Ridicule ! Il y a plusieurs façons de lire la Une de L'UNION ce matin, à propos de la disqualification de Mahiédine Mekhissi sur le 3.000 mètres steeple hier soir, aux championnats d'Europe d'athlétisme.L'Espagnol EL MUNDO n'y va pas par quatre chemins. Ce Français est un imbécile. La médaille d'or lui était promise,mais en retirant son maillot avant la ligne d'arrivée... il a été irrespectueux vis à vis du public et désobligeant vis à vis de ses rivaux. Son geste était inutile et stupide. Mais le règlement est ainsi. On n'a pas le droit de retirer son maillot avant la ligne d'arrivée. Cette disqualification a permis à Angel Mullera, l'Espagnol qui avait terminé 4ème, de récupérer la médaille de bronze. Ce même Mullera qui comme le rappelle EL MUNDO, avait été suspecté de dopage en 2012 et épinglé en 2013 par la fédération espagnole.La presse française n'est pas aussi crue. Quioque.Jean-Denis Coquard de L'EQUIPE. La France hier... a fait le spectacle à Zurich. Du grand guignol. Un mélange de Napoléano-ironique qui dit un peu la morgue que le bleu inspire parfois à nos voisins. Ils n'ont pas dû changer d'avis hier. Ils avaient même un petit sourire en coin. Mekhissi a bombé le torse. Il n'a pas été battu. Il s'en est chargé tout seul, en faisant son strip-tease.

Ridicule ! Pascal Martinot-Lagarde, toujours aux championnats d'Europe d'athlétisme. Vainqueur auto-proclamé du 110 mètre haies, PML comme le surnomme a pris une belle leçon d'humilité écrit Eric Bruna dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Il a obtenu le bronze grâce à la disqualification de son camarade Bascou dont le pied a mordu le couloir de son adversaire. La gifle est sévère pour celui qui tirait des plans sur la comète, qui se voyait battre le record d'Europe cette année, et du monde l'an prochain. La gifle est sévère pour celui qui chambrait ses adversaires à l'issue de la demi-finale. Je sais dans mon coeur que je suis le meilleur. En meeting peut-être. Ca reste à démontrer en grand championnat.Quand on fanfaronne reprend Jean-Denis Coquard dans L'EQUIPE, il vaut mieux tenir le bâton jusqu'au bout. Sinon, le retour fait mal. Mekhissi et PML devraient s'inspirer du bonheur sobre de Benjamin Compaoré médaille d'or au triple saut hier soir. Pour ne pas être à la hauteur d'un règlement... ridicule.

Quand c'est pas ridicule dans la presse, c'est Nul ! Comme pour la disqualification de Mahiédine Mékhissi, il y a plusieurs façons de lire la Une de LA MARSEILLAISE ce matin, à propos des chiffres de la croissance zéro de la Française publié au deuxième trimestre.La France subit-elle un coup de déprime ou est-elle dépressive ? David Guévart dans son édito du COURRIER PICARD observe que les réactions résignées des politiques et des économistes sont celles des médecins prescrivant des anxyolitiques.Réponse de l'un d'eux, Jean-Paul Betbèze dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. La France est un malade imaginaire. Il est souffrant, mais pas tant que ça. Il faut dire la vérité sans angoisser. Et de grâce, cessons d'agiter le chiffon rouge de la déflation. Oui, les prix des fruits et légumes ont baissé. Mais à force de dire que les prix baissent, un jour où l'autre le loup arrive. Et les ménages risquent de différer encore plus leurs achats.La solution de toute façon maintenant, est à Berlin. Avis d'Ivan Best sur le site de LA TRIBUNE. La zone euro souffre d'un déficit de la demande. Ce sont les Allemands qui en sont à l'origine avec leur excès d'épargne. L'Allemagne a les capacités de relancer. C'est la seule chance de François Hollande aujourd'hui.

A lire également dans la presse ce matin, le retour au calme dans les rues de Ferguson dans le Missouri, après plusieurs nuits d'échauffourés suite à la mort d'un jeune noir, tué par un policier blanc samedi dernier. Barack Obama a appelé les manifestants et les policiers au calme hier. C'est désormais au chef de la police de la route d'assurer la sécurité explique THE NEW YORK TIMES.Une enquête indépendante a été demandée ajoute le SAINT LOUIS POST. Il s'agit de savoir si le policier a violé les droits civiques d'un homme où si les droits civiques sont systématiquement violés à Saint Louis. Mais tout porte à croire que la police locale a agi avec mépris.Et les critiques sont virulentes aux Etats Unis.Cops should be cops. Les policiers devraient être des policiers titre THE NEW YORKER, pas des troupes de combats.Jamelle Bouie sur SLATE est d'accord. Les photos les plus frappantes en effet, ne sont pas celles des manifestations ou des émeutes. Ce sont celles de la police. Gilets pare-balles, casques, tenues de camouflage, fusils à pompe. La police de Ferguson a même utilisé des blindés. Ces images ne seraient pas étonnantes si Ferguson était une zone de guerre. Mais à part un épisode de pillage, la police de Ferguson n'a pas été particulièrement menacée. Pourtant, elle a traité les manifestants comme une population sous occupation et non comme des citoyens à protéger.Le WASHINGTON POST conclut la critique par ces mots.Depuis les émeutes de Watts de l'été 1965 suite à l'arrestation d'un jeune automobiliste noir par un policier blanc, la gauche américaine n'a pas retenu les leçons.

La suite de la revue de presse avec la vengeance d'un pseudo-hacker contre RUE89 qui vire au tragique. Depuis deux semaines, Grégory Chelli agissait en toute impunité écrit Pierre Haski. Ce franco-israélien connu aussi sous le pseudo d'Ulcan, n'avait pas apprécié la publication fin juillet, d'un article consacré à ses méthodes. Il s'est vengé avec ses armes, piratage informatique, et pièges téléphoniques. Plusieurs journalistes de RUE89 en ont été victimes. C'est avec la famille de Benoît Le Corre qu'il a franchi toutes les limites. Il l'a harcelé une première fois en faisant croire à ses parents que leur fils était mort. La seconde en piégant la police qui a cru à un meurtre et a déboulé sans ménagement à 4 heures du matin, toujours chez ses parents. Y'a t'il un lien de cause à effet ? Aujourd'hui, le père de Benoît Le Core est plongé dans un coma artificiel. Il a été victime d'un infarctus, 5 jours après que la police ait débarqué.

Prenons l'air à présent. Mistral, Alizés, Sirocco, vent d'Autan, les vents ont aussi leur vedette. L'EQUIPE consacre intégralement son magazine ce week-end, à l'impact du vent dans le sport. En athlétisme, il ne pousse pas l'athlète, mais il réduit sa résistance à l'air. A chaque début de saison, l'entraîneur de Christine Arron mets tous ses athlètes face au vent pour travailler leur puissance.Le vent est une obsession pour les rugbimens qui on joue au pied. De sa direction dépend l'inclinaison du ballon sur le tee au moment de tirer une pénalité. Pour le voileux Loïk Peyron, le vent n'est pas un copain, mais c'est avec lui qu'il joue. C'est un ami, un complice ou un petit salopard lui demande Stéfan L'hermitte de L'EQUIPE MAGAZINE. C'est peut-être le seul dieu auquel je puisse croire. Il n'est pas toujours sympa. Mais il faut le respecter. Les albatros sont-ils plus fins pour maîtriser les souffles marins ?Cette bestiole est incroyable. L'albatros te fait un ou de deux tours du monde juste en planant. Le moineau lui est con, il bat des ailes. Il se fatigue.Ridicule !

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