Au fond des océans, des dizaines de milliers de kilomètres de câbles véhiculent nos données, comment les protéger, le Figaro. Quand Colbert inventait la mimolette orange pour la différencier de l'Edam hollandais, Marianne. On recrute des automobilistes pour installer des radars dans leurs véhicules, Sud-Ouest?

On parle de câbles... 

Qui nous sont invisibles et pourtant sans eux que sommes-nous, le Figaro nous les révèle dans un article passionnant, ils sont posés tout au fond des océans, à des kilomètres de la surface, ils sont gros puissants, infinis, des dizaines de milliers de kilomètres de câbles par lesquels transite la quasi-totalité des communications mondiales, sous la mer donc et non pas dans les halos de satellites dont nous parlons souvent, 95% des données échangées par internet  transitent par ces câbles des abysses... 

Comment les protéger alors, ils sont si loin, les menacent l'activité sismique, la puissance d'un fleuve qui se jetant dans la mer creuse un canyon sous-marin qui peut s'ébouler, le passages de bateaux de pêche, une ancre, un chalut, ou bien d'obscurs sabotages, sous la mer on ne t'entends pas ricaner... Comment savoir, ce que fabrique ce bateau russe, le Yantar, officiellement navire d'exploration océanographique qui croise bien souvent sur le tracé des câbles, pose-til des engins contre nous, se demande-t-on, chez Orange, on cherche, on n'a rien trouvé...

Et nous voilà dans le silence des océans baignés de risque et d'aventures et d'histoire, car nous ne vivons rien  que nous ne sachions pas, au début de la première guerre mondiale, la marine anglaise avait coupé sous l'eau les câbles télégraphiques allemands, mais les conséquences dans notre monde connectée serait d'une autre dimension...  On appréhende alors dans les état-majors le risque sous-marin, notre futur se joue à 6000 mètres  et plus de profondeur..

S'en doutent-il les baigneurs innocents de cette grande fin de semaine, qui ont rempli les trains pour aller barboter sur les plages de la côte picarde dit le Courrier picard, ou dont les clapotis permettent à Nice-Matin de titrer sur la liberté revenue, se lassera-t-on de ce mot? 

S'en doutent-ils ces trois bébés phoques qui étaient venus s'échouer sur nos plages et que nous avons sauvé protégé nourris engraissés et puis dodus rendu à la mer nous raconte Sud-Ouest, c'était lundi dernier dans les Landes..

Et voilà donc au bord des océans que l'on croit innocents comment se déclinent nos envie de printemps, le frémissement des vies normales, et ce n’est pas seulement au bord de la mer, que nos joies se pressent même si Mai est pluvieux et va le rester nous avertit le Parisien, un anticyclone est mal placé, zut... Ça tombe bien, la Montagne nous dit qu'à Aurillac, ville du parapluie, on suspend les traditionnels pébroques qui décorent les rues, ils seront là pour le 19. Dans l'Union et l'Ardennais une maman et son garçon sourient, le camping de la Motte a rouvert.

Barbotons donc, frétillons. Dans Ouest-France, on nous parle de poissons qui peut-être frétillent, des saumons des anguilles, qui pourraient revenir gambader sauter remonter les eaux de la Sélune, une rivière normande pas loin du Mont Saint-Michel que les hommes rendent à son cours naturel en  démolissant des barrages, il faut cela pour sauver nos eaux; mais pourtant les hommes sont tristes, il y avait par le barrage à Vezuns un lac aussi beau qu'au  Canada, on faisait du kayak, on prenait des photos, on ne nous avait pas dit que ce n'était pas innocent...

On parle aussi de Fanny...

Pas le prénom l'humiliation, que les amateurs de pétanque connaissent et ceux d'autres sports, la Fanny, c'est quand tu perd sans avoir marqué un point, et le mot est là cruellement sur une page de la Dépêche qui se demande comment un vieux club de rugby, le SU Agen, est guetté par un fanny historique, le journal l'écrit au masculin, Agen est dernier du Top 14, 22 matches 22 défaites et demain s'en va à La Rochelle,  c'est costaud la rochelle, il y a quelques jours contre pau ce fut  terrible, "quand les palois sont entrés pour l'échauffement, on a eu l'impression que des adultes allaient jouer contre des enfants", a dit l'entraîneur des trois-quarts du club lot et garonnais... 

Et si ces roustes ne vous disent rien, essayez d'entendre la petite tristesse d'une ville dans ce qu'ont raconté cette semaine la Dépêche et le Petit bleu, quelque chose d'écorché, un honneur ébréché, un manque de chance, la covid avait frappé Agen en pleine préparation de la saison, mais pas seulement cela... L'ancien demi de mêlée et préparateur physique du club Mathieu Barreau s'en va après deux décennies agenaises et dénonce les brebis galeuses de l'effectif, le vieux guerrier irlandais Dave Ryan, se demande si son corps de 35 ans supportera encore une saison de rugby, il ne s'imagine pas jouer ailleurs qu'à Agen et voudrait pour sa fin que les joueurs puissent se regarder dans les yeux… Et puis Philippe Sella, se souvient on de lui, 111 sélections dans le XV de France, dans les années 80-90 quand Agen était une puissance, en appelle à la fraternité; il dit aussi qu'il s'est fait opérer d'un cancer de la prostate fin avril, ce sont des choses dit-il qui arrivent passé cinquante ans, on se sent tout étrange... A La Rochelle, Agen va faire jouer des jeunes... 

On pourra dire qu'il ne compte pas, ce petit morceau de tristesse ovale, à l'échelle des peines de la planète, de la ville de Lod qui dans le Monde et Libération incarne Israël au bord peut-être de la guerre civile, ou de ces sénégalais, Libération encore, qui font leur vie sur une décharge à ciel ouvert aux portes de Dakar: ces récupérateurs trient et récupèrent le fer le bois et le carton, avec lequel ils construisent parfois une cabane au coeur des immondices, ils sont 2000; c'est ainsi que des hommes vivent.

En France nous dit le Parisien des papys acariâtres ont délibérément fauché en voiture des cyclistes en vadrouille. 

En France encore, le Monde a rencontré des êtres humains qu'un accident de la vie a fait basculer dans le monde de la douleur, et de ce qui la contient, la morphine, les opioïdes dont les prises rythment les journées, leurs corps brûlent ils en deviennent fous... nous voilà tels les américains... 

Il est des importations plus heureuses. Marianne nous  apprend comment la mimolette, fromage de nos Flandres, est devenue orange , colorée alors au roucou, substance tirée du roucouyer, un arbre importé des Amériques, au temps de Louis XIV et Colbert, orange pour qu'on ne la confonde pas avec le vieux hollande produit à Edam, dans cette hollande que nous combattions. ainsi nous étions uniques.

On parle enfin d'un excès de vitesse...

Et l'Union nous dit qu'un jeune homme a été pris sur une autoroute à 210 kilomètres/heure, mais c'était pour la bonne cause, il fonçait pour ramener à l'heure un copain, à sa prison, avant qu'il dépasse le temps de sa permission.... Êtes- vous indulgent? 

Sud-Ouest nous dit qu'en Nouvelle Aquitaine, on recrute des automobilistes qui ont besoin de sous, pour 1410 euros, on installera sur leur voiture des radars mobiles, ils piègeront, pour tenir, les copains...

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