De l'art de ne rien faire à la crise de la myrtille vosgienne, en passant par les 75 ans du Débarquement allié en Provence et les conséquences du réchauffement climatique...

Le 15 août serait-il le jour parfait pour ne rien faire? "Au terme des moissons, au creux de l'été, voici le 15 août. Un jour férié pour se reposer, se retrouver, se recueillir. Un jour donné comme le temps, comme la vie", voila ce que nous dit Jeanne Emmanuelle Hutin dans son éditorial à la une ce matin de Ouest France. Loin des artifices...ajoute-t-elle...cette halte du 15 août peut être une occasion de méditer sur la condition humaine, sur la vie.

Ne rien faire, méditer: on a le temps de le pratiquer quand on est en vacances, en prenant pourquoi pas son café devant sa tente, plantée dans un camping. Des petits campings qui se vident, c'est la une justement de Ouest France. Chaque année, entre 70 et 80 campings sont rayés de la carte en France. Des tout petits établissement d'une ou deux étoiles. Un spécialiste du secteur l'assure : "les campings à la papa où l'on plantait sa guitoune, c'est fini. Maintenant, la clientèle veut une foule d'équipements, une piscine, le wifi. De nos jours, seules les grosses structures fonctionnent bien." Constat implacable.

Ne rien faire, un 15 août, mais pas dans un petit camping à la papa, attention ! Plutôt dans une très grosse structure, très étoilée, peut-être est-ce le souhait du président brésilien, Jair Bolsonaro?  Le quotidien espagnol El Mundo nous emmène ce matin au Brésil, au sud de Rio. Reportage sur la Côte Verte, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Là-bas, un manteau vert de forêt recouvre des dizaines d’îles montagneuses vierges d'habitation. On y trouve des calanques de sable blanc, une eau vert émeraude qui reflète le vert des forêts. Cela fait rêver rien que d'en parler. Mais ce qui fait rêver Jair Bolsonaro, c'est de faire de cette Côte Verte un "Cancun brésilien", y construire de grands complexes hôteliers pour développer le tourisme dans son pays. Bolsonaro est formel: il est prêt à casser la loi environnementale qui protège cette zone. Des entrepreneurs du Golfe, du Japon, d’Israël sont dans les starting blocks, prêts à investir des milliards de dollars. El Mundo est allé à la rencontre d'activistes qui s'organisent sur place pour contrer ce projet du président brésilien

Des plages brésiliennes aux plages provençales...

C'était il y a 75 ans jour pour jour. Le Débarquement allié en Provence. 250.000 soldats français, principalement issus de l'Armée africaine.  Le Soleil, quotidien sénégalais, nous replonge 75 ans en arrière avec tous les détails sur la stratégie des alliés, sur le rôle de ces hommes venus d'Afrique. "Leur Courage...notre liberté": c'est le titre ce matin de La Provence avec un dossier spécial et un éditorial sous forme d'interrogation : "en fait-on assez pour la mémoire de ces soldats? se demande La Provence. Ces martyrs qui ne peuvent compter que sur nous pour exister encore un peu.

Les plages de Provence et d'autres plages françaises : sont-elles amenées à disparaître dans les années qui viennent?  

SOS Plages en danger : c'est le titre ce matin du Parisien / Aujourd'hui en France. Les plages d'un peu plus de 300 communes de notre littoral sont en situation de "risque naturel". Des plages qui s'effacent avec la montée du niveau de la mer. Exemple en Charente-Maritime où un phare de la Tremblade a quasiment les pieds dans l'eau aujourd'hui. il avait été construit pourtant à 2km du rivage au début du 20eme siècle. La faute au réchauffement climatique et à l'activité humaine.

Le réchauffement climatique pointé du doigt avec cette grêle, parfois même ces tornades qui ont touché l'Est de la France ces derniers jours. Le sujet fait la une ce matin du Progrès ou encore des Dernières Nouvelles Alsaces. Le Progrès nous emmène dans le département de la Loire, du Gier au Pilat, où certains arboriculteurs s'imaginent déjà à Pole Emploi. "Une assurance contre la grêle ?  A 7.000 euros l'hectare, impossible", nous dit Philippe, depuis son verger entre Lyon et Saint Etienne.

Le climat mais aussi l'empreinte carbone, le consommer local : les Dernières Nouvelles d'Alsace y reviennent avec un autre sujet...qui doit en énerver plus d'un à l'heure du petit-déjeuner !   

Imaginez : vous êtes dans les Vosges en train de déguster une part de tarte aux myrtilles, l'une des spécialités locales et vous apprenez qu'en fait, 90% des myrtilles consommées sur le massif vosgien viennent d'ailleurs, des pays de l'Est, en version surgelée!  "On marche sur la tête" s'emporte dans les DNA le président de l'association des fermes auberges du Haut Rhin. "Ca, c'est la politique de la France", ironise aussi le patron d'une auberge qui avoue quand même offrir à ses clients des myrtilles congelées polonaises. Les myrtilles de l'Est sont deux fois moins chères que les françaises et les professionnels ajoutent que la demande est beaucoup trop forte, d'avril à novembre alors que la saison normalement, c'est juillet-août. La 29eme fête de la Myrtille, aujourd'hui à Metzeral dans les Vosges, elle pourrait être animée.     

c'est un vrai parcours du combattant qui est à la une ce matin de l'édition internationale du New York Times ! 

Et c'est en France que cela se passe. Ils sont des milliers à s'y lancer tous les jours, un vrai parcours du combattant en plein Paris pour toutes celles et ceux. qui veulent apercevoir La Joconde. Il y a environ un mois, en effet, le fameux tableau de Leonard de Vinci a changé de place au musée du Louvre à cause de travaux. Selon le New York Times, ce déménagement temporaire provoque un véritable choc. Une seule voie d'accès pour voir Mona Lisa. Une fois passés les détecteurs de métaux, le journal américain compare les visiteurs à "un troupeau de moutons pris dans une file d'attente en spirale". "Après, devant le tableau, les moutons disposent d'une minute avant que les gardes ne ne leur montrent la sortie". Ce parcours du combattant pour apercevoir le sourire de Mona Lisa provoque donc quelques grimaces, ajoute le New York Times 

Et si, finalement, nous ne faisions rien du tout aujourd'hui, en ce 15 août? "Ne rien faire", c'est la nouvelle tendance bien-être du moment. Cet art, il a un nom : on l'appelle le "niksen". Il nous vient tout droit des Pays-Bas. et le Parisien / Aujourd'hui en France. nous explique tout ce matin. Le niksen, ce n'est pas de l'ennui, pas de la méditation mais plutôt de l'oisiveté décomplexée. Ne rien faire pendant 10-15 minutes par jour, du vide absolu dans la tête pour se reconnecter avec soi même. Les Etats-Unis en sont déjà très friands. Le Parisien ajoute que bientôt, il ne faudra plus dire "je n'ai rien foutu de l'après-midi" mais plutôt "j'ai fait du niksen une grande partie de la journée.

L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.