C’est "L'incroyable catastrophe" pour Sud-Ouest, "le scénario catastrophe" titre le Parisien mais aussi "l'Effroi" pour la Provence, "la Tragédie" d'après Midi-Libre, "L'impensable" selon l'Union, "l'Italie sous le choc" nous dit Var Matin dans son édition du jour.

L'ouvrage construit par Riccardo Morandi dont la construction s'est achevée en 1967 était un pont emblématique de la ville de Gênes dans le nord de l'Italie mais il a toujours fait l'objet de critiques relate le Parisien.

La société nationale des routes avait alerté les autorités sur l'augmentation du trafic qui a été multiplié par 4 en 30 ans.

Le pont avait d'ailleurs dû être consolidé à plusieurs reprises.

Le Parisien qui pose la question d'une éventuelle défaillance liée à la corruption dans le secteur du bâtiment.

L'Italie a en effet dû faire face ces dernières années à plusieurs polémiques après qu'une enquête a révélé le recours récurent à un béton peu cher mais de mauvaise qualité.

Les habitants eux bien sûr sont sous le choc et les riverains sont complétement abasourdis d'autant plus que beaucoup n'ont pas entendu le pont s'écrouler.

"Il y a avait un tel orage que le bruit de la pluie et du tonnerre ont tous couvert nous explique Christina qui est née dans le quartier .A un moment dit-elle, j'ai vu un hélicoptère de la protection civile tourner autour alors je suis sortie, le pont n'était plus là." 

Le bilan toujours provisoire est d'au moins 30 morts.

Quand un entraîneur de footballeur professionnel menace un journaliste 

A croire que le monde du foot professionnel rend complétement dingue.

Les faits se déroulent vendredi à Boulogne sur Mer.

C'est un soir de défaite pour le club de Laval qui évolue en nationale 1. A la fin du match, Martin Cotta journaliste à France Bleu Mayenne interroge l'entraîneur du stade Lavalois, François Ciccolini. 

« C'était quoi le problème ce soir, est-ce que ...vous vous êtes trompés sur la composition de l'équipe »

Question on ne peut plus banale. 

L'échange qui suit et que retranscrit 20 minutes sur son site internet  laisse sans voix.

" Tu me poses toujours de mauvaises questions répond au journaliste l'entraîneur Corse de Laval. Peut-être que  je vais te faire mal. Tu veux que j’aille chercher dans mon sac ce qu’il faut ? Tu vas voir je vais te frapper d’un coup de crosse dans la tête."

Le journaliste tente de détendre l'atmosphère.

"C'est mon chef qui va pas être content si je suis en arrêt maladie."

François Cicccolini poursuit...

" Mais peut-être que tu n’auras plus d’arrêt tout court.

Tu veux m’emboîter ? Ou tu veux que je te déboîte ? 

T’en as jamais vu des journalistes avec des sparadraps sur la tête ?

Ben peut-être que tu vas en voir un dans pas longtemps.

Peut-être là tout de suite dans trois secondes.

Son club, le stade Lavalois n'a absolument pas condamné les propos de son entraîneur et considère je cite "que la question posée a été ressentie comme une agression directe par le coach et une défiance au professionnalisme de l'ensemble du staff".

Voilà, c'est le monde à l'envers.

Une plainte pour menace a été déposée par le journaliste de France Bleu. La commission de discipline de la ligue de football elle a été saisie.

Elle pourra toujours rappeler à l'ancien coach de Bastia notamment ses responsabilités d'éducateur.

Hier soir Laval jouait en coupe de la ligue. François Cicollini était bien sur le banc de touche.

Et si finalement le monde n'allait pas si mal.

C'est la question que pose en Une le magasine l'Obs. 

L'hebdomadaire se penche sur ce qu'il appelle "les nouveaux optimistes ". Un réseau international d'universitaires qui combat l'idée d'un déclin inéluctable de la planète.

Ils sont statisticiens ou psychologues et le plus connu d'entre eux est américano- canadien Steven Pinker.

Bien sûr disent-ils, les guerres, la pauvreté, le populisme, les inégalités, le réchauffement climatique accablent notre monde. Il n'empêche : "Nous sommes témoins de la plus importante  amélioration des conditions de vie que l'homme ait jamais connu".

Un point de vue qui se base principalement sur deux éléments 

1 / Nous avons tendance à surestimer le négatif et à idéaliser le passé. 

2/ Tous les indicateurs chiffrés que vous pourrez retrouver dans l'article, espérance de vie, santé, nutrition, pauvreté s'améliorent.

Des positions nous racontent l'Obs qui font beaucoup réagir dans le milieu intellectuel

Le prix Nobel d'économie Angus Deaton par exemple plutôt proche de ces nouveaux optimistes rappelle que "le progrès n'est jamais linéaire" et que nous vivons peut-être un simple répit dans l'histoire de l'humanité".

D'autres comme Noam Chomsky évoque un "optimisme de riche".

La référence de la gauche radicale estime "qu'au contraire les inégalités se renforcent et que l'analyse en question justifie in fine le libéralisme."

François Cusset, historien des idées, lui est un féroce opposant à Pinker. "On se demande où vivent ces gens dit-il.

Ils vendent des tonnes de livres avec des formules marketing du type « ce n'était pas mieux avant »  mais ils ne font que projeter sur le monde l'opulence de leur classe".

Voilà donc "prophètes de malheur" pour les uns   /    "charlatans libertariens"  pour les autres 

On n’est pas obligé de choisir mais on peut se faire une idée en lisant ce dossier dans l'Obs qui sort demain jeudi.

On dit souvent que la presse ne parle que des malheurs du monde 

Ce n'est pas tout à fait vrai 

Il y a souvent des belles histoires qui nous rabibochent avec l'humanité.

Celle par exemple de ces mamies à Madagascar, héroïnes de la population locale après avoir ramené l'électricité dans leur village.

Le récit que nous en fait le Journal le Monde débute sur la côte occidentale de l'île à AmbaKivao.

C'est un petit hameau de pêcheurs où vivent 200 familles. Trop isolé, il ne profite pas de l'électricité.

En 2016, le WWF organise une réunion pour recenser les besoins des habitants et la réponse est unanime.

Nous voulons la lumière.

L'ONG décide alors de financer un système électrique photovoltaïque. 

Mais avant il faut former les habitants à son entretien.

Plusieurs grand-mères sont sélectionnées.

Elles n'ont pas d'enfants à allaiter, elles ne sont pas indispensables au village. Ce sont elles donc qui vont partir direction New Dehli  pour apprendre avec une ONG indienne un savoir-faire qui sera bientôt indispensable.

Yolande Ranadrianadinina 58 ans explique :

"On a appris à identifier les composants électriques par leur forme et leur couleur, ensuite on nous a expliqué comment installer ou réparer les systèmes à énergie solaire.

Aujourd'hui on utilise moins de bougie et plus du tout de lampes à huiles qui étaient très mauvaises pour la santé des bébés."

Autre petit miracle.

Avoir traversé l'océan en avion et découvert une autre culture a donné à ces femmes une dimension qu'elles n'avaient pas imaginé raconte Le Monde

"Je suis métamorphosée confirme Yolande, car je maitrise un savoir qui me donne un statut important dans ma communauté.

Je suis fière de ce que je suis devenue"

Aujourd'hui chaque habitant d'Ambakivao peut profiter de la fée électricité pour moins de 2 euros par mois.

Et l'année prochaine, Madagascar prendra le relais en ouvrant un centre de formation destiné cette fois à des mamies venues des Comores, du Kenya ou de Tanzanie. 

Peut-être que oui finalement le monde ne va pas si mal.

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