Instructifs, les livres d'Histoire à l'école... Logique : c'est leur vocation... Oui, mais à y regarder de plus près... Et c'est ce qu'a fait Cécilia Gabizon, du "Figaro"... Les livres scolaires ont une étrange façon d'expliquer le terrorisme. C'est le livre "Elèves sous influence", de Barbara Lefèvre et Eve Bonivar, qui a inspiré cet article au "Figaro"... D'où il ressort que le terrorisme, au programme de terminale depuis 2002, se présente comme une forme aiguë d'anti-américanisme... Rien ou presque, en revanche, n'est dit sur le projet fondamentaliste, ni sur les Etats théocratiques musulmans. Les auteurs de l'ouvrage qui dénonce les livres scolaires expliquent que ces derniers reflètent une mollesse idéologique débouchant sur la dénonciation d'un seul coupable aux yeux de la planète : l'Amérique... Une forme de pensée unique... Et le problème, c'est que la plupart des élèves ne faisant pas d'efforts pour s'informer, c'est à l'école qu'ils reçoivent une explication raisonnée du monde... D'où cette question, posée par Cécilia Gabizon dans "Le Figaro" : "Mais que met-on dans la tête de nos enfants ?"... Le terrorisme, c'est l'arme des faibles qui, dans l'incapacité d'attaquer frontalement une grande puissance, cherchent à la déstabiliser en s'en prenant à des cibles symboliques... Ca, c'est écrit noir sur blanc dans le livre scolaire de l'éditeur Magnard... Le terrorisme est une forme de résistance... Et l'on s'aperçoit, en feuilletant les manuels de nos enfants, que les attentats du 11 septembre ne sont que des contestations de l'hégémonie américaine. En tout cas, et pas seulement pour nos enfants, le terrorisme, il a un nom : Ben Laden... Un visage aussi : en photo ou sur des images vidéos aussi furtives que menaçantes... Voici maintenant le portrait intimiste de Ben Laden : par un grand reporter britannique, Robert Fisk... C'est dans l'hebdomadaire "Politis"... Le récit extraordinaire d'une rencontre, qui date de 1998, à Khartoum, au Soudan, lors d'un sommet islamique. Robert Fisk raconte : Quand nous sommes arrivés, Ben Laden nous attendait, dans sa tunique bordée d'une frange dorée, assis sous le dais d'une tente, face à une foule de villageois admiratifs... La première chose qui me frappa chez cet homme, c'est sa timidité, témoigne le reporter. Il avait vraiment l'air d'un montagnard... Son regard vous scrutait intensément... Il était svelte, avait de longs doigts minces, et un sourire assez indescriptible. Alors, avec le recul, sachant ce que je sais aujourd'hui sur la figure totalement monstrueuse que cet homme a fini par incarner dans l'imaginaire collectif de l'humanité... Je me creuse la mémoire, explique Robert Fisk, pour ressusciter le moindre indice, la moindre preuve qu'un tel personnage puisse être à l'origine d'une action qui allait changer pour toujours le sort de la planète... Une contestation de l'hégémonie américaine, comme diraient les manuels d'Histoire. Mais revenons à cette rencontre avec Ben Laden... Sur le fond... D'abord et surtout l'Afghanistan : la guerre contre les Soviétiques... Sur ce point, Ben Laden est intarissable... C'est l'oeuvre de sa vie, il le dit... Tout tourne autour de cela... Mais rappelons que la rencontre date de 1998... En tout cas, précise Robert Fisk, chaque fois que je rencontrais Ben Laden, je le vis plus fasciné de savoir ce que les ulémas et les activistes musulmans disaient de lui que ce que ses ennemis pensaient sur son compte. Mégalomanie, désir absolu d'être un héros du peuple, l'icone des faibles, comme diraient les manuels scolaires... Toujours est-il que cette anecdote, racontée par le reporter britannique, est éclairante... Au moment où Fisk propose de prendre une photo de lui, Ben Laden hésite... Ce qui n'est pas son habitude... Je comprends alors, conclut le reporter, qu'il est en proie à un conflit entre la prudence et la vanité. Finalement, Ben Laden autorise la photo puis, d'un geste de la main gauche, tel un Président mettant fin à une conférence de presse, il éconduit, poliment mais fermement, notre confrère. Sans rapport, ou presque, avec ce qui précède, ces premiers mots de l'éditorial de François Ernenwein dans le journal "La Croix"... Il écrit : "L'abence d'attention aux détresses des autres, le repli égoïste sur ses petits intérêts, préparent en général de grands malheurs... La cécité morale a de gros inconvénients". Cette première phrase pourrait constituer une métaphore de ce partage entre les forts et les faibles, comme diraient les manuels scolaires... Mais pour y remédier, le défi n'est pas qu'affaire de gouvernements ou d'organisations internationales, estime François Ernenwein... Il concerne aussi chacun d'entre nous. Et c'est ainsi que le journal "La Croix" publie un sondage BVA... Enquête qui révèle que, pour les Français, la première grande cause à soutenir... Ils sont 50% à le dire... La première grande cause, c'est la lutte contre l'exclusion et la pauvreté en France. Voilà qui donne tout son sens à la Journée de lutte contre la pauvreté, organisée lundi prochain... Sous l'égide de l'ONU... Et initiée par ATD-Quart-Monde en France... A cette occasion, l'organisation humanitaire édite lundi un journal gratuit... "Résistances"... 