de la population souffrirait d'illectronisme. Illectronisme, autrement dit la difficulté à maitriser les technologies de l'information et de la communication.

Pendant qu'on disserte sur le poids de l'économie numérique, la crise des matières première se développe de plus belle. Les Echos se sont procuré le rapport Cyclope, qui fait référence en la matière, selon le quotidien économique.

D'un côté le prix des métaux industriels - zinc, aluminium, nickel - est en chute. De l'autre le prix des matières premières agricoles flambe. « Nous sommes au delà de l'instabilité » dans ce secteur des matières premières, selon le rapport Cyclope.

Industrie en déclin, économie du Net en pleine confiance. Trois pages du Monde illustrent cela de manière saisissante. D'un côté, le récit du déclin de la Ruhr, la région industrielle allemande par excellence. Même en Allemagne, la sidérurgie est à genoux. Page suivante, un article intitulé, « Les enfants gâtés de la sillicon valley ». Papier sur tous les avantages que les entreprises offrent à leurs salariés - qu'il est convenu d'appeler « des talents ». Dans la panoplie : les congés illimités ! Vous prenez ce que vous voulez, le tout est de prévenir. Explication de la co-fondatrice d'un site d'organisation d'événements sur le Net : les salariés qui prennent le plus de congés sont ceux qui remplissent le mieux leurs objectifs.

Quoi d'autre dans la presse ?

Les Européens ont décidément une araignée au plafond. Sondage de l'institut américain Pew reserch sur le moral des Européens et leur attachement à l'Union européenne. Celui des Français se désagrège particulièrement vite. Entre autres chiffres, ils seraient seulement 41% à se dire encore favorables à l'Union européenne. C’est à lire dans Libération , mais le phénomène relevé par le Herald Tribune : seuls les Grecs et les Italiens ont moins confiance que les Français dans les avantages d'une Union économique.

« Paris est tragique ». Titre du Huffington Post après les échauffourées lors de la cérémonie pour fêter le titre de champion de France du PSG hier au Trocadéro. C'est également la Une du Parisien et de L'Equipe .

A la Une de L'Humanité : « Retraites, pour le Medef, c'est la casse finale ».

La photo du jour dans Libération . Edouard Balladur en Al Capone ou quasiment. Pour illustrer une interview, photo posée de l'ancien premier ministre, l'air patibulaire mais presque, en costume noir à fines rayures blanches. Il est campé sur ses jambes légèrement écartées, les mains posées sur les poches, comme s’il était prêt à défourailler. Ne manque qu'une musique d'Ennio Morricone…

A propos de vrais bandits dans Libé mais aussi The Sun et le journal colombien El Tiempo , l'histoire du jour. Il s'appelait Giovanni Rebolledo, alias Johnny, un caïd colombien. Il s'était échappé de prison. Quand la police a remis la main sur lui, il était devenu Rosalinda. Entre temps, pour se camoufler, implants mammaires, rhinoplastie et remodelage des fesses. 136.000 Euros investis pour échapper au flic. Raté.

Fausse poitrine toujours... La citation du jour – encore dans Libé . Nabila, portrait de dernière page : « T'as vu ? Jean-Marie le Pen a dit que j'avais trop des beaux seins. Franchement, il est trop marrant ce mec. »

Allez, au revoir…

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