16 pages de reportages réalisés par des journalistes professionnels venus de tous les horizons de la presse française... Nationale comme régionale... Et parmi eux, Gérard Desmedt, journaliste à l'hebdomadaire "La Vie"... En ligne avec nous... Bonjour... A la lecture de "Résistances", on s'aperçoit que la lutte contre la pauvreté, elle passe par les associations, mais aussi par l'emploi et la culture... Et vous, vous nous racontez justement l'histoire d'Olivier, dont la vie a pris un autre cours grâce à un atelier de création... Quelle est son histoire, en quelques mots... Qu'est-ce qui vous a poussé à collaborer à ce journal "Résistances"... * Une pige un peu particulière... Est-ce que vous l'avez faite bénévolement... Oui, et ça fait trois jours maintenant. Avant-hier, c'était "Prions pour que la France gagne et se qualifie pour la Coupe du Monde 2006 en Allemagne !"... Hier, c'était "Ouf ! Elle est qualifiée !"... Aujourd'hui, c'est "Eh bien, puisque nous sommes qualifiés... autant la gagner, cette Coupe du Monde !" En la matière, l'ambition a un nom : Domenech. Pour "Le Parisien", les choses sont claires : l'objectif fixé par le sélectionneur, c'est bel et bien de conquérir un deuxième titre... Eh oui : il suffit de lire l'interview que Domenech accorde à "L'Equipe", où il le dit sans détours : "Mon seul objectif, c'est la victoire". Oui mais... semble dire le quotidien sportif... Domenech n'aura pas trop de 8 mois pour refaire des Bleus une vraie équipe... Prudence traduite par ce titre : "Attention chantier !"... Mot que l'on retrouve également dans "France Soir" : "Les chantiers des Bleus". On reste dans le sport, par des sentiers détournés... D'abord, disons-le tout net : nos voisins du nord sont charmants et inventifs. Prenez les Finlandais : voilà des gens qui, comme la plupart des Occidentaux, sont confrontés à des problèmes d'obésité. Eh bien, voilà leur idée pour la combattre... Elle est rapportée dans le journal suédois "Dagens Nyheter"... Il s'agit, pour les entreprises, d'accorder des primes à leurs salariés qui font du sport. Pirjo, par exemple... Salarié de la société Pekkaniska, spécialisée dans le matériel de levage... Il quitte son bureau vers midi et enfile son survêtement pour aller faire un jogging d'une dizaine de kilomètres... Et bien, ceux qui, comme lui, courent régulièrement, pendant les heures de bureau, touchent une prime d'un euro par kilomètre. Les non-fumeurs, eux aussi, ont droit à une prime annuelle de 170 euros, dès lors qu'ils ont renoncé à la cigarette. Là où ça prend un tour plus contestable, c'est lorsqu'un employé touche 170 euros parce qu'il a réussi à faire plus de pompes que le patron... Ce n'est pas un gag... C'est un cas réel... Chez Pekkaniska justement... Pekkaniska d'école... Oui, cette société fait école... Elle est considérée comme un modèle en Finlande... Serait-elle exportable en France ? Avec plaisir... Et avec un chanteur que les intimes appellent "Bruno", et que les autres appellent "Cali"... On l'attendait depuis longtemps, son deuxième album, après "Les promesses d'un monde parfait", son premier disque... Eh bien, les promesses, elles sont tenues, haut la main et la main sur le coeur... Comme le dit très justement Benjamin Locoge dans "Paris Match", "Cali chante tout haut ce que l'on fantasme tout bas. Ayant le culot d'écrire des phrases comme "Que devient le fond de ta culotte quand je ne suis pas là ?", Cali s'est créé un monde navigant entre provocations et hyperréalisme... Cru et cul, écrit notre confrère de "Paris Match"... Sans limites ni tabous... Au point de devenir sa marque de fabrique, et le sens de toute sa musique. Bon, mais Cali, c'est autre chose : sur cet album intitulé "Menteur", il creuse toujours le sillon de l'écorché vif, du mec à côté de la plaque, des fantasmes tendres et érotiques, des clins d'oeil amoureux et des règlements de compte... "Quand j'écris, confie Cali, je sais très bien à qui je m'adresse : j'ai blessé des gens, mais ils l'ont bien cherché". Voilà... Maintenant, dans "VSD", vous retrouverez Cali, en photos, dans le vieux Perpignan, ou tout près, à Vernet-les-Bains, sa ville... Là où il vit toujours, entre vie familiale heureuse... Comme quoi l'album porte bien son nom : "Menteur"... Vie familiale heureuse et combat, sur le terrain de la famille justement... "VSD" nous explique comment il s'occupe de cette association qu'il a créée, "L'Amour parfait", qui milite pour la garde des enfants, après un divorce... Situation qu'il ne connaît que trop bien... Parce que Cali est un homme, et qu'en cas de déchirement familial, si l'on veut voir grandir ses enfants... C'est beaucoup plus dur quand on est un homme... Postulat biologique ou culturel... Allez savoir... Sur ce terrain, la femme a toujours raison... Alors, Cali se bat pour que ça change... Et nous, eh bien on va l'écouter Cali, parce que c'est aussi pour ça qu'on l'aime... Avec cette chanson qui, à elle seule, pourrait résumer l'homme et son oeuvre : "Je m'en vais"...

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